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L'écart de moyens ne doit pas devenir "une excuse" pour Renault

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L'écart de moyens ne doit pas devenir "une excuse" pour Renault
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28 juin 2019 à 06:58

Conseiller spécial de Renault F1, Alain Prost rappelle à quel point les moyens colossaux dont disposent certaines écuries rendent la tâche difficile pour espérer les rattraper. Mais pas question non plus d'aller au-delà du constat et d'en faire une "excuse".

Bien parti pour redresser la barre après un début d'exercice 2019 compliqué, Renault F1 doit encore progresser pour récupérer la quatrième place du championnat constructeurs, aujourd'hui détenue par McLaren. Mais l'objectif du Losange va au-delà, tel qu'il a été défini dès l'hiver dernier, avec la ferme intention de réduire l'écart avec les trois équipes de pointe. Pour y parvenir, de gros efforts ont été consentis sur le plan moteur, jusqu'à atteindre un niveau qui semble aujourd'hui satisfaire tout le monde en interne, ce qui déplace maintenant la pression sur les bouchées doubles à mettre côté châssis.

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"Ça n'empêche pas de travailler sur le moteur, car nous avons d'autres évolutions dans l'année, mais ce ne sont pas les mêmes", explique Alain Prost, interrogé par Motorsport.com. "Nous avons vraiment fait un gros pas en avant depuis l'année dernière, mais c'est vrai que nous avons certainement un peu plus de marge que les autres. Honda, nous ne savons pas où ils sont, mais ils sont toujours clairement un peu derrière. Mercedes et Ferrari progressent encore, mais ont moins de progrès possibles, alors que nous, nous avons encore un peu de marge. Mais clairement, pour la seconde ou seconde et demie qui nous sépare des meilleurs selon les circuits, c'est en grande majorité dû au châssis, pas au moteur."

2021, l'horizon pour être mieux armé

Alain Prost, Renault F1 Team

Renault se concentre donc sur le fossé à combler avec Mercedes, Ferrari et Red Bull Racing au niveau du châssis. Une tâche ardue, qui doit être menée dans un contexte également particulier puisque 2020 marquera la dernière année d'exploitation de l'actuel Règlement Technique, avant la bascule dans la nouvelle ère de la F1, qui fait encore aujourd'hui l'objet de nombreuses discussions. Conseiller spécial de Renault, Alain Prost n'omet pas de souligner les disparités en matière de budgets, et rappelle les choix cornéliens que cela implique alors qu'un plafonnement de ces mêmes budgets doit intervenir à partir de 2021. Néanmoins, une fois cet état de fait établi, le Français insiste pour que cela ne devienne pas le "seul discours" qui se transformerait en "excuse".

"Nous sommes dans une étape où nous parlons au quotidien de cette période", précise Prost. "Je n'ai jamais parlé d'objectif précis, car je connais trop bien le business. Aujourd'hui, nous en sommes à savoir ce que nous aurons comme règlement 2021 dans les trois domaines : financier, technique et sportif. Nous sommes actuellement à une taille plus ou moins adaptée au plafonnement des budgets, grosso modo. Il n'y aurait aucune raison aujourd'hui que nous allions recruter 100 personnes de plus si c'était pour dégraisser un an après. En 2020, c'est une année presque un peu charnière et bâtarde. Les grandes équipes qui ont des moyens énormes, quand elles auront le règlement 2021, mettront tout ce qu'elles peuvent, avant de dégraisser éventuellement derrière. Nous, nous ne sommes pas dans cette optique-là. Il faut être un peu prudent, si ce n'est que 2021 reste pour moi l'objectif pour être un peu plus armé, ou pour que les autres soient un peu moins puissants."

"En réalité, à un moment donné il ne faut plus se poser la question, il faut y aller, continuer, tout en sachant qu'il faudra faire des choix. Mais nous allons essayer d'en faire le moins possible pour toujours progresser. Nous sommes déjà en train de travailler sur 2021, sur des options, et c'est compliqué. Nous avons 1200 personnes, ça paraît énorme, mais les autres en ont 2000, et des budgets qui sont autres. Cependant, il ne faut pas que ce soit notre seul discours, il ne faut pas que ce soit considéré comme une excuse. Malheureusement, ce sont les faits. C'est un challenge."

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Auteur Basile Davoine