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Hamilton a besoin de temps mais "ne blâme pas ceux qui ne le savent pas"

Conscient qu'il serait difficile de "gagner tout de suite" chez Ferrari, Lewis Hamilton veut y bâtir quelque chose, mais n'en veut pas aux plus impatients.

Lewis Hamilton, Ferrari

Photo de : James Sutton / LAT Images via Getty Images

Lewis Hamilton n'est plus monté sur un podium en Grand Prix depuis bientôt un an. C'était à Las Vegas en 2024, avec Mercedes. Alors qu'approche la fin de sa première saison chez Ferrari, le septuple champion du monde a récemment donné des signes de progrès mais n'est pas encore monté sur la boîte tout de rouge vêtu (exception faite du sprint en Chine). Malgré ses 40 ans, le temps nécessaire pour réussir avec la Scuderia est incompressible, et il l'assume.

"Je savais que nous lier [avec Ferrari] aurait une énorme incidence", explique-t-il dans une interview publiée par Ferrari. "Mais quand ça se réalise, tu te dis quand même : 'C'est encore plus puissant que ce que j'imaginais'. C'est magnifique, et il y a eu beaucoup de points positifs, même si cela s'accompagne aussi d'une grande responsabilité et d'un certain poids. Tout le monde s'attend à gagner tout de suite, mais Rome ne s'est pas faite en un jour. Combien de temps ça a pris, d'ailleurs ?"

"Ce n'est que quand tu fais partie d'une équipe que tu peux vraiment et pleinement comprendre comment elle fonctionne, et comment la F1 fonctionne. Sinon, tu ne peux pas imaginer comment la machine tourne réellement."

"Je suis en F1 depuis très longtemps, mais quand je suis arrivé dans cette équipe, c'était à nouveau quelque chose de différent. Donc je ne blâme pas les gens qui ne le savent pas. Tout ce que je peux faire, c'est continuer à me concentrer sur ce que je peux contrôler : ma préparation, mon travail avec l'équipe. La façon dont je me présente chaque jour et l'attitude positive que je garde."

Hamilton était "inquiet des différences culturelles"

La premier podium avec Ferrari se fait attendre pour Hamilton.

La premier podium avec Ferrari se fait attendre pour Hamilton.

Photo de: Hector Vivas / Getty Images

Pour Lewis Hamilton, il y a eu la communication parfaitement maîtrisée du début d'année, puis la période très difficile de l'été au volant d'une monoplace compliquée à apprivoiser. Le Britannique n'avait pas sous-estimé ce défi et continue de le relever. En revanche, il admet aujourd'hui avoir craint le choc culturel de son arrivée à Maranello. 

"C'est tellement particulier ici", assure-t-il. "Le rouge est l'une de mes couleurs préférées. Ferrari, c'est l'histoire, l'écusson et ce qu'il symbolise. Les voitures sont des chefs-d'œuvre. C'est la langue, la culture, la cuisine. C'est dans la manière dont les Italiens expriment la passion pour tout. Au fil des années, différentes cultures se sont mélangées et ils ont attiré des gens de tous horizons, mais au fond, Ferrari reste italienne."

"Je n'aurais jamais pensé avoir un rôle ici. Honnêtement, j'étais inquiet des différences culturelles, mais une fois sur place, on voit bien que tout le monde est très ouvert d'esprit. Au final, c'est une relation d'humain à humain. Quand on construit des ponts, tout le reste s'efface."

Lewis Hamilton confie que les autres écuries de la grille "sont un peu moins hautes en couleur" et ajoute :  "Elles ont tous leurs qualités, mais les Italiens montrent plus ouvertement leurs émotions, pour le meilleur et pour le pire, mais surtout pour le meilleur, je crois."

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