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Binder a dû adapter son pilotage au pneu medium pour intégrer le top 10

Contraint d'utiliser un pneu medium qu'il n'appréciait pas, Brad Binder a su modifier son pilotage pour prendre la huitième place au GP de Doha, un résultat inattendu après les difficultés éprouvées par KTM à Losail. Le Sud-Africain a fait la différence au départ puis en fin de course.

Binder a dû adapter son pilotage au pneu medium pour intégrer le top 10

Brad Binder a décroché un top 10 inattendu au GP de Doha, tant KTM était en difficulté sur le circuit qatari. Auteur d'un très bon départ depuis la 18e position sur la grille, le pilote du team officiel a passé toute la course à la dixième ou à la onzième place, avant de doubler Aleix Espargaró et Jack Miller, diminué par un arm-pump, dans le tout dernier tour, franchir la ligne d'arrivée à la huitième place.

Une semaine après une 14e place au GP du Qatar, en ouverture de la saison, Binder se satisfait de ce bien meilleur résultat : "Je pense que c'était une bonne journée pour nous", a déclaré le Sud-Africain. "On avait un déficit de deux secondes pendant les essais, donc c'était vraiment bien de pouvoir finir la course à seulement quatre secondes après 22 tours."

Binder estime que sa course a été "très difficile" mais que de gros progrès pour préserver la gomme avant lui ont permis de faire un bond en avant : "La plus grande différence par rapport à la semaine dernière, c’est que le pneu avant a duré pratiquement jusqu’à la fin de la course donc j’ai pu continuer à pousser tout au long de la course, alors que la semaine dernière, à neuf tours de la fin, j’étais un passager sur la moto, juste en train d’essayer d’arriver à bon port. Donc ça, c’était la différence la plus importante. "

"L’équipe a fait un boulot de dingue cette semaine, à essayer tellement de choses et de réglages différents, et au warm-up on a fait un petit pas en avant qui m’a permis d’avoir plus de feeling sur l’avant. Et je suis très content d’avoir pu transformer l’essai ici au Qatar."

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Cette bonne gestion du pneu avant est paradoxalement en partie due aux problèmes de KTM avec le pneu tendre à l'avant, que les quatre représentants de la marque, dans le team officiel et chez Tech3, ont été les seuls à ne pas utiliser en course, préférant le medium. En difficulté avec le soft la semaine précédente et pendant les essais, Binder a dû s'adapter au pilotage imposé par le medium, avec lequel les freinages sur l'angle devenaient presque impossibles, et il se méfiait de cette gomme avant le départ.

"Je n’étais vraiment pas très chaud de devoir partir avec le medium à l'avant, du fait des trois chutes que j’ai faites avec [pendant les tests de pré-saison]", a rappelé le vainqueur du GP de République tchèque 2020. "Toutes ces chutes, je ne m’y attendais pas, en gros l’avant s’est dérobé à chaque fois. Donc c’était un peu angoissant, mais on n’avait pas le choix : le tendre n’était pas une option. Même [samedi] lors des qualifications, c’était impossible de faire deux tours rapides sur le même pneu avant, parce qu’il se dégradait complètement sur le côté droit quand j’essayais de pousser sur mon pneu arrière neuf à la fin."

"Il était clair qu’il fallait utiliser le medium même si on ne l’aimait pas, simplement parce que sinon on n’aurait pas tenu jusqu’à la fin de la course. Je devais faire très attention sur les changements d’un côté à l’autre parce qu’il faut pour ainsi dire freiner en ligne droite, puisque tu ne peux pas freiner sur l'angle. Si tu le fais, tu bloques l’avant, ce qui donne de mauvaises sensations. Donc j’ai dû changer un peu mon style de pilotage, particulièrement dans certains virages à droite, mais une fois que j’avais compris le truc, j’ai pu pousser plutôt fort sur l’avant."

Un premier et un dernier tour décisifs

Deux moments forts ont marqué la course de Binder, son départ et son dernier tour. Comme son équipier Miguel Oliveira, il s'est très bien élancé et il a pu prendre la trajectoire intérieure au premier virage. Il était déjà 12e après les premiers virages et, malgré une certaine confusion, il occupait la dixième position quand le premier des 22 tours de la course s'est terminé.

"J’ai pris un bon envol. L’entrée du premier virage était un peu difficile parce qu’il y avait beaucoup de motos et que je ne savais pas où me mettre. Tout le premier tour, j’avais l’impression d’être un peu submergé, mais globalement j’ai eu un bon départ, je ne sais pas à quelle position j’étais à la fin du premier tour. La première fois que j’ai regardé mon panneau, c’était à deux tours de la fin, et on peut être content d’avoir pu arriver à faire de meilleurs départs alors que l’année dernière j’avais vraiment du mal avec ça. Donc je suis vraiment très content."

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Pendant que certains pilotes gagnaient ou perdaient de nombreuses places durant ce Grand Prix, Binder a ensuite connu une course assez linéaire en restant en milieu de classement, mais toujours accroché au groupe de tête. Ce n'est que dans la toute dernière boucle qu'il a véritablement pu entamer sa remontée, en prenant l'avantage sur Aleix Espargaró et Jack Miller coup sur coup.

"C’est vrai que c’était un peu comme une course de Moto3, et malheureusement j’étais un peu la cinquième roue du carrosse. J’ai eu deux moments ou j’ai pu m’incruster dans la lutte, mais le seul où j’ai pu vraiment me bagarrer était lors du dernier tour. J’ai tout donné et j’ai pu doubler Aleix Espargaró à l’entrée du virage 10, et puis à l’entrée du virage 12, Jack s’est écarté quand Mir l’a doublé, et j’ai pu me faufiler à l’intérieur. Donc c’était bien de pouvoir gagner deux positions sur le dernier tour. Je crois que quand tu fais tant de journées de test sur le même circuit, ça resserre toute la grille et ça rend la course beaucoup plus intéressante."

Avec Marc Michon 

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Séries MotoGP
Événement GP de Doha
Catégorie Course
Lieu Losail International Circuit
Pilotes Brad Binder
Équipes Red Bull KTM Factory Racing
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