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Soulagement pour Mir, qui ne perd que 2 points sur Quartararo

Seulement 11e au Grand Prix de France, Joan Mir estime avoir utilisé son joker et s'en sort bien en ne cédant que deux points à Fabio Quartararo.

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Soulagement pour Mir, qui ne perd que 2 points sur Quartararo

Paradoxalement, Joan Mir a le sentiment d'avoir eu chaud au Grand Prix de France… Le pilote Suzuki, qui s'est affirmé ces dernières semaines comme la plus grande menace pour les ambitions mondiales de Fabio Quartararo, n'a en effet cédé que deux points au Français alors qu'il a connu un week-end décevant au Mans.

Dès le début des essais, l'Espagnol a plongé vers le milieu du classement, et jamais il n'est ensuite parvenu à relever la tête pour retrouver les premières places où on le voit habituellement évoluer. Qualifié 14e, il pouvait craindre un coup de massue en course si les conditions avaient permis à Quartararo de confirmer ce qui était au contraire pour lui un week-end très bien embarqué. La pluie, arrivée dans les instants précédant le départ, a toutefois équilibré leur niveau pour cette épreuve, leur première expérience de course mouillée en MotoGP pour l'un comme pour l'autre.

"On a tous les deux eu une mauvaise course", note Joan Mir. "Je pense que ni l'un ni l'autre n'étions dans les positions que nous attendions ou auxquelles les gens s'attendent à ce que nous soyons. C'est OK, car en conditions sèches, il avait quelque chose en plus par rapport aux autres et il aurait probablement eu une chance de victoire. Or, je ne faisais pas partie des plus rapides en conditions sèches pour me battre pour la gagne. J'aurais probablement été en mesure de faire mieux que cette 11e place, certainement, et de me battre pour le top 5. Mais au final, le top 5 avec sa victoire aurait fait une plus grande différence de points. C'est donc OK comme ça !"

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Quartararo, en difficulté, n'a finalement terminé que neuvième, trois dixièmes devant Mir, et ainsi augmenté de seulement deux points son avance au championnat. Pour le pilote Suzuki, c'est donc le soulagement qui prime en dépit d'une performance qu'il veut à tout prix éviter de rééditer. "Faire une mauvaise course est autorisé, mais ce que l'on ne peut pas faire, c'est répéter cette performance à Aragón. Il faut que je retrouve de bonnes sensations et ainsi qu'on fasse notre retour sur le podium", prévient-il.

Ces bonnes sensations lui ont grandement manqué dimanche, particulièrement durant la première partie de la course. Même si Quartararo a lui aussi perdu du temps dans les premiers tours avant de faire monter son pneu arrière soft en température, Mir est dans le doute quant au bien-fondé de son propre choix de pneus. Il ne peut en effet que constater qu'il se trouvait très en difficulté avec sa roue arrière, chaussée d'une gomme medium, durant la première partie de la course. "J'ai trouvé les bonnes sensations dans les 15 derniers tours du week-end ! C'est comme ça, mieux vaut tard que jamais !" sourit-il au micro du site officiel du MotoGP.

"Ça a été une journée difficile, franchement. Ces conditions sont super difficiles à gérer et en début de course, quelque chose faisait que je n'arrivais pas à faire chauffer le pneu arrière − je ne sais pas si 'chauffer' est le bon mot. Je ne me sentais pas super bien et j'ai perdu beaucoup de temps dans les premiers tours", explique-t-il.

"Une fois que j'ai commencé à retrouver de bonnes sensations, j'ai été capable d'être très fort, plus même que ce à quoi je m'attendais. J'étais fort et je suis content de ça car il s'agissait de ma première course en conditions humides. Je pense que la performance en fin de course était vraiment élevée. Il est donc maintenant important de comprendre ce qui s'est produit au début, car il n'est pas normal d'avoir été l'un des plus rapides tout en étant l'un des plus lents au début. Je ne comprends donc pas, mais on va corriger ça !"

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Même si les événements du premier tour lui ont coûté du temps, c'est surtout dans sa capacité à se montrer rapide que Mir estime avoir perdu le plus. À l'instar de Johann Zarco et de l'autre pilote Suzuki, Álex Rins, il avait fait le choix de deux pneus medium, une combinaison qui a permis de réaliser des prouesses durant la seconde partie de la course, et ainsi de passer de la 20e place à laquelle il était tombé à la 11e.

"L'un des problèmes a été la chute de Valentino [Rossi], que je n'ai pas pu éviter et qui m'a fait perdre pas mal de temps. Ensuite, le problème a été l'entrée dans les virages : l'arrière se dérobait et c'était difficile à contrôler", poursuit-il. "Le point positif est qu'Álex était vraiment rapide en début de course et maintenant on peut voir ce qui s'est passé en comparant les données et les motos. J'étais plus fort en seconde moitié de course. Moi, Zarco, Maverick : nous étions les plus rapides en piste pendant les 15 derniers tours. Il est important de comprendre ce qui s'est produit."

Après avoir ainsi limité les dégâts, Joan Mir compte à présent dix points de retard sur Fabio Quartararo au championnat. Derrière, Andrea Dovizioso est revenu à huit unités du pilote Suzuki, Maverick Viñales à neuf et Takaaki Nakagami à 24.

Avec Guillaume Navarro

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Séries MotoGP
Événement GP de France
Catégorie Course
Lieu Le Mans Karting
Pilotes Joan Mir
Équipes Team Suzuki MotoGP
Auteur Léna Buffa
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