Hadjar n'avait "jamais raté un week-end de course"
Sur la touche à cause d'une blessure au poignet, Isack Hadjar a dû prendre son mal en patience pendant le Grand Prix des Pays-Bas.
Isack Hadjar, Red Bull Racing
Photo de : Red Bull Content Pool
Rater un week-end de course, Isack Hadjar n'avait jamais connu ça. Blessé au poignet, le Français a pourtant dû se résoudre à laisser le baquet de sa Red Bull à Liam Lawson pour le Grand Prix des Pays-Bas. Suivant les avis médicaux l'incitant à ne prendre aucun risque dans l'espoir de pouvoir reprendre la compétition dès le Grand Prix d'Italie, il a suivi l'épreuve depuis le stand de son écurie à Zandvoort.
Arrivé vendredi matin sur le circuit, il entendait ne rien manquer du week-end pour au moins en tirer quelque chose pour la suite, alors que le niveau de la RB22 laisse encore à désirer. Une patience contrainte et contre-nature, mais nécessaire.
"C'est chiant de rater une course", a confié Isack Hadjar dans les colonnes de L'Équipe. "Je pilote en compétition depuis que j'ai 7 ans, j'en ai 21 et je n'avais jamais raté un week-end de course parce que j'étais blessé. Ça fait bizarre de ne pas participer, de vivre ça de l'extérieur. C'est étrange mais c'est comme ça."
Liam Lawson a assuré l'intérim dans la Red Bull.
Photo de: Eric Le Galliot
"On sort de la pause estivale, donc ça fait du bien d'être là et d'être dans le rythme de la F1. Je peux aussi voir comment mon équipe travaille. Il y a toujours des choses à apprendre. Durant un week-end, habituellement, je suis dans un tunnel et je peux rater des informations qui peuvent m'être utiles."
Impuissant, Isack Hadjar a assisté à l'accident spectaculaire de Max Verstappen dès le premier tour, tandis que le pigiste Liam Lawson, sérieux, a ramené les six points de la septième place. Le pilote tricolore a également précisé son échange avec Marc Márquez, le champion de MotoGP lui ayant lui aussi préconisé la patience.
"Nous avons échangé des messages vocaux", a confirmé Isack Hadjar. "J'ai son contact et je me suis dit que s'il y avait bien un pilote qui s'y connaissait en blessure, c'était lui. J'ai reçu beaucoup d'avis médicaux, mais je voulais parler de pilote à pilote, avoir le ressenti de quelqu'un qui a déjà vécu ça. Et même lui m'a confirmé que ce n'était pas grave de rester un week-end sur le banc."
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