Michelin explique la crevaison de Márquez
Michelin attribue l'abandon de Marc Márquez au GP de Thaïlande à un contact trop prononcé sur un vibreur.
Photo de: Steve Wobser / Getty Images
Les crevaisons sont rares en MotoGP, pourtant après celle subie par Pecco Bagnaia l'an dernier en Malaisie, c'est Marc Márquez qui a été contraint à l'abandon ce dimanche, au GP de Thaïlande, avec un pneu à plat.
Le pilote Ducati s'est soudain arrêté dans le 21e tour de la course, avec un pneu arrière déjanté alors qu'il venait d'être violemment secoué par sa machine en passant sur un vibreur à 170 km/h. Les images ont tout de suite montré que la jante était tordue et, selon les premiers éléments fournis par le manufacturier, c'est effectivement ce choc sur la roue qui est à l'origine de la crevaison.
"C'est exact, c'est ce que nous a dit Marc", a confirmé Piero Taramasso, responsable deux roues chez Michelin Motorsport, interrogé à l'arrivée de la course par Canal+. "Il a dit 'la seule erreur que j'ai faite, c'est que je suis sorti large'. Il a tapé le vibreur, la roue s'est tordue, donc l'air est sorti et le pneu a décoincé."
Le pneu crevé de Marc Márquez
Photo de : Gold and Goose Photography / LAT Images / via Getty Images
Márquez était apparu quelque peu en retrait jusqu'à ce stade de la course, mais il occupait la quatrième place et avait encore le podium en ligne de mire. "C'est dommage pour lui parce qu'à ce moment-là, il était le plus rapide en piste", a souligné Piero Taramasso.
Le responsable italien a par ailleurs pointé les conditions extrêmes de ce Grand Prix pour lequel 55°C ont été enregistrés au sol au moment de la course, et 35°C dans l'air. Il a fait le lien avec le souci ayant frappé Jorge Martín lors du sprint, l'Espagnol ayant un temps été placé sous enquête pour pression trop faible avant d'être dédouané.
"Tout le week-end on a eu ce problème, on a eu beaucoup de roues qui étaient tordues en revenant sous notre bâche de montage, parce qu'il faisait très chaud. Le matériel est vraiment mou et les vibreurs sont très agressifs."
"Par exemple, la perte de pression de Jorge Martín hier à l'avant, c'est la même chose : il a pris un vibreur, il l'a touché, la roue avant s'est tordue, l'air est sorti. Jorge a eu une fuite lente et Marc a décoincé parce qu'il a perdu l'air d'un coup."
Avec Vincent Lalanne-Sicaud
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