Alonso : "Pour être le meilleur pilote au monde, il y a deux possibilités"

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Par : Basile Davoine
29 août 2018 à 07:00

Bien décidé à laisser une trace indélébile dans l'Histoire du sport automobile, Fernando Alonso renonce à le faire par le biais de la F1, mais plutôt en mettant en avant sa polyvalence.

Podium: vainqueur #8 Toyota Gazoo Racing Toyota TS050: Fernando Alonso
Fernando Alonso, McLaren MCL33, devant Stoffel Vandoorne, McLaren MCL33
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Michael Schumacher et Fernando Alonso
Daniel Ricciardo, Red Bull Racing, et Fernando Alonso, McLaren, en conférence de presse
Fernando Alonso, Andretti Autosport Honda
Fernando Alonso, McLaren
Fernando Alonso, McLaren MCL33
Fernando Alonso, McLaren, dans le garage
Fernando Alonso, McLaren MCL33
Fernando Alonso, McLaren, met son casque dans le garage

Après ses deux titres mondiaux chez Renault en 2005 et 2006, les passages successifs chez McLaren et Ferrari n'ont pas permis à Fernando Alonso d'ajouter au moins un sacre à un palmarès pour lequel il dit toutefois ne rien regretter. Afin de laisser une empreinte forte dans l'Histoire du sport automobile, l'Espagnol s'est tourné vers un autre objectif que celui d'accumuler les titres en F1 : la Triple Couronne, détenue à ce jour par le seul Graham Hill.

Il a coché la deuxième des trois cases nécessaires en remportant les 24 Heures du Mans avec Toyota cette année, tandis qu'un éventuel programme en IndyCar pourrait lui permettre en 2019 de tenter une deuxième fois sa chance aux 500 Miles d'Indianapolis.  

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"Je pense que les défis sont probablement plus grands que ceux que je peux trouver ici [en F1] l'année prochaine", ne cache pas Alonso. "La Triple Couronne est quelque chose dont je parle depuis plusieurs mois maintenant, voire années. Pour être le meilleur pilote au monde, il y a deux possibilités : remporter huit titres mondiaux en F1, ce qui est improbable pour moi, ou être le maître dans différents championnats, avec des voitures différentes."

"En Endurance, je crois que ça se passe plutôt bien pour moi en ce moment, je suis content des performances. À l'Indy 500, je me suis senti compétitif l'an dernier, et il y a d'autres disciplines qui peuvent vous placer à un niveau différent en sports mécaniques."

"Je pense que c'est un au revoir"

Dix jours après avoir officialisé sa décision pour 2019, Alonso retrouve ce week-end le paddock F1 à Spa-Francorchamps et entame ce qui pourrait vu comme une tournée d'adieux. Mais lui continue à parler d'au revoir, insistant sur la nécessité de laisser toutes les portes ouvertes en vue de l'avenir. La seule certitude à ce jour, c'est qu'il ne sera pas dans le cockpit d'une F1 la saison prochaine, mais rien ne dit qu'on ne l'y reverra plus jamais.

"Pour le moment, je pense que c'est un au revoir", insiste-t-il. "Vous savez, la vie change très vite. Et la vie m'a aussi enseigné par le passé à quel point les choses peuvent changer, en deux mois ou en un an. Comme je l'ai aussi dit dans le communiqué de presse lors de l'annonce de mon retrait, c'est pour laisser la porte ouverte, car je n'ai pas de boule de cristal pour savoir ce qui va se passer dans le futur. Alors comme je l'ai dit, pour moi c'est un au revoir, mais qui sait ce qui se passera ?"

Parmi les critères qui ont poussé le pilote espagnol à prendre la décision de quitter la Formule 1, il y avait la volonté d'être en capacité de le faire de son plein gré, plutôt que de vivre un moment où le départ se serait produit de manière contrainte et forcée.

"C'est une décision à laquelle j'ai probablement commencé à réfléchir l'an dernier, puis cette année il y a eu beaucoup de changements dans l'équipe, donc j'ai pensé que ça méritait de rester une saison de plus", explique-t-il. "Je prends du plaisir à piloter ces monoplaces avec ce règlement, les pneus larges, je m'amuse."

"Cette année, il y a deux mois, j'ai décidé que c'était le bon moment. Je me sens fort, j'ai le sentiment de piloter à un bon niveau et je veux dire au revoir à ce sport dans un moment où je suis fort, pas un moment où je ne me sens pas compétitif, ou bien où je n'ai pas ma place. Je préfère prendre ma propre décision et trouver un nouveau défi, plutôt que de voir la F1 peut-être ne plus s'offrir à moi."

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Auteur Basile Davoine
Type d'article Actualités