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Pourquoi Alonso atteint les 400 GP mais pas les 400 départs

Si le Grand Prix de Mexico 2024 est bien le 400e auquel participe Fernando Alonso en F1, ce ne sera en revanche pas son 400e départ en discipline reine. Explications.

Fernando Alonso, Aston Martin F1 Team 400 courses bannière dans le garage

Photo de : Zak Mauger / Motorsport Images

Si vous suivez la Formule 1 d'assez près, vous ne l'aurez pas manqué : Fernando Alonso célèbre à Mexico son 400e Grand Prix dans la discipline reine. Ce chiffre, un record dans l'histoire du championnat du monde, s'appuie sur le nombre d'épreuves auxquelles l'Espagnol a été inscrit en tant que titulaire depuis sa toute première apparition, lors du GP d'Australie 2001.

Toutefois, statistiquement, il y a un décalage entre ces 400 GP et les 396 (qui deviendront normalement 397 ce dimanche) départs qui sont jusqu'ici comptabilisés. En effet, l'actuel pilote Aston Martin n'a tout simplement pas participé à toutes les courses auxquelles il devait normalement prendre part, ce qui explique cette différence. 

Avant d'entrer dans le détails de ces trois courses "manquantes", rappelons que durant ses 400 GP, Alonso a glané deux couronnes mondiales avec Renault en 2005 et 2006, ainsi que 32 victoires, 106 podiums, 22 pole positions, le tout en prenant part à plus d'un tiers des Grands Prix jamais disputés dans la discipline (qui entre actuellement dans sa 1121e épreuve depuis 1950).  

Les trois courses manquantes d'Alonso

Belgique 2001, le départ de Schrödinger

Fernando Alonso est la première voiture visible sur l'image lors du premier départ.

Fernando Alonso est la première voiture visible sur l'image lors du premier départ.

Photo de: Steve Etherington / Motorsport Images

La première course dont Alonso n'a pas pris le départ a en fait... bien vu Alonso en prendre le départ. En effet, aussi incongru que cela puisse paraître, lors du GP de Belgique 2001, l'Espagnol était bien installé sur la grille au volant de sa Minardi et s'est bien élancé au moment de l'extinction de feux. Pas très longtemps, certes, puisqu'il a dès l'envol été victime d'un problème de boîte de vitesses et a dû abandonner au bout de quelques hectomètres.

Mais le sort de la course va être bouleversé au quatrième tour, quand un accrochage à haute vitesse entre Eddie Irvine (Jaguar) et Luciano Burti (Prost) va envoyer les deux voitures hors piste, le Brésilien subissant, de face, un choc d'une rare violence dans les pneus. Rapidement, la course est interrompue au drapeau rouge, afin que les secours interviennent et que les équipes du circuit remettent tout en place. Burti, en dépit d'une perte de connaissance et de blessures à la tête, finira par retrouver ses moyens mais ce crash signera la fin de sa carrière en F1.

Une fois l'épreuve prête à être relancée, le règlement de l'époque impliquait que si un drapeau rouge intervenait après deux tours mais avant que 75% de la distance originale soit parcourue, "la course originale [était] considérée comme nulle et non avenue". Ainsi, quand un nouveau départ a été donné pour 36 tours du circuit de Spa, les tours effectués avant l'interruption ne comptaient plus. Tous les pilotes ayant abandonné avant ce nouveau départ, dont Alonso, ont donc été considérés comme "non partants".

États-Unis 2005, le forfait des voitures Michelin

Fernando Alonso (ici en troisième place dans l'entrée des stands) faisait partie des 14 voitures qui ont refusé de prendre part à la course du GP des États-Unis 2005.

Fernando Alonso (ici en troisième place dans l'entrée des stands) faisait partie des 14 voitures qui ont refusé de prendre part à la course du GP des États-Unis 2005.

Photo de: Steve Swope

Cet épisode est l'un des plus connus de l'histoire récente de la Formule 1 : après un début de week-end marqué par deux défaillances pneumatiques chez Toyota, dont le gros accident de Ralf Schumacher dans le banking du circuit routier d'Indianapolis, il est clair que de gros doutes pèsent sur les pneus Michelin, visiblement pas adaptés aux exigences de la piste. Après de longues heures de discussions, et sans solution viable, Michelin estime qu'il n'est tout simplement pas sûr de courir la course dans ces conditions.

Le reste appartient à l'histoire : après une mise en grille fantoche le dimanche, les 20 voitures, emmenées par le poleman Jurno Trulli sur Toyota, prennent le départ du tour de formation avant que les 14 monoplaces équipées de Michelin ne prennent la direction de la voie des stands pour toutes se retirer avant le départ. Parmi celles-ci, la Renault pilotée par Fernando Alonso, qui aurait dû s'élancer depuis la sixième place sur la grille. Seules les voitures équipées de gommes Bridgestone disputeront la course.

Russie 2017, le moteur Honda fait (encore) des siennes

Fernando Alonso regagnant les stands à pied après la panne de sa McLaren-Honda.

Fernando Alonso regagnant les stands à pied après la panne de sa McLaren-Honda.

Photo de: Charles Coates / LAT Images

C'est finalement la situation la plus "normale" puisque Fernando Alonso, alors pilote McLaren, va simplement subir pendant le tour de formation une défaillance du système électrique de l'unité de puissance Honda de sa monoplace. Initialement qualifié 15e, l'Espagnol immobilisera sa MCL32 peu avant l'entrée des stands avant de regagner le paddock à pied, sans pouvoir prendre le départ.

La campagne 2017 sera la dernière de la désastreuse collaboration de trois ans entre McLaren et Honda, le motoriste japonais étant particulièrement en difficulté lors des premières années de la réglementation moteur instaurée en 2014.

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