Appel du GP de Monaco : McLaren et Red Bull défendaient "l'intérêt du sport"
McLaren et Red Bull ont réagi au rétablissement des pénalités de Pierre Gasly au Grand Prix de Monaco. Si l'équipe britannique se réjouit d'avoir obtenu gain de cause, elle assure n'avoir visé "aucun concurrent ni la FIA", mais avoir avant tout cherché à défendre "l'équité sportive".
Photo de : Sam Bloxham / LAT Images via Getty Images
L'appel de McLaren et Red Bull concernant l'annulation des pénalités de Pierre Gasly au Grand Prix de Monaco ont été jugés recevables par la Cour d'appel internationale de la FIA. L'audience s'est tenue le 25 août dernier et la décision a été rendue ce vendredi 4 septembre.
La Cour a finalement rétabli les deux pénalités du Français, le faisant passer de la troisième à la septième place et permettant ainsi à Isack Hadjar de récupérer son podium.
En juin dernier, après le Grand Prix de Monaco au cours duquel Pierre Gasly avait terminé septième avant d'être sanctionné de deux pénalités pour excès de vitesse dans la voie des stands, Alpine avait immédiatement demandé un droit de révision, après avoir obtenu des éléments démontrant que son pilote n'avait pas dépassé la limite de 60 km/h.
L'écurie avait même obtenu gain de cause, la FOM, notamment chargée du chronométrage en F1, ayant reconnu qu'une erreur s'était produite dans la mesure de la distance de la voie des stands utilisée pour calculer les vitesses. Les éléments apportés par Alpine, dont des nouvelles mesures, avaient notamment permis de mettre cette erreur en évidence.
En appel, la FIA a toutefois estimé que la référence utilisée pendant tout le week-end devait rester la même pour l'ensemble des pilotes et ne pouvait pas être remplacée rétroactivement par une nouvelle mesure uniquement pour Gasly.
Isack Hadjar a récupéré sa troisième place au Grand Prix de Monaco.
Photo de: Erik Junius
C'est précisément sur ce dernier point que McLaren et Red Bull cherchaient à obtenir gain de cause en faisant appel de la décision. Après le verdict, l'équipe britannique a salué une décision qui, selon elle, apporte des clarifications importantes sur l'application du règlement et contribue à préserver l'intégrité du championnat.
McLaren a également tenu à préciser que son appel ne visait "aucun concurrent ni la FIA", mais avait été déposé "dans l'intérêt du sport".
"Nous saluons la décision de la Cour d'appel internationale de la FIA, qui apporte des clarifications importantes pour les équipes et l'ensemble des acteurs de la F1, tout en contribuant à préserver l'intégrité de la discipline et la confiance dans son cadre réglementaire", a déclaré McLaren dans un communiqué.
"Notre appel ne visait aucun concurrent ni la FIA. Nous l'avons déposé et poursuivi jusqu'à son terme dans l'intérêt du sport, afin de contribuer à une application cohérente et équitable du règlement pour tous les participants."
"Nous remercions Motorsport UK, Red Bull Racing et Visa Cash App Racing Bulls pour la manière collaborative et professionnelle dont ils ont participé à cette procédure. Toutes les parties ont travaillé ensemble dans l'intérêt du sport afin d'apporter des clarifications sur des questions réglementaires importantes, témoignant d'un engagement commun en faveur de l'équité sportive, de la cohérence et de l'intégrité de la Formule 1 sur le long terme."
La présence de représentants de toutes les équipes de Formule 1 lors de l'audience a souligné l'importance plus large des questions examinées et leur potentiel impact sur l'interprétation et l'application futures des règlements dans le sport automobile.
Laurent Mekies, directeur de Red Bull Racing.
Photo de: Sam Bagnall / Sutton Images via Getty Images
"La présence de représentants de toutes les équipes de Formule 1 lors de l'audience a souligné l'importance plus large des questions examinées et leur potentiel impact sur l'interprétation et l'application futures des règlements dans le sport automobile, au-delà même du Championnat du monde de Formule 1 de la FIA."
Laurent Mekies, directeur de Red Bull, s'est également réjoui de la décision, à la fois pour Isack Hadjar et pour ce qu'elle représente selon lui pour l'application des règles en Formule 1.
Le patron français estime notamment qu'il n'aurait pas été souhaitable de pouvoir remettre en question, après la course, la mesure de la vitesse dans la voie des stands alors que certains pilotes avaient déjà purgé leur pénalité. "C'est une bonne nouvelle, sur plein de plans", a-t-il déclaré sur Canal+.
"Le premier, évidemment, pour Isack et son podium, et c'est pour ça qu'on a fait appel. Mais on avait aussi fait appel de la décision parce qu'on pensait que c'était vraiment une direction compliquée pour le sport de commencer à remettre en question une mesure de vitesse dans la pitlane après la course, une fois qu'il y avait des voitures qui avaient [purgé] des pénalités, des voitures qui n'avaient pas [purgé] de pénalités."
"Donc, on ne pensait pas que c'était la bonne façon de courir, avec cette approche-là, et c'est ça qu'on a essayé d'expliquer à la Cour d'appel. Et donc c'est une bonne nouvelle qu'elle nous ait donné raison."
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