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Conscient que Lance Stroll devrait être le leader de l'écurie Aston Martin jusqu'à la fin de sa carrière, Fernando Alonso fait de son mieux pour aider le jeune loup.

Fernando Alonso, Aston Martin F1 Team, Lance Stroll, Aston Martin F1 Team

Malgré sa réputation d'élément perturbateur au sein d'une écurie, Fernando Alonso semble être comme un poisson dans l'eau chez Aston Martin – notamment en ce qui concerne sa relation avec son coéquipier, lui qui a vécu des périodes conflictuelles avec Lewis Hamilton chez McLaren ou plus récemment aux côtés d'Esteban Ocon chez Alpine.

La relation saine entre Alonso, 41 ans, et son cadet Lance Stroll, 24 ans, a été mise en exergue ce dimanche au Grand Prix d'Azerbaïdjan, où le Canadien a annoncé à la radio qu'il n'allait pas attaquer son partenaire en début d'épreuve, avant que celui-ci ne donne des indications à transmettre à son équipier concernant la répartition de freinage. Or, Alonso explique vouloir préparer le jeune Stroll pour son avenir, qui se dessine certainement au sein de l'écurie détenue par son père Lawrence Stroll.

"Nous discutons beaucoup pendant le week-end à partir du vendredi, même dès le jeudi, au sujet de nos sensations passées sur la piste où nous sommes", commente Alonso. "Nous discutons également lors de la réunion stratégique de ce que nous allons faire, du plan pour chacune des voitures et des choses comme ça. Alors si en course nous sentons quelque chose dont nous n'avons pas parlé dans la voiture, et qu'il y a quelque chose de nouveau qui peut aider l'autre voiture, nous avons l'habitude de communiquer avec l'équipe."

"Voilà, ça se passe comme ça en ce moment. Je sais que je vais passer quelques années de plus en F1, mais pas beaucoup, et qu'il va mener l'équipe pendant les dix ou quinze prochaines années. Alors j'espère pouvoir aider Lance autant que possible dans ces années à venir."

Lorsqu'il lui est demandé s'il a déjà eu une telle relation avec un coéquipier, Alonso répond : "Oui, c'est arrivé par le passé, mais seules certaines de mes radios étaient diffusées ! Pas celle-là. Pour quelque raison que ce soit, la F1 est désormais gentille avec moi."

Fernando Alonso, Aston Martin AMR23, Lance Stroll, Aston Martin AMR23

Fernando Alonso devant Lance Stroll lors de la course à Bakou

Lance Stroll revient pour sa part sur ce début d'épreuve où il est sagement resté derrière l'Aston Martin qui le devançait : "Nous pensions tous deux au long terme, à la course, et il avait un meilleur rythme. Je ne voulais pas le mettre en difficulté. Je me suis dit qu'il était intelligent que nous fassions tous deux de la gestion en début de course. Ensuite, il a un peu pris son envol et avait un excellent rythme en durs, tandis que j'avais des difficultés au niveau de l'équilibre et n'ai pas vraiment trouvé quelque chose qui me convenait. J'ai commis cette erreur au virage 16, où Hamilton m'a doublé, puis c'était juste un peu compliqué jusqu'à la fin de la course."

Quant au message d'Alonso lui conseillant une certaine répartition de freinage : "J'en entends parler à l'instant ! Oui, il m'a renvoyé l'ascenseur ! C'était sympa de sa part. On m'a dit de réfléchir à la répartition de freinage et de modifier quelques trucs. Alors maintenant je sais que ça venait de lui."

Évidemment, le directeur d'équipe Mike Krack se délecte d'une collaboration si fructueuse. Cependant, interrogé sur le rôle de grand frère d'Alonso, le Luxembourgeois précise : "Lance n'est pas un petit frère, ils sont au même niveau. Il est fréquent que Fernando observe ce que fait Lance, et vice versa. Je pense donc qu'ils sont de vrais coéquipiers, pas un grand frère et un petit frère. On peut dire 'aîné' et 'cadet', peut-être."

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Propos recueillis par Adam Cooper, Jonathan Noble et Oleg Karpov

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