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Alonso : "Je me sens toujours rapide et motivé"

Alors qu'il s'apprête à célébrer le 24e anniversaire de ses débuts en F1 lors de l'ouverture de la saison 2025 à Melbourne, Fernando Alonso affirme avoir l'appétit aussi aiguisé qu'au premier jour, lui qui fêtera ses 44 ans l'été prochain.

Fernando Alonso, Aston Martin F1 Team

Photo de : Zak Mauger / Motorsport Images

Début mars 2001. Michael Schumacher étrenne son numéro 1 sur sa Ferrari lors de l'ouverture de la saison de F1 à Melbourne, quelques mois après avoir enfin décroché son premier titre avec la Scuderia, son troisième à titre personnel. Le pilote allemand arrive en favori à sa propre succession, face à l'inamovible duo McLaren composé de Mika Häkkinen et David Coulthard.

Les Jordan de Heinz-Harald Frentzen et Jarno Trulli entendent bien jouer les trouble-fête, alors que l'écurie Prost Grand Prix s'apprête à entamer sa dernière saison, avec notamment Jean Alesi, qui allait lui-même raccrocher le casque à l'issue de cette campagne - après être passé chez Sauber. Un autre époque...

Pourtant, un pilote présent sur sa première grille de départ du Grand Prix d'Australie 2001 est toujours en activité à l'heure actuelle, - après une pause endurance/Dakar avec Toyota en 2018 et 2019 -, et devrait même être engagé jusqu'à l'issue de la campagne 2026 au moins, avec son équipe actuelle, Aston Martin.

Le tout jeune Fernando Alonso, à peine 19 ans lors de ses débuts en F1 à Melbourne avec Minardi, a depuis connu plusieurs vies en Formule 1, de ses deux titres avec Renault, à son épopée frustrante avec Ferrari, en passant par ses périodes McLaren, puis Alpine, avant de rejoindre Aston Martin début 2023 en tant que pièce maîtresse du programme de développement de la structure britannique initié par Lawrence Stroll.

Fernando Alonso, deuxième en partant de la droite, a effectué ses premiers pas en F1 en 2001 en même temps que d'autres débutants illustres, Kimi Raikkonen et Juan-Pablo Montoya (à gauche).

Fernando Alonso, deuxième en partant de la droite, a effectué ses premiers pas en F1 en 2001 en même temps que d'autres débutants illustres, Kimi Raikkonen et Juan-Pablo Montoya (à gauche).

Photo de: Sutton Images

Si ses débuts avec Aston se sont montrés flamboyants en 2023, avec plusieurs podiums, la saison 2024 s'est avérée plus compliquée, et c'est au neuvième rang, sans top 3 à son actif, que le pilote espagnol a conclu son exercice. Mais, alors qu'il se prépare déjà à la campagne qui vient, Alonso l'assure, sa motivation n'a pas fléchi cette année, malgré des résultats frustrants.

"Ce n'était pas difficile de rester motivé parce que toutes les deux semaines, vous avez la possibilité de faire un peu mieux que le week-end précédent", a commenté ce dernier. "Ce calendrier ne vous permet pas de vous reposer ou d'avoir le temps de réfléchir, vous êtes continuellement en course. Alors oui, ce n'était pas difficile de se motiver. Mais d'une certaine manière, je suis habitué à ne pas avoir la meilleure voiture. Je pense que j'ai eu une fois la meilleure voiture, avec Toyota en WEC. En 25 ans de course, je suis toujours motivé."

C'est un bon moment de ma vie et de ma carrière, donc je profite de chaque jour.

"Je me sens toujours rapide et motivé et je profite de l'équipe, des progrès, des bonnes choses mais aussi des mauvaises", continue Alonso. "Nous essayons d'en tirer des leçons. Bientôt, nous commencerons à travailler avec des gens que j'admire, comme Adrian Newey, Enrico [Cardile] qui rejoindra bientôt l'équipe, et Andy Cowell récemment. Je pense que c'est un bon moment de ma vie et de ma carrière, donc je profite de chaque jour."

Avec plus de 400 départs en Grand Prix à son compteur, Fernando Alonso a pu constater l'évolution des monoplaces de F1 au cours des deux dernières décennies, et estime que les voitures actuelles sont particulièrement difficiles à exploiter.

"Ces voitures, avec l'effet de sol, sont un peu différentes", poursuit-il. "Je pense que cette année, nous avons montré à tout le monde qu'il est difficile d'améliorer les voitures parce qu'elles sont devenues très sensibles aux changements et très critiques dans certains domaines, de sorte que même les améliorations ne garantissent plus que la voiture sera plus rapide."

"Alors oui, rouler si bas, si près du sol et de certains virages est un peu difficile pour la voiture. Nous pouvons même perdre des morceaux lorsque nous roulons sur les vibreurs. Cet aspect fragile n'est donc pas idéal pour s'amuser au volant ou pour attaquer dans les tours de qualification ou de course. Mais oui, je pense que ce n'est pas différent de l'année dernière ou de 2022, lorsque nous avons introduit ces F1 à effets de sol. Donc cette année, c'était encore l'un de ces effets."

Cependant, alors que plusieurs pilotes, dont la plupart n'étaient pas nés au moment de son premier titre mondial en 2005, s'apprêtent à débarquer en Formule 1 la saison prochaine - dont son protégé Gabriel Bortoleto -, Fernando Alonso compte bien tirer, encore un moment, son épingle du jeu.

Propos recueillis par Alex Kalinauckas

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