Le recours de Haas "n'a pas de sens" selon McLaren
La droit de révision exercé par Haas pour le Grand Prix des États-Unis peine à convaincre McLaren et Williams.
Disputé il y a deux semaines maintenant, le Grand Prix des États-Unis fait de nouveau parler de lui depuis samedi et l'annonce d'un droit de révision exercé par Haas auprès de la FIA.
L'écurie américaine estime que de nombreuses infractions aux limites de piste dans le virage 6 à Austin n'ont pas été sanctionnées par la FIA et, après étude des caméras embarquées, elle espère que ces éléments seront considérés comme "nouveaux" par les commissaires, condition impérative pour entraîner l'ouverture d'une enquête.
Plusieurs écuries s'étaient interrogées sur cette situation mais la FIA a indiqué que les caméras de vidéosurveillance dans ce virage étaient insuffisantes pour permettre un contrôle efficace et cohérent des limites de piste à cet endroit pendant le week-end. Une réponse qui ne convient donc pas à Haas, selon qui Sergio Pérez (Red Bull), Lance Stroll (Aston Martin), Alexander Albon et Logan Sargeant (Williams) ont tous enfreints la règle dans le virage 6 à de multiples reprises.
Ces quatre pilotes ont terminé dans les points, soit devant Nico Hülkenberg, 11e, ce qui a motivé Haas à exercer ce droit de révision qui pourrait, en cas de succès, avoir une incidence sur le championnat constructeurs. La démarche fait toutefois grincer des dents, y compris chez ceux qui ne sont pas concernés. Pour Andrea Stella, elle ne répond à aucune logique.
"Pendant la course, on est occupé par beaucoup de choses", rappelle le directeur de McLaren. "Et la seule chose à laquelle on a prêté attention, c'est l'information venant de la direction de course concernant les chronos effacés, car c'est le retour officiel que l'on reçoit et c'est ce qui compte. On adapte alors le pilotage, on adapte l'attaque, on adapte la course en fonction des informations dont on dispose."
Chaque pilote dispose en effet de trois jokers avant d'être averti, une infraction supplémentaire entraînant alors une pénalité de 5 secondes.
"Je pense que ça n'a pas de sens de revenir en arrière, parce que si l'on avait eu les informations, tous les concurrents auraient pu adapter leur manière d'agir", poursuit Andrea Stella. "Ce n'est donc certainement pas quelque chose sur quoi on peut agir a posteriori, parce que ça a une incidence sur ce que l'on fait sur le moment. Selon moi, Haas a le droit de formuler cette requête, mais je pense que ce qu'il faut, c'est un moyen plus solide de déterminer les limites de la piste et de les contrôler. Une fois qu'un Grand Prix est passé, c'est fini, il faut passer au suivant."
Directement concerné par cette affaire, qui va nécessiter de réunir les commissaires du Grand Prix des États-Unis dans les jours qui viennent, Logan Sargeant partage le sentiment d'Andrea Stella.
"Pour moi, franchement, c'est un peu ridicule", juge celui qui a inscrit à Austin son premier point en Formule 1, après les disqualifications de Lewis Hamilton et Charles Leclerc. "S'ils ne surveillent pas pendant la course et ne sont pas capables de nous dire que l'on est au-delà des limites à cet endroit, alors franchement, à mon avis, ce n'est pas notre faute."
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