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Hamilton : La Mercedes W12, une "sacrée diva"

Selon Lewis Hamilton, il est difficile de perfectionner les réglages de la Mercedes W12, une monoplace capricieuse.

Lewis Hamilton, Mercedes W12

Même si 20 Grands Prix ont déjà eu lieu cette saison et même si des centaines de points ont déjà été distribuées, il est encore impossible de donner le nom des vainqueurs des titres pilotes et constructeurs. Ainsi, rien ne garantit que Mercedes remportera un huitième titre consécutif au soir du Grand Prix d'Abu Dhabi. Auteur de performances irrégulières tout au long de l'année, la marque à l'étoile ne compte aujourd'hui que cinq unités d'avance sur Red Bull, qui a pourtant remporté plus de victoires.

Nettement au-dessus de la concurrence depuis 2014, Mercedes a particulièrement souffert de la mise en place de nouvelles règles concernant le fond plat et le train arrière des monoplaces, avantageant les équipes utilisant une philosophie à forte inclinaison vers l'avant, Red Bull en tête de liste.

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Par conséquent, et Lewis Hamilton l'a confirmé lors d'un entretien semi-exclusif avec Motorsport.com, Mercedes a eu de grandes difficultés à débloquer le plein potentiel de sa monoplace, la W12. Selon le pilote Britannique, le comportement difficile de sa monture surpasse celui de la W08 de 2017, que Toto Wolff avait qualifiée de "diva".

"Je dirais que je suis plus motivé que jamais", a indiqué le septuple Champion du monde. "Globalement, je suis très content de ma motivation et de mes performances. Je dirais que ce que j'ai remarqué cette année – et c'est juste un fait – c'est que la voiture est très, très dure à régler. Je ne me rappelle pas si c'était l'an dernier que Toto disait que c'était une diva, mais celle-là, c'est une sacrée diva !"

"En plus, nous avons moins de temps d'essais, c'est plus dur de régler la voiture dans la bonne fenêtre. Par conséquent, quand la voiture n'est pas dans la bonne fenêtre, on limite juste notre potentiel. Je ne suis donc pas capable de tirer le meilleur de mes capacités en raison des réglages qui ne sont pas ce qu'il faut, et c'est très, très dur d'avoir les bons réglages. [Au GP de São Paulo] j'ai fait de la voiture exactement ce que je voulais. Dans le mille, littéralement. Mais nous ne l'avons peut-être fait qu'une ou deux fois cette année. Je dirais que nous l'avions peut-être optimisée [au Brésil] mais la plupart du temps, ce n'est pas le cas."

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En marge de la saison 2021 et des nouvelles règles, Mercedes s'attendait à ce que la réduction du niveau d'appui à l'arrière réduise fortement ses performances. Le constat avait été rude aux essais de pré-saison de Bahreïn et avait même contraint l'équipe à effectuer une journée de roulage supplémentaire dans le but de mieux comprendre son handicap.

Bien que l'écurie allemande ait fini par redresser la barre, Hamilton a révélé que la tâche n'avait pas été simplifiée par les différentes homologations ayant limité le champ d'action des équipes : "Nous savions que nous allions perdre tout cet appui, et une fois que nous avons compris combien d'appui nous avions perdu, toutes les caractéristiques de la voiture étaient décalées : ce sur quoi nous avions travaillé pendant tant d'années, trouver les réglages parfaits pour la voiture… C'est un cauchemar à compenser : utiliser les outils quand on ne peut rien changer…. C'est comme ça, il faut essayer de trouver des manières intelligentes de composer avec le manque d'appui."

"Il y a beaucoup d'éléments qui ont rendu ça plus dur que jamais. C'est la voiture la plus dure à régler, et j'ai fait beaucoup d'essais sur le simulateur. Mais même quand on passe la journée sur le simulateur, ce dernier ne correspond pas à ce qu'il est censé être : le niveau d'adhérence n'est pas le bon, ou l'effet du vent n'est pas le bon, ou la dégradation thermique est mal réglée, alors on en tire des chiffres bidon. Il faut donc faire attention aux données que l'on reçoit et aux décisions que l'on prend. Ça a été les montagnes russes."

Abonnez-vous à Motorsport.com Prime pour lire l'interview complète de Lewis Hamilton.

Propos recueillis par Jonathan Noble

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