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De l'absence d'espoir au podium : qu'est-ce qui a changé chez Sauber ?

Jonathan Wheatley, patron de l'écurie Sauber, a détaillé le redressement de sa nouvelle équipe au cours de la saison 2025 de Formule 1.

Nico Hulkenberg, Sauber

Après la fin de sa saison 2024 catastrophique et sans aucun point de Sauber, Valtteri Bottas a baissé les bras concernant son passage chez l'équipe suisse : "Cela a été une erreur. Tout avait bien commencé la première année, mais ensuite ça a été la descente. Il y avait un plan clair avec des objectifs pour les trois ans, et aussi la façon d'y parvenir. Mais ces plans et ces objectifs sont partis à la poubelle quand Frédéric Vasseur [directeur de l'équipe de 2017 à 2022, ndlr] est parti."

Vasseur a quitté l'équipe fin 2022 pour rejoindre Ferrari, remplacé par Andrea Seidl en provenance de McLaren. Après une solide saison 2022, l'écurie alors baptisée Alfa Romeo, a commencé à décliner dès 2023. Mais le véritable naufrage est survenu en 2024, lorsque Sauber a bouclé sa saison avec seulement quatre points au compteur.

Seule une huitième place surprise de Zhou Guanyu au Grand Prix du Qatar a évité à Sauber l'humiliation de terminer sans le moindre top 10 en 24 courses. Des accusations ont visé l'ancienne direction de l'équipe, soupçonnée d'avoir sacrifié entièrement 2024 et 2025 pour préparer 2026 sous la bannière Audi, ce qui a plombé le moral des troupes.

On peut dire sans risque que, bien que le travail se poursuive à bon rythme pour transformer l'équipe en structure officielle Audi, sacrifier le court terme a été une erreur. Et même s'il serait exagéré de dire que Sauber était absolument nulle part en piste, le fait de ne pas faire partie de la bataille acharnée du milieu de grille a suffi : quelques dixièmes de seconde ont relégué l'équipe en fond de peloton, luttant pour sortir de Q1 au lieu de viser la Q3.

Au milieu de plusieurs changements en coulisses au sein de l'organigramme Audi, le prédécesseur de Vasseur chez Ferrari, Mattia Binotto, a pris les rênes en août en tant que PDG général, tandis que l'ancien directeur sportif de Red Bull, Jonathan Wheatley, a franchi le pas pour devenir team principal pour la première fois de sa longue carrière en F1.

Jonathan Wheatley, directeur de Stake Sauber et Mattia Binotto, directeur des opérations et directeur technique de Stake Sauber.

Jonathan Wheatley, directeur de Stake Sauber et Mattia Binotto, directeur des opérations et directeur technique de Stake Sauber.

Photo de: Andy Hone/ LAT Images via Getty Images

L'une des premières décisions de Binotto a été de consolider la performance à court terme et de s'en servir comme tremplin pour développer toute l'organisation, plutôt que de considérer Sauber et Audi comme deux projets distincts. Après tout, même si Audi recrute massivement et investit lourdement, l'équipe et les outils chargés des performances à court comme à long terme resteront en grande partie les mêmes.

Au début de 2025, Sauber se rapprochait du reste du peloton, mais restait encore du mauvais côté du milieu de grille avec la nouvelle C45. Les six points inattendus de Nico Hülkenberg lors de la manche d'ouverture à Melbourne, disputée dans des conditions changeantes et difficiles, ont été un bonus bienvenu... mais non représentatif, puisque les week-ends suivants se sont souvent soldés hors des points.

Pour Wheatley, le principal levier pour redonner le moral à l'équipe était de prouver qu'elle pouvait résoudre ses problèmes de corrélation pour transformer cela en performance réelle sur la voiture. Les évolutions sont donc arrivées lors du Grand Prix d'Espagne, avec un nouveau fond plat, de nouveaux pontons et un nouvel aileron avant. D'autres améliorations ont suivi à Silverstone.

Le package apporté à Barcelone a porté ses fruits, et ces quelques dixièmes gagnés ont permis à l'équipe de revenir dans le match. Depuis, Sauber est arrivée dans le top 10 lors de quatre week-ends consécutifs, a inscrit plus de points que Red Bull lors de ces quatre manches et est passée de la dernière à la sixième place au classement constructeurs ; commençant désormais à menacer une équipe Williams stagnante pour la cinquième position.

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Ce qui a également changé, c'est le moral de l'équipe, dont le personnel en bord de piste affiche désormais un regain évident de confiance. Le podium de Hülkenberg en Grande-Bretagne a donné un nouvel élan à Hinwil, même si la météo a de nouveau joué en sa faveur.

"On a parlé de l'importance de l'élan dans une équipe. Pour moi, ce que je retiens aujourd'hui, c'est que les gens commencent à croire en nous", a déclaré Wheatley. "Je peux le dire avec des mots. Je peux dire qu'on gagne en dynamique. Je peux dire qu'on met de la performance sur la voiture. Je peux dire que tout le travail que Mattia a accompli avant mon arrivée porte ses fruits. Mais c'est vrai."

Les évolutions ont également permis à Hülkenberg – et surtout au rookie Gabriel Bortoleto – de se sentir plus à l'aise au volant de la monoplace, ce qui a amélioré sa régularité, notamment sur un tour lancé, quand les pilotes doivent vraiment exploiter la voiture à la limite.

"Je pense qu'on a tous vu une vraie confiance chez les deux pilotes depuis Barcelone", a ajouté Wheatley. "Et, je pense que c'est ça... Avant, la voiture était très pointue. Vous avez sans doute remarqué qu'il était difficile pour les pilotes de progresser régulièrement en qualifications, ce qui était l'un de nos gros problèmes. Je me souviens qu'à Djeddah, même au freinage du virage 1, les deux pilotes avaient du mal à bien gérer ça. Maintenant, on n'en parle même plus."

Nico Hulkenberg, Sauber, Isack Hadjar, Racing Bulls Team

Nico Hulkenberg, Sauber, Isack Hadjar, Racing Bulls Team

Photo by: Andy Hone/ LAT Images via Getty Images

Mais comme Williams a mis fin prématurément au développement 2025 pour se concentrer pleinement sur 2026, l'avance qu'elle s'était construite lors des huit premières courses de la saison ne paraît soudainement plus si confortable. Sauber n'est plus qu'à 18 points, avec Racing Bulls et Aston Martin cinq unités plus loin. La lutte pour la cinquième place est donc loin d'être terminée.

"On va prendre les courses une par une", a expliqué Wheatley au sujet du classement constructeurs. "On savoure notre course. On a encore apporté de la performance sur la voiture ce week-end. Voyons ce que Spa nous réserve. On a encore un très long chemin à parcourir pour arriver là où on veut être en tant qu'équipe. Mais c'est une belle étape sur ce chemin."

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