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MotoGP GP d'Allemagne

Zarco admiratif du "côté guerrier" de Marc Márquez

Johann Zarco a passé une bonne journée de vendredi en piste au guidon d'une Honda qui ne sollicite pas le niveau de risques pris par Marc Márquez l'an dernier sur ce même tracé.

Chute de Marc Marquez, Gresini Racing

Photo de: Gold and Goose / Motorsport Images

Seizième temps à une seconde de la référence des Essais placée par un Maverick Viñales ayant lui-même dominé l'ensemble du plateau serré de plus de trois dixièmes, Johann Zarco se montrait satisfait au terme de la journée de vendredi, dont il a émergé premier des cinq pilotes Honda engagés avec une bonne marge.

Le Cannois a en effet été capable de tourner très exactement deux dixièmes plus vite que le second plus proche représentant du HRC, Luca Marini, sur la moto d'usine. Une performance qui n'est d'ailleurs pas passée inaperçue aux yeux de l'Italien, qui a salué devant la presse le chrono du jour du pilote LCR.

"C’est chouette d’entendre ça de la part de Luca, parce qu’il analyse beaucoup tout !", souriait Zarco en apprenant cela. "Je pense que nous avons fait un tour ensemble, j’ai fait un tour devant lui. Dans après-midi, j’ai fait un bon pas en avant en termes de feeling et j’ai utilisé certains points forts de la moto. C’est une MotoGP, tout ne peut pas être mauvais ! J’ai essayé de comprendre où je pouvais utiliser de bonnes choses, tout en acceptant que pour le moment les mauvaises ne peuvent pas progresser."

Zarco se permet même d'émettre de petits regrets sur sa position, convaincu que la bataille pour l'accès direct à la Q2 était possible hier en assemblant toutes les pièces du puzzle.

"Un super début d’après-midi, un bon ressenti et le sourire dans le casque, car je m’attendais à un tour correct mais à perdre la position très rapidement durant les essais, mais j’ai vu que finalement, c’était assez bon pour rester avec de bons gars. Donc mon travail a été un peu plus détendu, plus qualitatif, car je savais que j’étais dans la réalité et que nous n’avions pas un mauvais rythme. C’est le positif", commente-t-il, avant d'aller plus loin dans la description des raisons pour lesquelles il se pensait capable de trouver les dixièmes manquants à un passage dans le top 10.

"C’est un peu dommage qu’en fin de séance, on ait utilisé trois pneus. C’était notre stratégie mais on n’a pas pu rattraper quelqu’un pour faire un gros pas en avant dans le temps au tour. Je pouvais améliorer seul mais nous sommes quasiment sûrs que j’aurais pu gagner quelques dixièmes en suivant quelqu’un. Je ne sais pas si la Q2 était possible, mais j’aurais pu en finir très près. Je suis donc un peu en colère d’avoir manqué cette stratégie et de ne pas avoir pu rattraper un bon pilote avec trois pneus, mais cela fait partie du challenge ! Parfois, l’on fait des erreurs, ou on en fait avec l’équipe et c’est ce qui s’est passé en fin de séance."

Zarco poussait en fin de séance et a fini au sol, comme de nombreux pilotes. Néanmoins, cette glissade reste totalement anecdotique selon le Français, qui en parle avec banalité.  "J’ai fait une petite chute, mais c’est normal, en poussant dans les virages : parfois, le pneu avant ne résiste pas et l’on chute. C’était un low-side, totalement sous contrôle.

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Un niveau de risque à contrôler

C'est d'ailleurs ce niveau de contrôle ténu que recherche Zarco, qui n'a absolument pas l'intention de prendre le niveau de risques d'un Marc Márquez l'an dernier sur ce même tracé. Cristallisant tous les problèmes de Honda, le GP d'Allemagne fut une manche éprouvante l'an dernier pour le clan japonais, faisant face à un pilote ultra déterminé à montrer les limites de sa machine, au point de se faire mal. Une attitude que Zarco ne souhaite pas reproduire, mais qu'il dit tout de même fortement admirer.

"La moto [de cette année] est très différente. La manière dont Marc pilotait l’an dernier ici, sur le Sachsenring, était incroyable. Je crois qu’il a tellement essayé ici, l’an dernier, qu’il a pris trop de risques et a beaucoup chuté. Il a dû essayer tant de choses sur la moto, car ce n’est pas normal qu’il n’ait pas été rapide sur le Sachsenring."

"Je pense qu’il a beaucoup poussé l’an dernier, à une limite qui n’existe pas, dangereuse pour lui. C’était dur de voir ça. On ne peut pas comparer les motos. Et l’on ne peut pas comparer Marc. Je pense qu’il était à un moment où il essayait tant de pousser, pour montrer à Honda que quelque chose n’allait pas... Mais ce qui est incroyable pour moi est que pour montrer que quelque chose est mauvais, il soit capable de se blesser. C’est ce qu’il a fait… C’est son côté guerrier."

Ironie de l'histoire, c'est sans chercher ce niveau de risque que l'Espagnol a de nouveau chuté ce vendredi, au guidon de la Ducati, et terminé au sol après un violent highside lui ayant valu une fracture au petit doigt et des douleurs aux côtes. 

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