Hülkenberg n'a fait que du simulateur depuis 2020
Plus d'un an après son dernier remplacement, Nico Hülkenberg est de retour le temps d'une course, à la place de Sebastian Vettel. Le pilote raconte les défis qui l'attendent à Bahreïn.
Depuis le début de la pandémie de COVID, Nico Hülkenberg est le remplaçant qui a le vent en poupe. Non-reconduit par Renault après la saison 2019, l'Allemand a trouvé refuge chez Racing Point (devenu Aston Martin) en tant que réserviste. En 2020, les deux pilotes titulaires de l'écurie avaient été affectés par le virus : Sergio Pérez dans un premier temps (lors des deux manches à Silverstone) puis Lance Stroll (pour le Grand Prix de l'Eifel). À chaque fois, Hülkenberg avait pris le relais.
Auteur de bonnes performances (troisième des qualifications lors du Grand Prix du 70e anniversaire, ou sa remontée sur le Nürburgring sans avoir participé à la moindre séance d'essais libres), Hülkenberg devra remettre le couvert ce week-end, dans une voiture qu'il connaît peu. Interrogé sur son programme lors des deux derniers jours, le pilote rectifie le tir. "Plutôt les dernières 24 heures", répond-il. "On m'a appelé alors que j'étais dans mon lit hier matin, j'ai eu l'info, j'ai pris mes affaires et je suis parti. C'est une nouvelle situation intéressante. Je vais juste y aller tour après tour, session après session. Je n'ai pas été dans une voiture depuis cinq ou six jours. Je prendrai sûrement quelques tours pour me dérouiller, puis je vais y aller à mon rythme pour retrouver mes repères."
Il faut dire que le premier Grand Prix de la saison 2022 n'est pas le plus simple pour effectuer un remplacement de dernière minute. Les nouvelles voitures n'ont eu que six jours de roulage, tous répartis entre les pilotes titulaires. Au-delà du simulateur, les pilotes manquent encore de repères au volant de ces machines. Pour Hülkenberg, le défi s'annonce de taille, puisque le pilote n'a plus disputé la moindre course depuis sa dernière apparition en F1. "Je n'ai fait que du simulateur. Je n'ai connu que le simulateur d'Aston. C'est la seule chose que j'ai pilotée. La vraie course : rien."
Une situation assez inédite, qui incite Aston Martin à revoir ses objectifs à la baisse pour cette première manche. Hülkenberg ne se fait pas d'illusions : il devra avant tout retrouver du rythme. "Le plus gros défi sera bien sûr de retrouver le feeling, être en harmonie avec la voiture afin de trouver la limite", explique l'Allemand. "Physiquement, la forme pour piloter n'est pas là. Donc il va y avoir beaucoup de défis. Aujourd'hui, il y aura une surcharge d'informations. Pour moi, il s'agit surtout de monter dans la voiture, prendre du rythme et retrouver un bon feeling."
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