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Ferrari ne s'inquiète pas encore de la comparaison avec Red Bull

Très prudent face aux éléments qui peuvent être comparés de manière rationnelle lors des essais, Frédéric Vasseur attache davantage d'importance au balayage des différentes options techniques effectué par Ferrari à Bahreïn.

Charles Leclerc, Ferrari SF-23

Devant une Red Bull RB19 qui est apparue fiable et rapide lors des essais de Bahreïn, Frédéric Vasseur ne panique pas. Le nouveau directeur de Ferrari ne laisse aucune place au pessimisme alors que la Scuderia s'est concentrée sur son propre programme, notamment en travaillant sur les réglages plus que sur la quête de la performance pure. Il accorde également peu de crédit à la hiérarchie qui peut se dessiner à ce stade. Dans l'immédiat, le rythme de Red Bull n'est donc pas source d'inquiétude.

"Globalement, je pense que l'on peut être satisfait de nos essais", résume Frédéric Vasseur. "Dans l'ensemble, la voiture semble correcte au niveau de la performance, mais on ne connaît pas la charge de carburant des autres. Le plus important était de passer en revue tous les réglages, car on sait que l'image d'aujourd'hui est complètement différente de celle de la semaine prochaine. Je ne me souviens pas qui a fait le meilleur chrono l'an dernier à Bahreïn, mais il n'était pas en pole position pour la course. Et c'était la même chose il y a deux ans."

"Ce qui est vrai, c'est que sur un tour, on ne peut pas juger car on ne sait pas s'ils roulent avec 20, 30 ou 50 kg [de carburant] et ils ne savent pas si l'on roule avec 20, 30 ou 50 kg. C'est donc très difficile de dresser une quelconque comparaison. La seule chose que l'on peut juger, c'est quand on fait une simulation de course. Car si vous faites 55 tours sans vous arrêter, ça veut dire que vous êtes partis avec 110 kg. C'est la seule chose [où l'on peut savoir]."

"De notre côté, on a fait différentes tentatives, avec différents niveaux de carburant. Certaines solutions fonctionnaient, d'autres un peu moins. On doit tirer le meilleur de tout ça et faire une véritable analyse. Mais encore une fois, la semaine prochaine, même entre le départ et la fin de la course, ce sera une autre histoire. En fin de course à Bahreïn, la température [de piste] est très basse et ce sera complètement différent." 

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Au cours des trois journées d'essais, certains runs ont paru manquer de compétitivité chez Ferrari, mais la Scuderia assure avoir testé des directions de setup très différentes, dont certaines se sont clairement avérées incorrectes.

"Si tu commences les essais uniquement pour avoir un regard sur le niveau de performance de l'équipe, tu es mort", tranche Frédéric Vasseur, "parce qu'ensuite, tu vas réagir en fonction de la feuille des temps. Le plus important, c'est de cocher les cases qu'il faut et, franchement, sur ce point, on a fait du bon boulot. Il n'y avait que trois jours pour balayer toutes les options de réglages de la voiture et les éléments pour le développement. Quand on met tout bout à bout, ça semble correct."

Propos recueillis par Jonathan Noble

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