Alonso : "Il est temps de parler moins et de performer plus"
Déçu de sa lointaine 12e place à Barcelone pour son Grand Prix à domicile, Fernando Alonso ne cache pas sa frustration, et s'attend encore à des moments difficiles pour Aston Martin en Autriche et à Silverstone.
Photo de : Zak Mauger / Motorsport Images
Les temps sont durs pour Fernando Alonso et Aston Martin. Après un début de saison correct, mais bien loin des standards de performances de l'an passé, le pilote espagnol connaît une série difficile. Sur les quatre derniers Grands Prix en effet, le double Champion du monde n'a pu intégrer la zone des points qu'à une seule reprise (sixième au Canada), et le Grand Prix d'Espagne n'a guère été satisfaisant pour l'écurie de Silverstone.
Qualifié 11e, Fernando Alonso s'est en effet battu dans l'anonymat du peloton durant toute la course, qu'il a conclu à une décevante 12e place. Ce ne fut guère mieux pour son équipier Lance Stroll, 14e sur la grille de départ, et qui a terminé au même rang au bout d'une épreuve compliquée pour les pilotes Aston Martin.
Naturellement frustré, Alonso a toutefois indiqué après la course que l'équipe de Silverstone était à sa place. "Je suis un peu déçu parce que nous n'avons pas marqué de point", a-t-il ainsi commenté. "Nous méritons de ne pas marquer de point parce que nous n'avons pas eu le rythme tout au long du week-end."
"En course, c'était extrêmement difficile. Quand on glisse autant dans les virages, on détruit aussi les pneus. Il y a donc deux problèmes : vous n'avez pas le rythme et vous avez beaucoup de dégradation. Dans l'ensemble, la course a été très longue pour nous. Nous devons nous améliorer."
Neuvième du championnat pilotes avec 41 points, Fernando Alonso voit l'écart se creuser avec le top 8, et compte désormais 29 points de retard sur Lewis Hamilton, qui le précède au classement, et qui a signé son premier podium de la saison ce dimanche, avec une troisième place en Catalogne. De son côté, Lance Stroll pointe à la 11e place, avec 17 unités au compteur seulement.
VIDÉO - Le résumé du GP d'Espagne
Une situation frustrante pour Alonso, qui s'attend à ce que les Aston Martin soient à la peine lors des deux prochaines courses, en Autriche et à Silverstone, où le manque d'appui des AMR24 risque d'être à nouveau problématique.
"C'est frustrant, mais on ne peut rien faire pour le moment, alors on commence à penser à l'Autriche dès le drapeau à damier, et à ce que l'on peut faire différemment", continue ce dernier. "Mais je pense que ça va être compliqué là aussi car il y aura des caractéristiques similaires à Barcelone, avec des longs virages. Le week-end sera encore difficile, comme à Silverstone, sans doute."
"Nous ne devons pas être trop frustrés. Il est temps de travailler plus dur, de parler moins et de performer plus. C'est ce que nous voulons faire."
Fernando Alonso n'a jamais pu approcher la zone des points en Espagne.
Photo de: Sam Bagnall / Motorsport Images
Le baisse de forme continue des Aston Martin intervient alors que l'équipe britannique investit massivement dans de nouvelles installations à son siège de Silverstone, avec une nouvelle soufflerie qui s'apprête à être opérationnelle d'ici l'automne.
Récemment, Adrian Newey a effectué une visite privée – et initialement secrète – de l'usine, alors que Lawrence Stroll n'a pas caché sa volonté de faire venir le designer anglais, en partance de chez Red Bull au début de l'année prochaine.
Fernando Alonso, qui constitue l'un des piliers du plan de développement de l'écurie Aston Martin, et qui a prolongé de deux années supplémentaires au sein de l'équipe, a conscience du travail qui reste à accomplir pour se mêler aux équipes de pointe.
"Je suis impatient, mais nous avons beaucoup fait évoluer la voiture et nous n'avons pas obtenu les résultats escomptés", conclut-il. "Il s'agit maintenant de faire en sorte que, quelle que soit la voiture que nous apportons sur la piste, elle réponde à nos attentes et que nous devenions de plus en plus performants. Comme je l'ai dit, nous devons travailler dur, nous améliorer à chaque course, mais sans trop parler ou promettre."
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