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Schumacher pas inquiet des performances de Magnussen

Un peu dans l'ombre de Kevin Magnussen depuis le retour du Danois en Formule 1 chez Haas, Mick Schumacher ne s'inquiète pas de l'issue de la première course de la saison 2022 où son équipier a signé le top 5 en course.

Arriver 11e d'une course qu'il commençait au 12e rang et où trois abandons ont eu lieu devant lui, pendant que son équipier, parti 7e, a accroché le top 5, est un résultat forcément mitigé pour un pilote qui a passé l'intégralité de la saison 2021 à jouer le fond de peloton. Ce résultat s'inscrit également dans un contexte particulier puisque Haas a choisi de faire appel à Kevin Magnussen pour remplacer Nikita Mazepin, et le Danois surfe depuis son retour dans le paddock sur une dynamique très positive.

Magnussen est en sus vu comme un rival d'un tout autre calibre que son prédécesseur russe, et finalement un premier vrai juge de paix pour les ambitions futures de l'Allemand. D'autant plus dans un contexte où Ferrari, dans le giron duquel se trouve Schumacher, semble en passe de s'engager à plus long terme avec Carlos Sainz.

Pour autant, Schumacher, qui doit aussi une partie de son résultat de dimanche à un tête-à-queue causé par Esteban Ocon, ne se dit pas inquiet outre mesure et préfère retenir qu'il a fait jeu égal avec Magnussen jusqu'en qualifications. "Il ne faut pas trop lire dans cette première course. Nous avons eu un contact dans le premier tour [avec Ocon]."

"Bien sûr, la performance en qualifications a également été un facteur, mais globalement, je me sens très à l'aise. Je pense que l'équipe a fait du super boulot. La voiture est excellente et peut se classer dans le top 5. Je ne vois aucune raison pour laquelle je ne pourrais pas le faire. Maintenant, je dois juste le faire ! Ça va marcher."

"Jusqu'aux qualifications, nous étions plutôt à égalité avec Kevin. Malheureusement, lors des qualifications, j'ai raté mon tour, ce qui nous a mis dans une situation difficile. Je n'ai pas réussi le dernier tour de la [Q2]. Cela a fait que nous étions 12e en qualifications. Pourtant, avec le recul, c'était une méga position pour nous. L'année dernière, nous n'aurions pu que rêver de cela. Je pense que nous pouvons en être vraiment satisfaits. Bien sûr, nous voulons plus, j'en veux plus. Mais nous avons encore 22 occasions de le montrer."

Mick Schumacher lors du Grand Prix de Bahreïn

Mick Schumacher lors du Grand Prix de Bahreïn

Amené à expliquer ce qu'apporte un Kevin Magnussen au sein de l'équipe et à lui-même, il a répondu : "C'est un pilote qui a un style de pilotage très excitant parce qu'il fait avec ce qu'il a. Il fait avec ce qu'il a sous la main. Il fait fonctionner ce qu'il a sous les fesses, pour ainsi dire. Je peux apprendre et bénéficier de cela aussi."

"En tant que coéquipier, il est extrêmement ouvert. Le fait qu'il ait parcouru de longues distances [en Endurance], où trois pilotes sont assis dans une même voiture, lui a donné l'occasion d'apprendre également des autres pilotes. Par conséquent, à ce niveau, nous échangeons énormément d'idées et nous essayons de profiter l'un de l'autre et de devenir plus rapides. Ce qui est extrêmement utile pour l'ensemble de l'équipe."

En tout cas, Schumacher apprécie l'attelage qu'il forme avec un pilote d'expérience, plus que le tandem de rookies qu'il constituait avec Mazepin : "Je dois dire que je me sens beaucoup plus à l'aise dans la configuration de cette année, en termes de relation de travail, je pense que c'est assez génial."

"Parfois je vais plus vite, parfois Kevin va plus vite, c'est comme une accumulation et vous arrivez aux qualifications en sachant que vous avez maximisé ce que vous avez des deux côtés du garage, de sorte qu'en qualifications, nous avons la possibilité d'être au moins plus haut que ce que nous étions l'année dernière."

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Avec Christian Nimmervoll et Luke Smith

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