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Après une saison F1 déjà exceptionnelle, que rien ne ternisse sa finale...

La saison 2025 va s'offrir un luxe rare dans l'histoire de la F1 : celui d’une finale où trois pilotes peuvent encore être titrés. En espérant que, contrairement à la dernière fois où le championnat s'est joué à la dernière course, rien ne viendra entacher la fête.

Lando Norris, McLaren, Oscar Piastri, McLaren, Max Verstappen, Red Bull Racing

Photo de : Sam Bloxham / LAT Images via Getty Images

Le scénario de la saison 2025 de Formule 1 était impossible à écrire à l'avance. Si l'on pouvait se douter, en mars, que certains pilotes et écuries pourraient être dans le coup, il aurait été bien difficile de prévoir il y a encore trois mois que Lando Norris, Max Verstappen et Oscar Piastri – surtout dans cet ordre – seraient réunis en 16 petits points.

Pourtant, c'est bien dans cette réalité que nous nous trouvons et avec, après 23 GP, tout à jouer sur 58 tours, plus encore si l'on compte la demi-douzaine à faire en qualifications la veille. Au vu de la forme des uns et des autres, de la dynamique globale dans chaque camp, cette finale ne peut être qu'ouverte, même si aux points, les pilotes ne sont pas à égalité.

Bien entendu, il y a eu, il y a et il y aura beaucoup de choses à dire d'une campagne qui a vu un retournement de situation comme rarement, là aussi, l'histoire de la discipline en a connu. Chacun aura sa conviction sur la qualité ou le mérite de tel ou tel pilote s'il devient ou redevient champion. Chaque fan, chaque camp, chaque observateur, pourra réécrire l'histoire à sa guise, en cherchant des points par-ci ou en retirant des points par-là. Chaque erreur - petite ou grosse -, chaque seconde perdue, chaque arrêt manqué sera scruté, ouvrant chaque fois une réalité alternative dans laquelle d'aucun pourra choisir de se perdre. 

C'est humain, et c'est aussi ce qu'implique le sport, en tant que confrontation profondément humaine elle aussi. La finalité c'est bien que si, tous autant que nous sommes, nous nous installons devant notre télé ou notre écran d'ordinateur, voire notre vidéoprojecteur pour les plus ambitieux ou leur smartphone pour les moins chanceux, c'est parce que l'on attend que le sport nous surprenne, qu'il bouscule nos certitudes, que l'issue que l'on croit deviner à l'avance soit contredite, ou même atteinte mais d'une façon différente.

La Formule 1, discipline souvent raillée pour l'ennui qu'elle peut procurer aux spectateurs et téléspectateurs entre le départ et l'arrivée d'une course, nous a offert depuis les premiers tours de cette campagne un script général impossible à prévoir, des hauts très hauts et des bas très bas, des rebondissements impensables qui semblent se cumuler ces dernières semaines, comme une série TV multiplie les cliffhangers à l'approche de son dénouement, pour un dernier épisode qui – c'est d'autant plus jouissif – s'écrira au fil des minutes et des tours.

Ne pas gâcher la fête

Que le feu d'artifice soit surtout sur la piste, et pas en dehors.

Que le feu d'artifice soit surtout sur la piste, et pas en dehors.

Photo de: Colin McMaster

Toutefois, toutefois… Il y a avec la perspective d'une finale à Abu Dhabi le lancinant souvenir de la dernière fois qu'un titre s'est joué dans les ultimes instants. Une partie des fans n'aura sans doute pas pu ou voulu le mesurer, pris dans la liesse d'une victoire à l'intensité rare ou dans le soulagement d'une domination abhorrée qui prenait fin. Mais pour bien d'autres, pas forcément dans le camp des vaincus, elle aura laissé un goût amer dans la bouche, le goût d'une saison exceptionnelle - offrant un final exceptionnel où tout allait se jouer sur une course, façon "que le meilleur gagne" - pourtant entachée à jamais par une série de décisions incompréhensibles et impardonnables.

Le contexte de 2025 est fort heureusement bien moins tendu que celui de 2021, pour diverses raisons. La plupart des acteurs majeurs de cette époque sont soient absents, soient de simples spectateurs de la lutte. Mais on sait que, comme les enjeux paralysent ou tétanisent des sportifs et des équipes, ils ont parfois la fâcheuse tendance à faire se gripper la machine faite d'humains qui permet au grand cirque de tourner.

Or, ces dernières semaines, voire ces derniers mois, on a vu des choses particulièrement inquiétantes sur ce front. À Mexico, d'abord, puis à Las Vegas, ensuite, des décisions prises par la direction de course ont mis en danger des commissaires de piste, quand bien même toutes les explications du monde tentaient de justifier leur bien-fondé.

À nouveau, nous ne sommes pas dans le contexte de 2021, loin de là, et le bilan tiré de cette finale ternie a permis d'avancer dans un certain nombre de domaines. Mais la direction de course n'a pas toujours donné, ces derniers temps, tous les gages de sérénité. Or, s'il a bien un endroit d'où calme et sérénité doivent émaner dans les jours qui viennent, c'est d'elle.

Un an après son arrivée surprise au poste de directeur de course, Rui Marques va faire face à son plus grand défi.

Un an après son arrivée surprise au poste de directeur de course, Rui Marques va faire face à son plus grand défi.

Photo de: Mark Sutton / Formula 1 via Getty Images

Même chose du côté des commissaires de course, aujourd'hui déléguant presque leurs responsabilités dans l'analyse des incidents en piste à l'étude quasi géométrique d'images arrêtées pour se fier aux sacro-saintes "directives" qui n'ont pourtant jamais été plus que cela, des directives, pas des règles, pas des "Tables de la Loi" qui les tiennent pieds et poings liés. Là aussi, nombre de décisions, ces derniers temps, ont été largement critiquées, par les acteurs, les spectateurs, certaines mêmes effacées rétrospectivement sans toutefois pouvoir en changer les conséquences.

Or, c'est la dernière course de la saison. Certaines conséquences des mauvaises décisions ne pourront pas, ne pourront plus être réparées et demeureront comme des coups de canif dans le contrat tacite qu'instances, acteurs et spectateurs passent ensemble. Le temps les fera sans doute oublier, c'est le lot de la mémoire collective, surtout pour des choses finalement aussi dérisoires que le sport, mais elles ne s'effaceront jamais totalement.

Rien qu'avec sa saison, rien qu'avec l'affiche de sa finale, rien qu'avec ces longues minutes de tension où les regards s'échangeront sur la grille à 14h ce dimanche, rien qu'avec les frissons décuplés au moment de l'extinction des feux, la F1 a déjà offert et a de quoi offrir au monde un vrai beau spectacle sportif. La course d'Abu Dhabi – c'est le jeu – s'avérera peut-être ennuyeuse. Ou, à l'image de la saison, sera-t-elle peut-être imprévisible.

Mais plus que tout - parce que la discipline le doit à ses supporters, qu'ils soient anciens ou nouveaux, qu'ils soient dans un camp ou dans un autre, mais surtout à ses acteurs, ceux qui ont contribué à ce que tout converge vers ce dénouement -, que la finale ne soit pas gâchée.

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