Ferrari ne pense pas que la victoire était possible au Hungaroring

Le directeur de la Scuderia Ferrari, Mattia Binotto, doute que la victoire ait été réellement possible pour son équipe lors du Grand Prix de Hongrie, dans les conditions dans lesquelles la course a été courue.

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Si l'attention des observateurs et des fans se focalise depuis ce dimanche après-midi sur la façon dont la course de Charles Leclerc s'est effondrée une fois son passage en pneus durs, alors même qu'il avait pris les commandes de l'épreuve peu avant, le directeur de Ferrari, Mattia Binotto ainsi que Carlos Sainz préfèrent insister sur les conditions dans lesquelles le GP s'est tenu.

Ce dimanche a en effet été une journée fraîche et cela a visiblement influencé le rythme des Ferrari F1-75. Sainz, sur une stratégie sans pneus durs similaire à celle qui a porté Lewis Hamilton à la deuxième place, n'a par exemple pas réussi à monter sur le podium en fin de GP. Pour Binotto, au-delà de l'erreur éventuelle concernant le choix des gommes pour le troisième relais de Leclerc, la performance n'était sans doute même pas suffisante en elle-même pour espérer gagner.

Ainsi, quand il lui est simplement demandé s'il était possible de gagner en Hongrie, le technicien helvéto-italien a répondu : "Je ne pense pas. Ce qui nous a manqué aujourd'hui, c'est vraiment la vitesse et le rythme. Je ne pense pas que nous aurions pu gagner aujourd'hui, et la raison [de cela] je ne la connais pas."

"Parce que c'est la première fois en 13 courses que nous n'avions pas la vitesse nécessaire pour remporter la victoire. Nous devons d'abord examiner les performances pour comprendre. Je suis sûr que nous comprendrons alors cela, et nous comprendrons aussi pourquoi les pneus ne fonctionnaient pas correctement."

Carlos Sainz devant Charles Leclerc au GP de Hongrie

Carlos Sainz devant Charles Leclerc au GP de Hongrie

Vendredi, lors des essais libres, Ferrari avait affiché un très bon rythme et semblait être l'écurie à battre sur les longs relais. "Si je me fie au rythme de vendredi, ça aurait dû être un doublé facile", a lancé Carlos Sainz après la course, abondant dans le sens de Binotto. "Aujourd'hui, c'était un combat à chaque tour. La voiture n'était pas équilibrée. Je ne pouvais pas attaquer [...] J'avais beaucoup de mal avec elle, et je ne suis pas surpris d'avoir terminé P4 parce que le feeling dans la voiture était assez mauvais."

"Si on compare mon rythme sur les tendres avec [celui de] Lewis, il est clair que nous sommes passés d'un rythme beaucoup plus rapide vendredi à un rythme plus lent aujourd'hui", a-t-il ensuite ajouté. "En fin de compte, nous nous arrêtions tôt parce que nous étions au bout [de la vie des pneus] avant, et en définitive, oui peut-être que le rythme n'était pas mauvais, mais pendant 15 tours ensuite nous dégradions. Aujourd'hui, nous devons analyser pourquoi ces températures nous ont affectés."

"Vendredi, j'attaquais à fond et il n'y avait pas de dégradation, et aujourd'hui je ne pouvais pas pousser et j'avais une dégradation de fou à l'avant. Pour moi, [le problème] était plutôt le rythme. Je ne sais pas pour l'autre voiture. Aujourd'hui, pour moi, il s'agissait des températures, un énorme écart de performance auquel je ne m'attendais pas. "

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