"Circuit à très haut risque" et "chaotique" : les premières impressions au Madring
Alors que le spectaculaire circuit du Madring a officiellement fait ses débuts vendredi, les premiers avis des pilotes ont pu être recueillis à l'issue des deux premières séances d'essais libres du Grand Prix d'Espagne.
Photo de : Simon Galloway / LAT Images via Getty Images
Au Grand Prix d'Espagne, le nouveau circuit du Madring a reçu les éloges de plusieurs pilotes, qui ont salué son tracé exigeant, même si tous ne sont pas aussi enthousiastes.
Après avoir découvert le tracé de 5,4 km sur simulateur, les pilotes s'attendaient à vivre l'un des week-ends les plus difficiles de la saison sur un circuit qui combine le caractère impitoyable d'un tracé urbain avec de nombreux virages à moyenne et haute vitesse.
Mais rien ne vaut la réalité et, après deux séances d'essais libres d'une heure au cours desquelles les pilotes ont clairement fait preuve d'une prudence accrue pour ne pas se faire piéger par l'absence de zones de dégagement, les premières impressions sont tombées.
"Honnêtement, c'est plus difficile que certains circuits", a déclaré Oscar Piastri, qui a terminé la journée à la cinquième place alors que McLaren peinait en performance pure face à ses rivaux. "Il y a beaucoup de portions ici où on ne frôle pas vraiment les murs, on se dirige plutôt vers eux ou on tourne en leur direction, puis il faut les éviter."
"Ça rend les choses assez difficiles. Tout le monde est encore en train de prendre ses marques, mais quand on trouve un bon rythme sur un tour, c'est plutôt plaisant."
À l'exception d'un accident en EL2 pour Arvid Lindblad au volant de sa Racing Bulls, la journée s'est déroulée sans incident majeur. Les zones de freinage ont donné du fil à retordre aux pilotes, qui se sont montrés prudents pour éviter les blocages de roues, tandis que l'usure des pneus, l'évolution rapide de l'adhérence et le trafic ont constitué certains des principaux problèmes.
Charles Leclerc, chez Ferrari, a déclaré : "C'était passionnant de piloter sur le circuit de Madrid aujourd'hui. C'est un tracé urbain exigeant, le type de circuit que j'apprécie généralement, et celui-ci ne fait pas exception. J'ai été plutôt impressionné par le niveau d'adhérence déjà présent, compte tenu du fait qu'il s'agit d'un circuit complètement nouveau, avec encore très peu de gomme déposée."
Charles Leclerc (Ferrari)
Photo de: Sam Bagnall / Sutton Images via Getty Images
La journée de George Russell a confirmé son sentiment selon lequel le Madring était un "circuit à très haut risque", même s'il s'est inquiété du fait que les dépassements seraient "très difficiles", un sentiment largement partagé dans le paddock.
Les commentaires les plus enthousiastes sont venus de Sergio Pérez, qui n'avait pas grand-chose à retenir des performances de sa Cadillac, mais s'est montré particulièrement élogieux envers le Madring, sur et en dehors de la piste. "C'est vraiment un circuit génial, un très beau site", a déclaré le Mexicain. "Je suis vraiment heureux d'être ici à Madrid. Je pense que ce sera clairement la meilleure course en Europe."
"Les qualifications vont être chaotiques demain et la course de dimanche le sera évidemment aussi, donc il peut se passer beaucoup de choses. J'ai vraiment hâte d'y être et nous devons simplement nous assurer d'être capables de réaliser un week-end parfait."
Tout le monde n'est toutefois pas aussi enthousiaste que Pérez. Max Verstappen n'a jamais été le plus grand amateur des circuits urbains et ce que le Madring a à offrir n'a pas changé son opinion.
"Je ne sais pas. Je ne suis pas fan des circuits urbains, donc ça ne changera jamais", a déclaré le quadruple champion du monde. "Je préférerai toujours piloter sur un circuit comme Spa. Ce qu'ils ont fait dans la manière dont ils ont tout construit, c'est du très bon travail. Mais je ne suis pas fan des circuits urbains."
Fernando Alonso (Aston Martin)
Photo de: Andy Hone/ LAT Images via Getty Images
Même si le Madring ne met pas particulièrement à rude épreuve les unités de puissance, confrontées à des réserves d'énergie limitées, ce qui perturbe les pilotes et les équipes est l'impact de l'évolution rapide de la piste sur la manière dont ils gèrent leur déploiement d'énergie. Cela a notamment compliqué la tâche de Fernando Alonso au volant de l'Aston Martin à moteur Honda.
"Ce sera toujours délicat de trouver le bon compromis entre la température des pneus et l'état de charge de la batterie en fin de tour", a déclaré l'Espagnol. "Parfois, si on adopte un style de pilotage différent dans les derniers virages, il semble que l'on soit très sensibles à cela avec le moteur Honda."
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