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Bilans Saison 2019
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Bilan 2019 - Leclerc a malmené Vettel

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Bilan 2019 - Leclerc a malmené Vettel
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26 déc. 2019 à 11:00

En rejoignant Ferrari, le jeune Charles Leclerc a réussi sa mue et s'est installé parmi les grands. Il doit désormais prouver qu'il peut durablement y rester.

Il y a quelques mois, la performance remarquée de Charles Leclerc à Bahreïn, dès son deuxième Grand Prix, avait suscité la publication d'un édito intitulé "Leclerc peut renverser la table". Légitimement, la question est de savoir aujourd'hui s'il y est parvenu. Promu chez Ferrari aux dépens de Kimi Räikkönen, le Monégasque n'avait pas vraiment le droit de décevoir, même s'il fut tout d'abord désigné comme une sorte de numéro 1 bis, susceptible de s'effacer au profit de Sebastian Vettel en cas de besoin dans la lutte pour le titre. Pour le moins floue, cette doctrine énoncée par Mattia Binotto a finalement volé en éclat assez rapidement. Leclerc s'en est chargé dès le rendez-vous de Sakhir où, après avoir décroché sa première pole position en Formule 1, il a défié les ordres de son écurie pour reprendre la tête de la course que son coéquipier lui avait chipée au départ. Seul un problème moteur était venu gâcher l'idyllique tableau…

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Propulsé dans un top team sous pression dès une deuxième campagne complète en F1 n'a rien d'un défi évident à relever. Sans doute peut-on mettre sur le dos de la jeunesse, de la fougue et de l'inexpérience l'erreur bête commise par Leclerc en qualifications à Bakou, repoussant une nouvelle fois ses chances de première victoire. Mais si ce premier succès a mis plus d'une demi-saison à se concrétiser, c'est avant tout parce que Ferrari n'a pas offert à ses pilotes la monoplace capable de rivaliser avec Mercedes, contrairement à ce qu'avaient laissé penser les essais hivernaux.

Il y eut aussi le temps de l'apprentissage dans le duel rapproché. En Autriche, Leclerc en aura payé à nouveau le prix d'une victoire perdue de peu, cédant dans son face-à-face avec un Max Verstappen qui avait joué avec les limites, sans être sanctionné, ouvrant d'ailleurs une nouvelle manière d'aborder la lutte en piste.

Leclerc a remporté la première manche

Il aura donc fallu attendre le retour de la trêve estivale et le rendez-vous de Spa-Francorchamps pour assister au premier triomphe de Leclerc. La configuration du toboggan des Ardennes, conjuguée au regain de performance de Ferrari, avait permis à sa jeune recrue de briller au terme d'un week-end solide. Surtout, il fut capable de remettre le couvert une semaine plus tard, dans le temple des Tifosi à Monza, le tout dans un contexte particulièrement lourd et délicat suite au décès brutal d'Anthoine Hubert.

Le vainqueur Lewis Hamilton, Mercedes AMG F1, et le troisième, Charles Leclerc, Ferrari, sur le podium

On aurait alors pu croire Leclerc impossible à faire descendre de son nuage, et le Grand Prix de Singapour en prenait la tournure. Mais le choix stratégique de Ferrari permit à Vettel d'aller glaner sa première et unique victoire de la saison dans la nuit du circuit de Marina Bay. Une alternance finalement bienvenue pour remettre dans le match un quadruple Champion du monde fortement malmené par son voisin de garage. Et ce n'est pas la fin de championnat qui aura démontré le contraire. 

Le patron de la Scuderia l'assure, Leclerc et Vettel s'entendent et collaborent bien. Néanmoins, les multiples épisodes de leur rivalité en piste ne cessent d'en faire douter, et quand bien même cela se limite au sportif, il s'agit d'une nouveauté. Jamais depuis son arrivée à Maranello l'Allemand n'aura été à ce point renvoyé dans les cordes par un coéquipier. Habitué à dominer un Kimi Räikkönen devenu docile, il a dû affronter l'arrivée d'un Leclerc ayant tout remis en question.

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C'est bien là le premier combat remporté par ce dernier. Certes il y a les chiffres, implacables, qui en font l'homme le plus rapide de l'année en qualifications avec pas moins de sept pole positions à son actif en 2019. Il faut y ajouter un bilan comptable fait de deux victoires, dix podiums et quatre meilleurs tours en course, ainsi que d'une quatrième place finale au championnat devant Vettel. Sportivement, Leclerc a dominé son aîné en 2019 et bousculé la hiérarchie interne, contraignant le Cheval Cabré à mieux gérer ses ouailles pour éviter à l'avenir un accrochage tel que celui survenu à Interlagos.

Cette arrivée d'un jeune loup aux dents longues dans le jardin de Vettel rappelle furieusement celle de Daniel Ricciardo chez Red Bull Racing. Mais cette fois-ci, il y aura au moins un match retour. Car Vettel ne se dérobera pas en quittant le navire, il sera à nouveau au rendez-vous dans le baquet rouge en 2020. Charge à Leclerc de confirmer l'ascendant pris sur son coéquipier, et de s'installer du même coup durablement parmi les grands de la discipline.

Ces bilans 2019 sont aussi l'occasion pour vous de noter chaque pilote, grâce au module situé au bas de cet article.

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Auteur Basile Davoine