La forme actuelle de Ferrari laisse Sainz avec un goût "doux-amer"
Les récentes performances de Carlos Sainz au volant d'une Ferrari SF-24 en pleine renaissance frustrent le pilote espagnol, qui se prépare à quitter l'écurie italienne pour rejoindre Williams la saison prochaine.
Photo de : Sam Bloxham / Motorsport Images
Dans une saison où les performances sont aussi serrées, la moindre amélioration a une importance capitale. Si celle-ci fonctionne, vous pouvez vous retrouver au sommet de la hiérarchie, vous battre pour des pole positions, des victoires et pourquoi pas, le championnat du monde. Mais dans le cas contraire, si une évolution s'avère inefficace, vous pouvez prendre un retard considérable sur vos rivaux.
Lorsque l'on utilise les expression "montagnes russes" ou "en dents de scie", c'est exactement ce qui résume la saison de la Scuderia Ferrari. Après un début de saison fructueux avec neuf podiums dont deux victoires, l'écurie italienne jouait à ce moment-là dans la même cour que McLaren, qui était encore à la poursuite de Red Bull, sans concurrence.
Seulement, des évolutions apportées par Maranello lors du Grand Prix d'Espagne ont paralysé les performances de Ferrari, qui a dû faire face à un problème de rebonds dans les virages à grande vitesse. Un problème qui a suivi le Cheval Cabré dans une période de six manches, où Carlos Sainz et Charles Leclerc ont su limiter les dégâts en réalisant trois podiums.
Malgré une contre-performance à Singapour, c'est à partir du Grand Prix d'Italie et la victoire de Charles Leclerc que Ferrari a connu un regain de forme qui l'a fait passer de la quatrième force du plateau jusqu'à venir titiller McLaren et Max Verstappen dans la lutte pour les championnats du monde des pilotes et des constructeurs. Le doublé réalisé la semaine dernière à Austin est la meilleure illustration du retour de Ferrari aux avant-postes.
Ce week-end au Mexique, Carlos Sainz s'est montré le plus rapide depuis vendredi, jusqu'à prendre la pole position lors de la séance de qualifications. L'Espagnol dispute sa quatrième saison au sein de la Scuderia Ferrari, mais il s'envolera pour rejoindre Williams à partir de l'année prochaine, Ferrari ayant recruté Lewis Hamilton à l'aube de la saison 2024.
Encouragé par les performances récentes de l'écurie italienne, Carlos Sainz a admis que sa pole position au Grand Prix de Mexico avait un goût "doux-amer", estimant que Ferrari pourrait être dans la lutte au titre constructeur la saison prochaine.
"C'est très agréable, compte tenu de la qualité de la voiture, de mon bon pilotage récent, je suis évidemment optimiste pour les cinq dernières courses", a-t-il déclaré. "En même temps, c'est doux-amer parce que cela me donne le sentiment que Ferrari pourrait être dans la lutte pour le championnat du monde l'année prochaine et que je ne serai pas là pour en profiter."
"J'ai l'impression d'avoir joué un rôle important dans cette équipe au cours des quatre dernières années en essayant de la préparer à se battre pour le championnat l'année prochaine. Et le fait que je pilote bien, que je sois rapide avec la voiture et que je parte dans cinq courses me laisse un peu... je ne sais pas comment le dire, mais pas avec un très bon sentiment."
Le top 3 en qualifs : Max Verstappen, Red Bull Racing, le poleman Carlos Sainz, Scuderia Ferrari, Lando Norris, McLaren F1 Team
Photo de: Mark Sutton / Motorsport Images
"Mais c'est comme ça. Je vais essayer de gagner plus de courses, de monter sur le podium le plus longtemps possible pendant ces cinq courses et d'en profiter. Ensuite, nous penserons à l'année prochaine."
À seulement 48 points de McLaren en tête du classement constructeur, Ferrari peut encore croire à ses chances de ramener le titre à Maranello. Seulement, le point faible de la Scuderia dans les virages à haute vitesse pourrait lui porter préjudice lors de la manche au Qatar. Malgré tout, Sainz s'attend à ce que l'écurie italienne performe sur d'autres tracés d'ici la fin de la saison.
"Nous manquons encore de vitesse dans les virages rapides, surtout en mode qualifications, ce qui me fait penser que le Qatar sera encore une course difficile pour nous", a expliqué le pilote de 30 ans. "Mais sur tous les autres circuits, nous espérons être dans le coup, cela nous donne une chance de gagner sur presque tous les circuits, à l'exception du Qatar qui, à mon avis, n'est pas du tout un circuit pour Ferrari."
Partager ou sauvegarder cet article
Abonnez-vous pour accéder aux articles de Motorsport.com avec votre bloqueur de publicité.
De la Formule 1 au MotoGP, nous couvrons les plus grands championnats depuis les circuits parce que nous aimons notre sport, tout comme vous. Afin de continuer à vous faire vivre les sports mécaniques de l'intérieur avec des experts du milieu, notre site Internet affiche de la publicité. Nous souhaitons néanmoins vous donner la possibilité de profiter du site sans publicité et sans tracking, avec votre logiciel adblocker.
Meilleurs commentaires