Ferrari cherche à mettre Mercedes sous une pression inhabituelle

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Ferrari cherche à mettre Mercedes sous une pression inhabituelle
Par : Basile Davoine
30 août 2018 à 13:45

Maurizio Arrivabene estime que la meilleure chance de Ferrari dans la quête du titre mondial est de mettre une grosse pression sur les épaules de Mercedes, qui n'y a pas été confronté ces dernières années.

Sebastian Vettel, Ferrari, dans le parc fermé
Sebastian Vettel, Ferrari SF71H, devant Lewis Hamilton, Mercedes AMG F1 W09
Sebastian Vettel, Ferrari, sur le podium
Sebastian Vettel, Ferrari SF71H
Maurizio Arrivabene, directeur de Ferrari
Maurizio Arrivabene, team principal Ferrari
Sebastian Vettel, Ferrari et David Sanchez, Ferrari sur le podium
Lewis Hamilton, Mercedes AMG F1 W09
Sebastian Vettel, Ferrari, dans le parc fermé

Avec sa victoire à Spa-Francorchamps le week-end dernier, Sebastian Vettel a réduit l'écart à 17 points sur Lewis Hamilton au championnat pilotes, démontrant que la deuxième partie de saison avait tout pour voir le duel se poursuivre entre les deux hommes. Mercedes a tout de même inscrit plus de points que Ferrari en Belgique, profitant de l'abandon de Kimi Räikkönen, mais les 15 unités qui séparent les deux écuries au championnat constructeurs ne sont pas grand-chose à huit Grands Prix de la fin de saison.

En arrivant dans son temple de Monza, la Scuderia se sent pousser des ailes après son succès belge, et aimerait profiter de cette dynamique pour offrir à ses Tifosi une victoire à domicile qu'ils attendent depuis 2010 (succès de Fernando Alonso). Alors que tout le monde désigne désormais le moteur Ferrari comme étant devenu la référence du plateau, les longues lignes droites du tracé italien pourraient être une aubaine.

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Dans son combat face à Mercedes, la firme au cheval cabré entend également exploiter un autre filon : celui d'une équipe allemande qui n'est pas habituée à la pression constante d'un autre concurrent, alors qu'elle a jusqu'ici dominé l'ère turbo hybride depuis 2014.

"Ils n'y sont pas habitués", estime Maurizio Arrivabene, directeur de la Scuderia Ferrari. "Ces dernières années, nous avions la tête basse, nous avons pris des coups de poing à gauche et à droite, mais nous nous sommes toujours relevés."

"Nous y sommes habitués. Eux ne le sont pas, alors le discours tenu aux gars est simple : maintenons-les sous pression. Tôt ou tard, lorsque nous les rattraperons, nous serons ceux qui sont agressifs et qui ont encaissé [les coups], en sachant à quel point ça fait mal. Désormais, il est temps de leur rendre."

Les propos de l'Italien viennent contrebalancer une réalité que certains pourraient juger toute autre, en estimant que la pression est surtout sur l'écurie de Maranello. Celle-ci arrive à Monza avec une étiquette de grandissime favorite, tout en ayant un écart à réduire sur Mercedes après avoir vu celui-ci s'accentuer en juillet alors que le niveau de performance semblait déjà avoir basculé de son côté.

Sans doute Maurizio Arrivabene en a-t-il conscience, mettant en garde ses troupes contre tout emballement consécutif au succès incontestable de Vettel dimanche dernier.

"C'est un redressement en cours, mais nous sommes toujours derrière [Mercedes]", prévient-il. "Nous devons nous mettre dans la tête que, si nous remportons un Grand Prix, nous n'avons pas pour autant gagné le championnat, et c'est notre objectif. Nous devons mettre Mercedes sous pression, ce à quoi ils ne sont pas habitués."

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