L'abandon de Russell pas forcément lié à son accident
Accidenté au Grand Prix du Canada, George Russell a ensuite été contraint à l'abandon... par un problème de freins probablement sans rapport direct. Et malgré ce mauvais résultat, il tire de cette course des motifs de satisfaction.
Depuis qu'il a rejoint Mercedes, George Russell n'est pas un habitué des abandons – ce Grand Prix du Canada marque seulement son troisième avec la marque à l'étoile. Russell occupait la quatrième place lorsqu'il a percuté le mur à la sortie de la seconde chicane, et malgré des dégâts conséquents à l'arrière droit, il a pu poursuivre sa course en fond de classement. Toujours compétitif, l'Anglais est remonté à la huitième place avant d'être contraint à l'abandon par un problème de freins... apparemment sans lien direct avec son accident. Voici les informations qu'il a pu donner à l'issue de cette épreuve.
George, que s'est-il passé ?
Je suis juste entré un peu large dans le virage 8. Je savais que j'allais heurter le vibreur, mais je ne m'attendais pas à ce que le vibreur saucisse soit aussi violent. Je me suis aussitôt retrouvé en l'air. Quand j'ai atterri, j'ai perdu l'arrière et j'ai percuté le mur. Tout est arrivé très soudain. Pardon à l'équipe. La troisième ou la quatrième place était certainement à notre portée, mais le positif, c'est que la voiture était raisonnablement compétitive.
Avez-vous d'emblée cru que c'était l'abandon pour vous ?
À vrai dire, oui. J'ai été surpris que nous parvenions à continuer. J'étais à deux doigts de m'arrêter sur le bas-côté. J'ai appris de mon expérience de Silverstone [en 2022] à ne pas m'arrêter trop tôt. Mais c'est clair que c'est dur à avaler. Mais la F1 doit être ainsi. Une petite erreur, il faut en être puni.
George Russell en fond de peloton après son accident
Quelle était la sensation après votre arrêt au stand ?
Ce n'était pas parfait à 100%, mais c'était suffisant pour piloter. Je crois que le pincement était un peu décalé à l'arrière. Nous aurions pu finir huitième, mais il y avait beaucoup de trafic, et nous ne nous attendions évidemment pas à être dans cette position dans nos prévisions d'avant-course. Voilà pourquoi nos freins n'étaient probablement pas dans la bonne condition.
Vous pensez donc que le problème de freins n'est pas lié aux dégâts ?
Il faut que j'analyse ça avec l'équipe, mais je suis convaincu que c'était juste parce que j'étais complètement dans le trafic. Nous ne prévoyions pas de l'être, et les freins n'étaient pas bien réglés pour ça.
Quand vous a-t-on demandé de gérer vos freins ?
Très tôt, mais tout a été assez soudain quand il a été trop tard. Le truc avec les freins, c'est qu'une fois qu'on dépasse un certain seuil d'oxydation, on ne peut pas s'en remettre, peu importe à quel point on en prend soin. Leur état est simplement irrécupérable.
Cette performance est-elle prometteuse ?
Oui. Quand on passe de Barcelone à ici, deux circuits très différents, c'est prometteur pour l'avenir. Mais bien sûr, collectivement, la deuxième place ne nous suffit pas. Nous devons réduire cet écart avec Red Bull. Mais cela montre que nous sommes sur le droit chemin.
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