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Tsunoda était "à la plage" quand Red Bull l'a appelé : "Je ne me sens ni perdu ni dépassé"

Remplaçant du remplaçant, Yuki Tsunoda va disputer son premier Grand Prix en 2026. Il bénéficie à Zandvoort du forfait d'Isack Hadjar chez Red Bull, où Liam Lawson assure l'intérim.

Yuki Tsunoda, Racing Bulls

Photo de : Simon Galloway / LAT Images via Getty Images

En vacances en Grèce cette semaine, Yuki Tsunoda n'avait pas du tout prévu de se retrouver dans une Formule 1 au Grand Prix des Pays-Bas. Appelé à prendre la suite de Liam Lawson chez Red Bull à Zandvoort, il a saisi cette opportunité avec enthousiasme et s'est longuement entretenu avec la presse ce jeudi dans le paddock. Morceaux choisis. 

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Yuki, quel effet cela vous fait-il d'être de retour ?

C'est sympa. C'est quelque chose de très inattendu. Je suis en fait assez calme et j'ai hâte d'être à demain.

Vous souriez. Vous avez l'air très heureux.

Je ne peux pas être triste. C'est un moment que j'attendais et j'avais vraiment envie de le vivre. Évidemment, cela dépend toujours des pilotes qui disputent la saison. Je ne sais pas… ce n'était ni frustrant ni stressant. À chaque Grand Prix, en regardant depuis mon écran, je me disais que je voulais vraiment être de retour et piloter.

Je ne me fixe aucune attente.

À quel point vous sentez-vous prêt pour ces voitures, sachant que tout est pratiquement nouveau en F1 ?

Physiquement et mentalement, je pense être suffisamment affûté. Je m'entraînais presque tous les jours depuis longtemps. J'avais beaucoup de temps pour m'entraîner puisque je n'avais rien d'autre à faire. J'ai également effectué quatre séances d'essais TPC, au cours desquelles j'ai disputé cinq distances de course. Je suis donc plutôt affûté et j'ai acquis une bonne expérience ainsi que de bonnes sensations au volant lors de ces TPC.

Tout ce qu'il me reste à faire, c'est m'habituer à cette voiture qui, je pense, est assez différente. Il y a aussi les procédures, notamment la façon de démarrer et tout le reste. Je pense qu'avoir une seule séance d'essais libres va être compliqué, mais c'est pour cela que je ne me fixe aucune attente. Pour l'instant, je veux simplement profiter et m'amuser, ce que j'attendais depuis longtemps.

Dans quelle mesure avez-vous été impliqué dans le développement de la voiture et dans toutes les procédures, le simulateur, etc. ? La gestion de l'énergie, notamment, est probablement complètement nouvelle pour vous.

J'ai été assez souvent présent sur les circuits cette année avec Red Bull. Je ne leur donnais pas nécessairement beaucoup de retours, car j'étais davantage avec les ingénieurs et je recevais les retours des pilotes. J'ai participé à toutes les réunions et, si je remarquais quelque chose de différent de mon point de vue, je le signalais.

Mais c'était davantage le fait d'être présent, d'observer ce qu'ils faisaient et de faire des séances au simulateur pour comprendre les règlements. Il y avait aussi, selon les circuits, les différences en matière de déploiement d'énergie et ce genre de choses. Mais en termes d'implication dans le développement, je ne dirais pas que j'ai fait beaucoup de choses… pas vraiment. En revanche, mes retours au simulateur ont probablement été utiles.

Le dernier Grand Prix de Yuki Tsunoda remonte à Abu Dhabi 2025, avec Red Bull.

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Photo de: Erik Junius

Mais pour être clair, vous aviez déjà fait du simulateur avant de savoir que vous alliez vous retrouver ici ? Ou avez-vous commencé à travailler au simulateur en sachant que vous alliez venir ?

Non, non, j'avais déjà commencé les séances au simulateur en février ou quelque chose comme ça. Et je leur donnais beaucoup de retours, notamment sur les réglages qu'ils voulaient essayer.

Comme vous l'avez dit, vous avez passé la plupart de votre temps avec Red Bull. Quelle connaissance avez-vous de cette voiture et de cette équipe ? Vous connaissez bien sûr très bien l'équipe, mais en ce qui concerne Racing Bulls, à quel point connaissez-vous la voiture et avez-vous travaillé sur son simulateur ?

Honnêtement, hier était la première fois que je montais dans le simulateur de Racing Bulls, littéralement. Donc, en termes de compréhension de la voiture, je suis certain d'en savoir davantage sur celle de Red Bull. Mais en ce qui concerne les boutons du volant et tout le reste, je savais qu'il n'y avait pas beaucoup de différences par rapport à l'an dernier. Je sais donc où toucher les boutons et à quoi ils servent.

Dans ce domaine, les différences entre Racing Bulls et Red Bull sont toujours assez réduites en matière de technologies. Depuis le changement de règlement de l'an dernier, je pense que l'écart reste plus ou moins le même. Donc, je n'ai pas énormément d'informations provenant de cette équipe pour le moment, mais je ne me sens ni perdu ni dépassé. La plupart des choses correspondent à ce à quoi je m'attendais et je pense que la transition entre Red Bull et Racing Bulls sera assez fluide.

Cela m'est égal de savoir quelle voiture je pilote.

Comment avez-vous appris la nouvelle ? Quelqu'un vous a appelé ?

J'étais avec mon manager et d'autres amis en Grèce, où nous passions du temps ensemble, et j'étais à la plage. Je ne veux pas donner lieu à une autre interprétation : j'étais simplement à la plage tout le temps et je continuais à m'entraîner. Mais au moment où j'ai reçu un appel, j'étais à la plage, très détendu, en train de regarder le magnifique océan.

Et soudain, j'ai reçu cet appel : "OK, tu dois aller au Royaume-Uni." Je me suis dit : "OK, je ne suis en Grèce que depuis 24 heures et vous voulez déjà que j'aille au Royaume-Uni". J'ai demandé pourquoi : "Tu pourrais peut-être courir ce week-end". OK, j'arrive.

Quand l'avez-vous appris ?

Mardi.

Yuki Tsunoda veut saisir sa chance.

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Photo de: Peter Fox / Getty Images

Vous êtes le pilote de réserve des deux équipes. Quelle était l'explication et la logique derrière votre présence ici plutôt que le remplacement d'Isack ?

Je ne sais pas, et honnêtement, cela m'est égal de savoir quelle voiture je pilote. Je suis déjà suffisamment reconnaissant d'avoir un baquet et je me fichais vraiment de savoir quelle voiture j'allais piloter. Les deux équipes sont performantes, et Racing Bulls l'est particulièrement cette année.

Je suis ici depuis plusieurs années. Dès que j'ai enfilé cette tenue blanche, je me suis senti chez moi. Beaucoup de gens m'ont accueilli et je me suis immédiatement senti détendu et à l'aise. Donc, pour moi, c'est vraiment positif. Et avoir cette opportunité, c'est quelque chose d'énorme pour moi, j'en avais vraiment envie. Je suis très enthousiaste à l'idée de courir avec Racing Bulls.

 Je ne veux pas non plus rester deux ans dans le garage. Je veux piloter.

Considérez-vous cela comme un test en vue de l'année prochaine, pour obtenir un baquet quelque part ?

Je veux toujours être performant, c'est ce que je vise. Quoi qu'il arrive, je dois donner le meilleur de moi-même. Et honnêtement, avoir cette opportunité plutôt que ne pas l'avoir, cela change beaucoup de choses. Parce que, vous savez, quand on discute avec les équipes, on doit toujours se vendre en parlant. Mais on veut toujours prouver les choses en piste, donc c'est une bonne chose.

Mais comme je l'ai dit, j'attendais ce moment, alors je veux simplement m'amuser. Et jusqu'à présent, je profite. Même les séances au simulateur que je considérais auparavant comme du travail… hier, j'ai pris du plaisir à chaque tour. Je veux donc simplement en profiter.

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Est-ce que cela change votre état d'esprit d'une quelconque manière ? Sans opportunité en F1, vous auriez peut-être été tenté de regarder du côté de l'IndyCar ou d'autres catégories. Maintenant que cette opportunité se présente, est-ce que cela change votre état d'esprit ou votre direction pour, disons, l'année prochaine ?

Non, ce n'est pas à moi de m'occuper de ça. Je laisse complètement ces questions à mon manager. Mon travail consiste simplement à aller vite. Ma mentalité est toujours tournée vers la F1. Mon objectif principal est toujours de piloter en F1 et d'y connaître du succès. Cela ne change pas, quoi qu'il arrive. Mais je ne veux pas non plus rester deux ans dans le garage. Je veux piloter.

Donc, s'il se passe quelque chose ou si je ne parviens pas à trouver un baquet pour l'année prochaine, je devrai regarder du côté d'autres catégories. Mais jusqu'au moment où je prendrai la piste l'année prochaine, ma mentalité sera toujours tournée vers la F1. 

Dernière question. Après votre passage chez Red Bull, et peu importe le nombre de courses que vous disputerez ici, est-ce une belle opportunité de relancer votre carrière en F1 d'une manière un peu différente ?

Oui, car c'est toujours difficile d'avoir un baquet ici. Je suis conscient de la difficulté et du caractère exceptionnel de la situation. Donc, quelle que soit la situation, je suis très reconnaissant. Et si cela devient un déclencheur pour l'année prochaine, pour que je puisse, je l'espère, courir ici, ce sera quelque chose qui me rendra très heureux et chanceux. Mais oui, ce n'est de toute façon pas entre mes mains. Ce que je peux faire, c'est profiter et être performant.

Propos recueillis à Zandvoort par Ronald Vording

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