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Hamilton agacé par le traitement médiatique de ses échanges radio

Lewis Hamilton estime que les difficultés de communication avec son nouvel ingénieur de course chez Ferrari, Riccardo Adami, ont été "exagérées" par les médias.

Lewis Hamilton, Ferrari

Photo de : Ferrari

Quelques jours après son premier Grand Prix en rouge en Australie, Lewis Hamilton s'est montré quelque peu agacé par la façon dont les échanges avec son ingénieur de course chez Ferrari, Riccardo Adami, ont été traités par les médias.

Il faut dire que la diffusion TV de l'épreuve par la réalisation internationale a beaucoup insisté sur ces communications, les premières entre eux dans des circonstances de course réelles. Même si, comme toujours, il ne s'agit que d'instantanés pris dans une vaste majorité de messages échangés sans problème au fil de deux heures d'épreuve, l'impression laissée aura été celle de deux hommes dont les violons ne sont pas encore accordés.

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Entre un Hamilton qui apprend sa voiture ainsi que son ingénieur et un Adami qui apprend son pilote (après avoir travaillé avec Sebastian Vettel et Carlos Sainz), les messages ont parfois été discordants. Rien d'inquiétant en soi pour une relation qui débute, mais forcément une situation brouillonne mise en lumière par la réalisation de la FOM et reprise ensuite dans les médias, le tout dans le contexte plus général de la médiatisation importante de l'alliance entre le pilote et l'écurie. 

Interrogé sur le sujet pour Sky Sports, Hamilton s'est montré plutôt déconcerté par la proportion prise par ces échanges : "Naturellement, tout le monde a exagéré. C'était littéralement un va-et-vient [entre nous]."

"J'ai été très poli dans la manière dont j'ai suggéré la chose. J'ai dit : 'Laisse-moi faire, s'il te plaît'. Je n'ai pas dit : 'Va te faire foutre'. Je ne jurais pas. À ce moment-là, j'avais vraiment du mal avec la voiture et j'avais besoin de me concentrer sur certaines choses. Nous apprenons à nous connaître. Il a évidemment eu affaire à deux champions ou plus dans le passé et il n'y a pas de problème entre nous."

Lewis Hamilton, Ferrari

Lewis Hamilton, Ferrari

Photo de: Glenn Dunbar / Motorsport Images

"Allez écouter les échanges radio avec les autres et leurs ingénieurs, c'est bien pire", a ajouté Hamilton, avant de faire directement référence aux échanges parfois houleux qu'il peut ou qu'il y a pu y avoir entre Max Verstappen et son ingénieur Gianpiero Lambiase. "Les conversations que Max a eues avec son ingénieur au fil des ans, la violence que subit ce pauvre bougre, vous n'en parlez jamais, mais vous avez rapporté la moindre petite discussion que j'ai eue avec le mien."

"En fin de compte, nous apprenons littéralement à nous connaître. Après, je lui dis : 'Hé, mon pote, je n'ai pas besoin de cette information, mais si tu veux me la donner, c'est à ce moment-là que j'aimerais que tu le fasses. Voilà comment que je sens dans la voiture et, à ces moments-là j'ai besoin de l'information et à d'autres non'. C'est de ce dont il est question. Il n'y a pas de problèmes, on fait ça avec le sourire et on passe à autre chose."

L'an passé toutefois, lors du GP de Hongrie, la colère de Max Verstappen, qui s'était répercutée sur son ingénieur de course avait été largement commentée. De plus en plus frustré par la stratégie de son équipe lors d'une course particulièrement laborieuse, le Néerlandais avait lancé : "Non, mon pote, ne me raconte pas de conneries. Vous m'avez donné cette putain de stratégie, d'accord ? J'essaie de sauver ce qui reste. Putain de merde", avait-il notamment lâché. Les deux hommes avaient mis les choses au clair par la suite.

Avec Filip Cleeren

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