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C'était un 25 juin : Vettel craque face à Hamilton

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C'était un 25 juin : Vettel craque face à Hamilton
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25 juin 2020 à 13:09

Le 25 juin 2017, Daniel Ricciardo remportait un Grand Prix d'Azerbaïdjan marqué par le coup de roue de Sebastian Vettel sur Lewis Hamilton, dans une passe d'armes entre les deux prétendants au titre.

Après trois saison d'utra-domination où Lewis Hamilton et Nico Rosberg jouaient seuls le titre, Mercedes est sur la défensive en ce début d'année 2017. La réglementation technique a changé dans le but de rendre les monoplaces plus rapides en virages et cela a permis à Ferrari de se rapprocher, en plus du resserrement progressif des performances moteur. Après sept Grands Prix, c'est Sebastian Vettel qui est en tête du classement pilotes, avec 141 points contre 129 pour Hamilton.

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Arrive Bakou, huitième épreuve d'un saison en comptant 20. Pour sa première édition l'année précédente, sous le nom de Grand Prix d'Europe, la course avait été terne et peu spectaculaire en dépit d'un tracé urbain favorisant les dépassements et les portions sinueuses à risques. Désormais couru sous le nom de GP d'Azerbaïdjan, il voit les deux Mercedes en première ligne, Hamilton devant Valtteri Bottas, qui a remplacé Rosberg après sa retraite surprise. Suivent ensuite Kimi Räikkönen et Vettel sur les Ferrari.

Au départ, Hamilton conserve la tête alors que Vettel profite de l'accrochage entre les deux Finlandais pour s'emparer de la seconde position. Au 11e des 51 tours, l'immobilisation sur la piste de Daniil Kvyat, victime d'un problème électrique, entraîne le premier Safety Car. Au 16e tour, la course est relancée et Vettel doit se défendre face à un Sergio Pérez très véloce au volant de la Force India. Cependant, la course est très rapidement neutralisée à nouveau car de nombreux débris jonchent le tracé azéri.

C'est sous cette seconde voiture de sécurité qu'un incident majeur se produit au 20e tour : à la sortie du dernier virage du secteur 2, Vettel rentre dans l'arrière de la Mercedes de Hamilton. L'Allemand, qui abîme son aileron avant et le diffuseur de son adversaire, estime que que le Britannique a volontairement freiné pour le piéger. Il se porte alors à hauteur du triple Champion du monde et lui met un coup de roue ! L'incident est rapporté aux commissaires.

À la relance, dans le même tour, Vettel résiste à la menace des deux Force India et de la Williams de Felipe Massa pour conserver la deuxième place. À la sortie du deuxième virage, alors que se profile un excellent résultat d'ensemble, Esteban Ocon et Pérez s'accrochent : aileron avant cassé pour le Mexicain et pneu arrière droit crevé pour le Français qui perdent rapidement des positions. Le nombre important de débris en piste incite cette fois la direction de course à brandir le drapeau rouge et interrompre la course au 22e passage.

Cette pause permet à tout le monde de se calmer mais la tension est palpable chez Mercedes et Ferrari, alors que les mécaniciens s'affairent sur les monoplaces blessées des deux candidats au titre. La décision des commissaires sur le cas Vettel/Hamilton se fait attendre même s'il apparaît alors évident aux officiels que le Britannique n'a pas mis de coup de frein et que seul est répréhensible le geste du pilote de la Scuderia.

La course reprend à la fin du 23e tour. Cette fois, Vettel est tranquille mais Daniel Ricciardo réalise une très belle manœuvre en dépassant trois monoplaces d'un coup au freinage du virage 1. Au 29e tour, coup de théâtre : alors qu'il est toujours en première place après avoir géré toutes les relances, Hamilton subit un problème rare. Son appui-tête n'a pas été correctement attaché et se soulève à pleine vitesse. Il tente bien de le remettre correctement dans la longue pleine charge mais n'y parvient pas. Il doit alors repasser par les stands pour que ses mécaniciens règlent le problème.

Vettel prend la tête mais cela ne dure pas : quelques instants après l'entrée aux stands de Hamilton, l'Allemand écope d'un stop and go de 10 secondes suite à son coup de roue volontaire. Après être passés par la pitlane, Vettel ressort septième et Hamilton huitième. En tête, Ricciardo se dirige vers un improbable succès, alors que Lance Stroll et Kevin Magnussen occupent un temps le podium. Bien vite, toutefois, Bottas qui avait à un moment été bon dernier de la course, remonte dans le top 3.

Ricciardo l'emporte finalement alors que dans les derniers hectomètres, Bottas saute Stroll sur la ligne d'arrivée. C'est tout de même un podium pour le Canadien, inattendu pour Williams. Derrière le Finlandais, Vettel et Hamilton complètent le top 5 devant Ocon. Si le podium se passe bien entre trois pilotes qui ont tous des raisons d'être heureux au terme de cette course folle, les rivaux pour le titre s'envoient des piques par médias interposés.

Vettel, dont le geste d'humeur n'est pas passé inaperçu et s'inscrit dans un passif marqué par les insultes envers Charlie Whiting lors du GP du Mexique 2016, est même convoqué par la FIA. Il échappera à une sanction après avoir présenté ses excuses dans une lettre au président Jean Todt. D'aucuns verront malgré tout dans ce geste un manque de sérénité de la part du quadruple Champion du monde, qui échouera finalement dans sa quête du titre après une dévastatrice tournée asiatique à l'automne.

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