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Leclerc, solitaire quatrième : "Une journée très compliquée"

Péniblement arrivé à la quatrième place du Grand Prix des États-Unis, Charles Leclerc a accusé un retard de 52 secondes en 56 tours sur le vainqueur du jour, Valtteri Bottas.

Charles Leclerc a régulièrement été l'homme du samedi, cette saison, avec sept pole positions au compteur. S'il n'a pu prendre le départ du Grand Prix des États-Unis "que" depuis la quatrième position de la grille de départ, la performance était cependant loin d'être décourageante en soi : le Monégasque avait en effet connu une mésaventure en perdant tout son temps de roulage en EL3 en raison d'une défaillance de l'unité de puissance Ferrari, que les mécaniciens de la Scuderia ont dû remplacer.

Dès lors, la montée en puissance progressive de la Q1 à la Q3 avait laissé penser que les choses étaient rentrées dans l'ordre en dépit du fait qu'il ne disposait plus que de la Spec B de son moteur vainqueur à Spa-Francorchamps. Pourtant, très rapidement, Leclerc a tout comme Vettel semblé souffrir d'un manque chronique de rythme, ne parvenant à boucler des chronos qu'à une seconde pleine de ceux des Mercedes et de la Red Bull de Verstappen.

"Sur le premier relais, on n’était absolument nulle part", s'étonne encore le pilote Ferrari au micro de Canal+. "Je ne sais pas ce qui s’est passé avec les pneus. Je ne les sentais pas bien. Ensuite, on a remis un train de durs, et ce n’était pas facile du tout : pas de grip du tout."

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"Une journée très compliquée" pour Ferrari

Il a fallu attendre la fin de course pour que Leclerc, quatrième à l'arrivée, ne retrouve un semblant de sensations. C'est d'ailleurs à cette occasion, alors que la bataille pour la victoire faisait rage entre Hamilton, Bottas et Verstappen avec des stratégies pneumatiques différentes, que Leclerc, qui évoluait dans un no man's land, s'octroyait le meilleur tour en course.

"Avec les tendres à la fin, ce n'était pas trop mal", constate-t-il, même si les malheurs de son équipier l'ont indirectement touché. "Malheureusement, Seb [Vettel] a eu un problème de suspension, donc il y a eu pas mal de virages où je ne devais plus prendre de vibreurs, et je pense que ça n’a pas aidé", analyse-t-il, après qu'il lui eut été demandé par radio de prendre des précautions. "Honnêtement, c’était une journée très compliquée pour nous."

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Tout n'est cependant pas gris au terme de cette manche texane : grâce à sa quatrième place à l'arrivée et à l'abandon de Vettel, le Monégasque est un peu plus proche de sceller la troisième place du championnat du monde des pilotes, à deux GP du terme de la saison. Son avance sur Verstappen au général est désormais de 14 points, et celle sur son équipier Ferrari de 19.

Leclerc a par ailleurs eu un petit mot pour Lewis Hamilton, sacré Champion du monde de Formule 1 pour la sixième fois ce week-end : "Il le mérite amplement, comme je le dis à chaque fois. Il le mérite et il a fait une saison extraordinaire. C’est le meilleur qui a gagné cette année."

Avec Basile Davoine

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