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Márquez manque de "précision" dans son feedback depuis son retour

Marc Márquez conseille à Honda de prendre ses analyses de la moto avec précaution, sa condition physique ne lui permettant pas d'avoir un pilotage constant d'une séance à l'autre.

Marc Marquez, Repsol Honda Team

Le retour de Marc Márquez chez Honda a été perçu comme un moyen d'aider tous les pilotes de la marque à se rapprocher des premières places, le pilote espagnol étant le plus expérimenté sur cette machine, qu'il est le seul à avoir mené à la victoire depuis trois ans. Parti de la base des réglages de Stefan Bradl, son remplaçant durant sa convalescence de neuf mois, au GP d'Espagne, Márquez a déjà identifié des faiblesses à Jerez, en courbe et dans l'exploitation du pneu arrière, mais aussi des progrès.

"J'ai commencé à Portimão et Jerez avec une petite évolution que Honda et les autres pilotes ont apportée à la moto", explique le sextuple Champion du MotoGP. "Ça n'est pas mal du tout, globalement ça n'est pas mal mais il est vrai qu'il nous manque quelque chose."

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Le #93 appelle néanmoins Honda à prendre ses commentaires avec une certaine mesure. Il n'est toujours pas capable d'employer son style de pilotage et ses réglages habituels, sa condition physique ne lui permettant pas d'être constant d'une séance à l'autre sur la moto, et donc d'apporter des informations fiables.

"Avant toute chose, il faut qu'on fasse attention de mon côté du stand, parce que j'essaye toujours d'être honnête avec les ingénieurs et les techniciens, et mes commentaires ne sont pas aussi précis que d'habitude car à chaque séance je pilote différemment : je commence en pilotant d'une façon, et je termine en pilotant différemment. Pas parce que je veux changer de style, mais parce que je me fatigue, ma position sur la moto change, et ensuite le set-up change. C'est une chose."

Au lendemain du GP d'Espagne, son test post-course s'est résumé à sept tours, ce qui l'a empêché de faire de véritables progrès : "Il est vrai que l'un des plans pour les tests du lundi à Jerez était d'essayer de revenir un peu à ce avec quoi j'ai couru à Jerez en 2020, mais je n'ai pas pu faire ces tests, c'était impossible compte tenu de ma condition physique. C'est donc peut-être l'un des objectifs de ce week-end, essayer de comprendre où l'on se situe maintenant et où l'on était par le passé." 

Avant ce test dans lequel Honda avait de très nombreux carénages à évaluer, Pol Espargaró, qui a rejoint la marque dans son team officiel cette année, a déploré le manque de cohésion dans les programmes d'essais des différents pilotes de la marque. Ces multiples directions ont été illustrées par le fait que Takaaki Nakagami a disputé la course de Jerez avec l'ancienne version du châssis et que chaque pilote disposait d'un package différent, un travail "trop individuel" selon Espargaró.

Pour Márquez, l'approche de Honda se justifie dans le sens où l'équipe a été privée d'un leader et donc d'une direction claire depuis l'été dernier, ce qui l'oblige à passer en revue autant de solutions que possible : "Honda travaille beaucoup, ils apportent beaucoup de nouvelles pièces et on essaye beaucoup de choses différentes, mais tout est plus difficile quand on n'a pas un pilote très rapide. Quand on a un pilote très rapide à l'avant, un pilote qui est au top à chaque séance, alors tout est plus facile pour les ingénieurs. On sort d'une saison très difficile, où ils avaient un rookie dans le stand [son frère Álex], où Crutchlow n'était pas à son meilleur niveau et était lui aussi en difficulté, et où Nakagami pilotait une moto de 2019. Tout cela n'a pas aidé, bien sûr."

"Tout semble maintenant aller dans la bonne direction et ils travaillent très dur, mais il est vrai qu'on a besoin de temps. De mon côté du stand, la première chose c'est que j'ai besoin de temps pour revenir à ma condition physique idéale, mais concernant Honda ils travaillent dur et le chemin semble toujours plus court."

Avec Léna Buffa

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