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Actualités

La FIA abandonne la "jurisprudence Verstappen"

En conférence de presse, Charlie Whiting, le directeur de course de la F1, a indiqué que la "jurisprudence Verstappen" ne serait plus en vigueur suite au choix d’une nouvelle approche pour les commissaires de course.

Max Verstappen, Red Bull Racing RB13

L’an passé, Max Verstappen avait précipité une nouvelle interprétation réglementaire en multipliant les cas où, dans une zone de freinage, il se décalait, ce qui présentait un risque sérieux de contact avec ses adversaires. Il avait ainsi été décidé que tout incident impliquant un pilote se décalant au freinage devait être rapporté aux commissaires, ces derniers devant décider si l’action méritait sanction.

Un seul exemple a été noté en fin de saison passée, au Mexique, quand Sebastian Vettel avait été au contact de Daniel Ricciardo dans une zone de freinage pour l’empêcher de passer, entraînant une pénalité de dix secondes.

Mais pour 2017, la Formule 1 a décidé d’adopter une approche différente, marquée par la volonté de réduire les interventions des commissaires aux cas les plus dangereux, abrogeant de fait la jurisprudence Verstappen. Charlie Whiting a confirmé cela en conférence de presse : "Certains des incidents que nous avons vus l’année dernière pourront être gérés de façon légèrement différente, simplement parce que ce que l’on appelait la ‘règle Verstappen’ n’existe plus."

"Avant, nous disions que tout changement de trajectoire au freinage ferait l’objet d’une enquête. Maintenant, nous avons une règle simple qui énonce effectivement que si un pilote bouge de façon erratique, ou roule lentement de façon non nécessaire, ou se comporte d’une façon qui peut mettre en danger un autre pilote, alors il fera l’objet d’une enquête. Donc il y a une règle très large maintenant."

"[Notre interprétation] l’an passé était simplement [liée à] l’utilisation des règles que nous avions pour dire que bouger au freinage était potentiellement dangereux, et par conséquent que ce serait rapporté aux commissaires à chaque fois. [Maintenant], chaque incident sera envisagé par rapport au fait qu’il s’agit ou non d’une manœuvre dangereuse, pas nécessairement parce qu’il y a eu mouvement au freinage."

Des archives vidéo pour plus de constance

Autre point de crispation, l’inconstance signalée de façon quasi permanente des décisions rendues par les commissaires de course. En réponse à ce problème, des réunions ont été organisées et un système d’archives vidéo a été mis en place : "C’était une requête des équipes, elles voulaient moins d’enquêtes, seulement dans des cas où c’était clairement dangereux."

"Nous avons eu une réunion [mercredi] avec tous les commissaires, et nous avons examiné tous les incidents controversés de l’année dernière pour voir comment ils auraient été gérés avec ce que l’on appelle les nouvelles règles, ou la nouvelle approche. Je ne vais pas en dire trop, mais c’était assez intéressant. Des choses auraient été gérées différemment, dans certains cas."

"Ce que nous avons fait pour essayer d’aider les commissaires est d’introduire ce que nous appelons un système d’archives vidéo, qui leur permet d’instantanément se référer à d’autres incidents de nature similaire. Donc sans avoir à aller à la pêche et à essayer de se souvenir de ce qui s’est passé [...], ils pourront faire remonter tout incident similaire."

"Ils seront classés par types d’incident. Par exemple : ‘a causé une collision’, clic, clic, clic, six incidents ; voyons quelles ont été les décisions, et cela devrait donner aux commissaires pas seulement plus de chances d’être constants mais aussi [d’aller] plus vite."

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