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L'usure des pneus, dernière différence entre McLaren et Red Bull ?

Pour Andrea Stella, la plus grande source de différence dans les performances entre McLaren et Red Bull repose désormais sur l'usure des pneus.

Max Verstappen, Red Bull Racing RB19, Lando Norris, McLaren MCL60

Auteur du meilleur temps du shootout et second du sprint et de la course, Lando Norris s'est clairement affirmé comme le principal rival de Max Verstappen lors du Grand Prix de São Paulo. Le pilote McLaren est le seul à avoir terminé sous les 30 secondes d'écart avec le Néerlandais dimanche dernier, franchissant la ligne à huit secondes de la Red Bull frappée du numéro 1.

Si Norris a bien eu une réelle opportunité de prendre l'avantage sur Verstappen lors du premier relais, celle-ci s'est avérée la seule de la course. En effet, à mesure que la dégradation pneumatique entrait en jeu, le Britannique a lentement mais sûrement lâché prise. Un schéma qui s'est répété dans les relais suivants : "Je ne suis pas très loin lors des 10-15 premiers tours [du relais], mais dans la phase finale je perds trop [de performance]", a-t-il expliqué par la suite.

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Pour Andrea Stella, le directeur de McLaren, son écurie a beau avoir été suffisamment performante en matière de développement pour transformer la MCL60 en une monoplace capable de jouer le podium à la régulière et de parfois concurrencer Red Bull en rythme, le domaine de la dégradation pneumatique est clairement celui qui permet à l'écurie autrichienne de se distinguer sur la durée.

"Je pense que la différence se situe principalement au niveau du temps au tour avec des pneus usés", a expliqué le technicien italien. "Nous avons vu qu'avec des pneus neufs, nous pouvons nous battre pour la position. Mais dès que les pneus se dégradent, il semble que Max et Red Bull arrivent à avoir moins de dégradation."

George Russell suivi par Sergio Pérez et Oscar Piastri.

George Russell suivi par Sergio Pérez et Oscar Piastri.

"Les pneus se dégradaient peut-être d'un dixième tous les deux tours. C'est une dégradation importante et si vous pouvez la limiter, après dix tours sur un relais, cela représente [un avantage] de plusieurs dixièmes de seconde, donc je pense que c'est là qu'ils sont supérieurs pour l'instant."

Et, à un stade aussi avancé de la saison, il faudra bien entendu attendre 2024 et la nouvelle monoplace pour espérer faire le plus de progrès dans ce domaine. "Là où nous pensons que la différence se fait, nous ne pouvons pas faire grand-chose avec cette voiture", a ajouté Stella.

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"En termes de gestion des pneus, la voiture a été améliorée par l'évolution de Singapour, mais pas suffisamment pour être en mesure de rivaliser, en particulier lorsque la dégradation est élevée. Et nous avons vu d'autres voitures avec une dégradation assez importante, comme Mercedes et Ferrari."

Stella s'est d'ailleurs étonné de la forme affichée à Interlagos par les deux écuries en lutte pour la seconde place du classement constructeurs, notamment du côté de Mercedes qui est en général à l'aise lorsque la dégradation pneumatique entre en jeu.

"C'est un peu une surprise, parce que normalement, quand vous avez ce niveau élevé de dégradation, Mercedes a l'air de bien se comporter. Nous ne savons pas exactement ce qui s'est passé. Et même du point de vue de Ferrari, je me serais attendu à ce que [la voiture] soit plus compétitive."

Avec Filip Cleeren

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