Albon a failli tout plaquer quand Red Bull l'a écarté en 2012

Le nouveau pilote Toro Rosso Alexander Albon révèle dans une interview publiée par Red Bull qu'il a failli arrêter le sport automobile lorsque la marque au taureau l'a écarté de son Junior Team, fin 2012.

Albon a failli tout plaquer quand Red Bull l'a écarté en 2012
Alexander Albon, DAMS
Alexander Albon, DAMS
Alexander Albon, DAMS
Alexander Albon, Scuderia Toro Rosso
Daniil Kvyat, Scuderia Toro Rosso STR13

S'il va faire ses débuts en Formule 1 au sein de la Scuderia Toro Rosso en 2019, Alexander Albon n'a pas connu une ascension facile en formules de promotion. Red Bull avait pris l'Anglo-Thaïlandais sous son aile lorsque ce dernier est devenu vice-Champion du monde de karting en 2011, mais ses débuts en monoplace ont été particulièrement difficiles.

Albon n'est en effet jamais entré dans le top 15 en course lors de la saison 2012 de Formule Renault Eurocup (où il y avait environ 35 pilotes engagés), même si dans le championnat de Formule Renault Alps au plateau un peu moins fourni la même année, il a pris la 16e place avec 26 points au compteur.

"C'était une année difficile pour moi pour de nombreuses raisons, notamment à cause de mes résultats, mais cela m'a fait travailler bien plus dur", déclare Albon, dont la mère Kankamol a été condamnée à six ans de prison en octobre 2012 pour fraude dans un trafic de supercars. "J'étais à deux doigts d'arrêter le sport auto. Depuis, je savais que je devais impressionner à chaque fois que je prenais le volant. Heureusement, le Dr Marko m'a donné une seconde chance."

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Albon a ensuite rejoint le programme Gravity lié à l'écurie Lotus, ce qui s'est avéré vain lorsque la structure d'Enstone a été rachetée par Renault. Il n'empêche que le jeune loup a continué de gravir les échelons, vice-Champion de GP3 en 2016 et troisième de Formule 2 cette saison. Ce résultat n'aurait certainement pas été possible sans l'appui de DAMS, qui a aidé Albon à rassembler le budget nécessaire.

"Je n'ai jamais abandonné, il fallait que je continue d'y croire", poursuit-il. "Cela dit, je savais que mes chances d'aller en F1 étaient très minces, car je n'avais pas vraiment de budget. En réalité, ma seule chance d'avoir cette opportunité était via Toro Rosso/Red Bull, mais comme on le sait tous, impressionner le Dr Marko n'est pas facile !"

C'est d'ailleurs avec Nissan e.dams qu'Albon avait signé un contrat de trois ans en Formule E, juste avant que Red Bull ne vienne frapper à la porte. De longues négociations ont eu lieu, et c'est lundi dernier que le nouveau pilote Toro Rosso a été informé de la bonne nouvelle, alors qu'il faisait les magasins pour acheter une paire de baskets.

"J'étais plus que ravi, car j'attendais ce moment depuis mes six ans", souligne-t-il. "Je ne peux pas dire que je ne m'y attendais pas, car cela faisait quelques mois que j'essayais de résoudre ma situation avec Nissan e.dams pour pouvoir rejoindre Toro Rosso. Je n'arrivais quand même pas à croire que j'y étais enfin arrivé."

Espoir de points pour 2019

Quant aux objectifs pour 2019, Albon préfère ne pas en fixer. Il ne faut pas négliger le fait qu'il n'a jamais piloté une Formule 1 et que Toro Rosso a conclu la campagne 2018 avec un niveau de performance affaibli : la Scuderia n'a marqué que trois points sur les huit derniers Grands Prix.

"Il s'agit davantage de tirer le meilleur de chaque week-end de course comme il vient. Je ne vais pas passer beaucoup de jours dans la voiture avant Melbourne, donc il sera très important d'être aussi préparé que possible et de prendre chaque course comme elle vient. Bien sûr, ce serait sympa de se battre régulièrement pour les points, à l'avant du peloton", conclut Albon.

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