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Stroll : Même à 30M$ par an, Newey est une "bonne affaire"

Lawrence Stroll estime que la venue d'Adrian Newey, qu'importe son coût, est une "bonne affaire" pour Aston Martin.

Adrian Newey et Lawrence Stroll, propriétaire d'Aston Martin F1 Team

Adrian Newey va arriver chez Aston Martin en mars 2025, en tant qu'actionnaire et d'associé à la gestion technique de l'écurie britannique. Pour Lawrence Stroll, à la tête de la structure de Silverstone, ce gros coup sur le marché des transferts est avant tout "une bonne affaire", en dépit d'un salaire plaçant a priori le technicien britannique de 65 ans au niveau de ce que touchent les meilleurs pilotes.

La nouvelle de ce nouveau chapitre dans la carrière de Newey a donc été révélée ce mardi, un peu plus de quatre mois après l'annonce de la fin de collaboration avec Red Bull, débutée en 2006. Lors de la conférence de presse qui a suivi, Stroll a été invité à réagir à ce recrutement sur fond de rumeurs évoquant des émoluments autour des 25 à 30 millions de dollars par an, sans compter les bonus.

Pour le Canadien, il est clair que l'arrivée de Newey au sein d'Aston Martin dépasse la simple question de son prix : "Je peux vous dire qu'Adrian est une bonne affaire. Je suis dans les affaires depuis plus de 40 ans et je n'ai jamais été aussi sûr de moi. Il ne s'agit pas d'un investissement. Il est actionnaire et partenaire. C'est le meilleur partenaire que je puisse amener dans une entreprise, et nous avons l'intention de rester ici très longtemps ensemble. C'est donc relativement peu coûteux pour tout ce qu'Adrian apporte dans le partenariat qui sera le nôtre."

Adrian Newey et Lawrence Stroll

Adrian Newey et Lawrence Stroll

Photo de: Aston Martin Racing

Cette "bonne affaire" suit un certain nombre de recrutements déjà ambitieux opérés ces dernières années dans le cadre de l'effort de Stroll pour faire d'Aston Martin une écurie de pointe. La plus récente recrue de poids a été Enrico Cardile, ancien directeur technique châssis de Ferrari, mais les arrivées de Dan Fallows, Luca Furbatto ou encore Andy Cowell ne sont pas passées inaperçues.

Interrogé sur la façon dont Newey allait s'intégrer dans ce pool d'ingénieurs de talents, Stroll ne passe pas par quatre chemins : il n'intégrera pas la structure technique actuelle, il décidera lui-même de ce que sera cette structure à l'avenir.

"Adrian nous rejoint en tant qu'associé à la gestion technique. Il sera le leader de l'équipe technique – un leader également dans la compagnie, l'entreprise en tant que partenaire et actionnaire, donc je laisse la structure [technique] à Adrian, qui est beaucoup plus compétent que moi. Nous disposons d'une équipe solide, dont certains membres ont déjà travaillé avec Adrian. Il sera là au jour le jour, il sera là à plein temps, engagé en Formule 1, donnant des directives et une direction à son équipe."

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Logiquement, Stroll voit en Newey une pièce particulièrement importante du puzzle qui a commencé à se mettre en place à son arrivée aux commandes de l'équipe, il y a six ans : "De nombreuses pièces du puzzle ont été posées depuis que nous avons commencé il y a six ans. Nous avons fait d'Aramco notre partenaire, et le fait de pouvoir faire travailler Honda exclusivement pour nous pendant les cinq années suivant l'entrée en vigueur de la nouvelle réglementation [est important]."

"Adrian est un élément clé, clé, clé, et la plus grosse pièce du puzzle, certainement du point de vue du leadership technique, sachant qu'il dirigera l'équipe – et je pense que cela aura un effet de ruissellement dans l'ensemble de l'organisation."

Propos recueillis par Filip Cleeren

VIDÉO - LIVE - L'annonce d'Adrian Newey par Aston Martin

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