Comment Stroll a signé un top 6 grâce à son nouvel ingénieur de course
Lance Stroll a attribué tout le mérite de son top 6 à la stratégie de son écurie Aston Martin, dans une course où il s'est contenté de "rester sur la piste".
Photo de: Glenn Dunbar / Motorsport Images
Souvent homme de peu de mots et de peu d'émotions, Lance Stroll n'a pas boudé son plaisir à l'arrivée du Grand Prix d'Australie 2025 de F1, quand sa sixième place a été scellée au terme d'une course où beaucoup de pilotes sont partis, avec des conséquences plus ou moins définitives, à la faute.
"Oui ! Ah ah, oui ! Ahhh, allez ! C'est tellement bon ! Super manière de débuter, mon gars", a-t-il lancé à la radio dans le tour de décélération, pendant que son nouvel ingénieur de course arrivé à l'intersaison, Gary Gannon (qui fut notamment l'ingénieur de Romain Grosjean et Mick Schumacher chez Haas), le félicitait et saluait son "pilotage parfait" après ces 57 tours tendus dans des conditions changeantes.
Il faut dire qu'effectivement, pour un premier GP ensemble, Stroll et Gannon auront été efficaces. Sans aller jusqu'à une comparaison avec ce qu'il s'est passé chez Ferrari avec Lewis Hamilton et Riccardo Adami, dont les échanges ont été diffusés très souvent pendant la course alors que ceux du clan Aston Martin sont restés dans l'ombre, il est clair que ce partenariat a débuté par une course où leur bonne collaboration aura été vitale à un résultat au-delà des attentes.
Stroll étant lui-même un pilote plutôt réputé à l'aise dans les conditions humides, l'alliance a su faire mouche alors même qu'il vivotait autour de la 11e place depuis le départ de l'épreuve. En fait, comme d'autres, que ce soit en positif ou en négatif, le moment décisif aura été le 44e tour.
Alors que Gannon avait initialement indiqué qu'il faudrait effectuer un tour supplémentaire avant de passer aux pneus intermédiaires, les choses ont commencé à s'accélérer : les deux McLaren ont été surprises par la pluie dans le dernier secteur. Et alors que Charles Leclerc partait à la faute devant lui en sortie du virage 11, l'ingénieur lançait à son pilote un "virage 12 très glissant", avant un message déterminant : "Rentre maintenant, Lance !"
Lance Stroll (Aston Martin).
Photo de: Zak Mauger / Motorsport Images
Obéissant, Stroll a donc suivi, entre autres, Lando Norris dans la pitlane et allait plus tard gagner cinq positions grâce à ce choix, en maintenant la sixième place jusqu'à l'arrivée. Gannon allait de son côté accompagner son tour de sortie des stands, moment où il fallait faire monter les pneus intermédiaires en température, par un "maintient la voiture sur la piste".
S'exprimant plus longuement que d'habitude après la course, Stroll s'est montré très honnête sur le résultat de ce dimanche : "Ils regardaient les prévisions et ont vu qu'il avait déjà commencé à pleuvoir de l'autre côté de la piste. Ils m'ont appelé au stand, donc je n'ai rien à voir avec ça. J'ai vu tout le monde en tête-à-queue et j'ai vu beaucoup de pluie sur ma visière. Il fallait juste rester sur la piste et avoir les bons pneus au bon moment."
C'était un équilibre entre le fait d'attaquer et de gagner une seconde par tour avec 90% de chances de se crasher, ou de perdre une seconde par tour avec 50% de chances de se crasher.
Contrairement à son équipier Fernando Alonso, qui s'est accidenté au 34e tour, Stroll a su éviter toutes les embûches pour positionner son AMR25 plus haut de ce qu'elle valait à Melbourne : "C'était un équilibre entre le fait d'attaquer et de gagner une seconde par tour avec 90% de chances de se crasher, ou de perdre une seconde par tour avec 50% de chances de se crasher. Aujourd'hui, on s'est beaucoup trouvé dans la zone d'inconfort. Il y a eu très peu de moments dans la course où j'étais dans une zone de confort, sur un rythme de croisière. J'étais toujours un peu sur le qui-vive."
Il a toutefois ajouté que du travail restait à faire du côté de son écurie, qui avait réussi à maximiser sa récolte de points en dépit d'une monoplace loin du rythme : "Nous devons continuer à travailler pour rendre la voiture plus rapide. Aujourd'hui, c'était l'une de ces courses où nous avons tiré beaucoup de choses, mais nous n'avons pas eu un rythme fou."
Avec Emily Selleck
VIDÉO - RÉSUMÉ : Les meilleurs moments du GP d'Australie
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