Russell : Mercedes accorde peu d'importance à l'aspiration en qualifs
Selon George Russell, Mercedes ne devrait pas prendre "un grand risque pour une grande récompense" aux qualifications du Grand Prix d'Italie, en sacrifiant des relais pour offrir à un pilote l'aspiration de l'autre.
Chaque année, les qualifications du Grand Prix d'Italie offrent aux spectateurs des scènes inhabituelles, avec des pilotes se battant pour ne pas (trop) avoir le champ libre. En effet, en raison du gain de vitesse offert par le phénomène d'aspiration, il est primordial à Monza d'être dans le sillage d'une autre voiture en abordant une ligne droite.
Et même si l'efficacité de l'aspiration a été réduite cette année avec l'introduction d'un nouveau Règlement Technique, elle n'a pas complètement disparu. L'on peut donc s'attendre à voir des stratégies entre les pilotes d'une même équipe en Q1, Q2 et Q3 ce samedi… sauf peut-être du côté de Mercedes.
Pénalisé en raison de divers changements d'éléments moteur, Lewis Hamilton prendra le départ du fond de la grille. Bien qu'il ne soit donc pas essentiel pour le septuple Champion du monde de chasser le moindre millième, pouvant ainsi donner librement l'aspiration à son coéquipier George Russell, ce dernier a estimé que les risques étaient trop grands pour que cette stratégie soit sérieusement prise en considération.
"Si l'on réussit [la stratégie de l'aspiration] parfaitement, ça fonctionne vraiment", a expliqué Russell. "Mais c'est un grand risque pour une grande récompense, donc ce n'est pas quelque chose sur lequel nous accordons beaucoup d'importance. Avec le temps, les séances de qualifications nous permettent d'en apprendre beaucoup sur la voiture et les pneus, et c'est clairement sur ces points-là que nous avons connu des difficultés cette année. Donc, pour l'instant, je pense que nous allons tous les deux faire une séance normale."
Lewis Hamilton aura fort à faire pour atteindre le top 10 en course
Les performances de la marque à l'étoile lors des séances d'essais libres du vendredi ont été peu étincelantes. En EL1, Russell et Hamilton ont certes pris les troisième et quatrième places respectivement, derrière les Ferrari, toutefois ils n'ont pas été en mesure de répéter ce résultat en EL2.
Cinquième de la seconde séance, Russell a accusé sept dixièmes de retard sur Carlos Sainz, auteur du meilleur temps. Hamilton était quant à lui septième, à huit dixièmes. "Nous avons été beaucoup plus lents [en EL2] ou ils ont été beaucoup plus rapides. Je donne tout ce que j'ai [sur la piste] et je n'ai pas l'air d'être particulièrement rapide", a simplement commenté Hamilton.
L'un des facteurs clés freinant Mercedes dans le temple de la vitesse concerne le moteur. Le déploiement d'énergie n'est pas idéal pour les longues lignes droites de Monza, car la puissance est épuisée trop tôt. Et selon Russell, cela pourrait donner l'avantage à Ferrari dans leur lutte aux avant-postes.
"Il nous manque un peu de déploiement", a-t-il expliqué. "Nous sommes similaires à Red Bull au niveau du déploiement mais Ferrari semble avoir l'avantage. Ça peut donc rendre la situation plus délicate en course car [Ferrari] peut jouer avec plus. Ce sera quelque chose que nous devrons gérer."
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