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Forte pression sur Hankook après l'hécatombe du Rallye de l'Acropole

Le Rallye de l'Acropole s'est en partie joué à coups de crevaisons, malgré les améliorations apportées par le manufacturier Hankook, de nouveau en quête de solutions.

Thierry Neuville, Martijn Wydaeghe, Hyundai World Rally Team Hyundai i20 N Rally1

Photo de : WRC.com

Remporté de main de maître par Sébastien Ogier, le Rallye de l'Acropole a toutefois provoqué une frustration énorme. D'abord parce que le duel au sommet que le nonuple champion du monde livrait face à Thierry Neuville a été interrompu par les deux crevaisons subies par le Belge dans la dernière boucle du dimanche. Mais surtout parce que ces défaillances pneumatiques à répétition ont eu une incidence majeure sur le classement final et sur le déroulement de l'épreuve.

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Dans la catégorie Rally1, on a recensé près d'une trentaine de crevaisons sur les trois journées complètes, disputées il est vrai sur un terrain particulièrement difficile. Adrien Fourmaux, éphémère leader le vendredi matin, a même été touché à quatre reprises par ce phénomène, face auquel il a lâché, fataliste "Ces pneus me fatiguent."

Manufacturier unique du WRC depuis la saison dernière, Hankook avait pourtant apporté un pneu a priori plus résistant pour ce coup d'envoi d'une série de rallyes sur terre à disputer durant l'été. Un effort qui n'a donc pas suffi.

"Pour nous, il y a un sentiment mitigé, car on a fourni un effort considérable pour apporter des améliorations en venant ici", a réagi auprès de Motorsport.com un porte-parole de Hankook en WRC. "Comme on l'a entendu de la part de pratiquement toutes les personnes impliquées, tous les acteurs ont reconnu que les pneus avaient fait un bon pas en avant. C'est positif."

"Mais bien sûr, chaque fois qu'il y a un problème lié aux pneus, on doit mener une analyse approfondie pour essayer de comprendre dans quelle mesure c'est simplement dû au Rallye de l'Acropole ou pas, et quels sont les axes sur lesquels on peut se concentrer ensuite pour continuer à progresser. Il y a un peu de travail qui nous attend après ce rallye."

Un pneu spécial et un parcours revu ?

Sébastian Ogier milite pour un pneu spécial.

Sébastian Ogier milite pour un pneu spécial.

Photo de: Toyota Racing

Sébastien Ogier se montre régulièrement agacé par le manque de résistance des pneus Hankook depuis plusieurs mois. Pour le pilote Toyota, il est clair qu'il y a eu des progrès, mais ils sont insuffisants, et une alternative devrait selon lui être étudiée.

"Le pneu qu'on a utilisé au Portugal n'aurait pas survécu à une seule spéciale ici, donc il y a clairement eu un progrès, mais en même temps, dans les conditions extrêmes que l'on a vécues, la vraie solution serait d'avoir un pneu spécifique pour ici, comme c'était le cas par le passé", a-t-il glissé.

"Je pense que ça vaut absolument la peine d'y réfléchir", a répondu le porte-parole de Hankook en WRC. "Tout a des implications, bien sûr, et je ne parle pas seulement de notre côté. C'est clairement quelque chose qui peut être envisagé et qui a été soulevé à plusieurs reprises. Comme ce sont des personnes importantes qui l'ont évoqué, ça mérite d'y réfléchir."

"C'est un travail considérable, bien sûr, mais c'est notre métier, donc si on estime que c'est important pour le sport et qu'il y a un large soutien pour ça, c'est quelque chose que l'on peut envisager."

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Victime majeure de cette situation au volant de la Hyundai, Thierry Neuville soulève toutefois un autre point à revoir, celui du parcours.

"On m'a posé la question de savoir si c'est l'organisateur qui devrait revoir les routes ou le manufacturier qui devrait améliorer les pneus, et je pense que c'est un peu des deux", a-t-il estimé. "Avec l'expérience accumulée ces dernières années, j'ai vu beaucoup de rallyes et les conditions arrivent encore à me surprendre, ce qui montre à quel point c'est dur et abrasif."

"J'ai roulé avec beaucoup de pneus différents au fil des années et je sais ce qui est possible et ce qu'ils peuvent faire. Je pense qu'il y a une marge de progression des deux côtés. Les routes pourraient peut-être être un peu moins dégradées et les pneus pourraient être légèrement plus résistants. Ils en prennent vraiment plein les flancs ici."

Propos recueillis par Tom Howard

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