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Actualités

Webber : "En F1, on n'a pas 2 ou 3 ans pour faire ses preuves"

Webber raconte avoir croisé par hasard Hartley peu après la nouvelle de son éviction de chez Toro Rosso, et l'Australien revient sur la discussion entre les deux hommes.

Mark Webber

Mark Webber et Brendon Hartley se sont croisés alors que ce dernier venait d'apprendre que Toro Rosso ne le conserverait pas pour la saison 2019. Hartley était sous pression depuis le mois de mai et savait sa place menacée, ce qui ne l'a pas empêché de subir le contrecoup de la nouvelle. 

"C'était vraiment un hasard, on est littéralement tombés l'un sur l'autre", a déclaré Webber auprès de Speedcafe. "Je savais qu'il avait eu une réunion mais il m'a demandé si j'avais une minute et nous avons discuté. Bien sûr, ce n'est jamais sympa pour un pilote d'apprendre que c'est terminé, donc tout ce que je pouvais faire c'était d'être aussi rassurant que possible."

"Il a eu une chance, il a fait tout ce qu'il pouvait et l'opinion de Red Bull était, de toute évidence, qu'il fallait changer pour [Alex] Albon cette année. C'était une discussion courte et franche. Maintenant, il est dans la phase suivante, celle dans laquelle la plupart des gars dont la carrière en F1 a été plus courte qu'ils ne l'auraient voulu doivent passer pour se réorienter."

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Webber a expliqué à son ancien coéquipier en WEC, chez Porsche, qu'il fallait rebondir et passer rapidement à autre chose : "C'est une chute, c'est une gifle, mais il faut se remettre en selle. C'est ce que font les gagnants, il faut réussir à se relancer."

Celui qui a gagné neuf Grands Prix dans sa carrière rappelle toutefois que cela fait partie du jeu, et donc des risques liés au statut de pilote de F1 : "Le temps est un défi en Formule 1, il faut faire des tours rapides, tout le temps. Je pense qu'il y a eu des moments où il a senti que ça arrivait un peu vite mais en Formule 1, on n'a pas deux ou trois ans pour faire ses preuves."

"Il a eu deux opportunités, et pour une raison quelconque, Red Bull lui a donné cette deuxième chance qui était incroyable, ça s'effacera avec le temps ; il y a des choses qu'il aurait pu mieux faire, mais il a vécu une sacrée mauvaise série dans certains domaines, avec un [manque] de fiabilité par-ci, un accident étrange par là."

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Au fil de la saison 2018, Hartley a inscrit quatre points, contre 29 pour son coéquipier Pierre Gasly, qui a notamment atteint la quatrième place dès la deuxième course de l'année à Bahreïn. Par la suite, le Français a de nouveau brillé à Monaco et en Hongrie, où il s'est qualifié cinquième et a terminé la course sixième.

"Les gens regardent juste les résultats et au final, vous devez réussir là où ça compte, et Gasly a marqué des points importants", poursuit Webber. "Je pense simplement que Brendon a senti qu'il aurait aimé avoir un peu plus... l'environnement dans l'équipe était clairement difficile dès le départ et je pense que ça a été un peu un choc pour lui."

Depuis, Hartley a repris sa carrière en main et fourmille de projets. Outre un rôle de pilote de simulateur chez Ferrari qui lui permet de garder un pied en Formule 1, il a fait son retour en WEC pour le compte de SMP Racing et garde toujours le rôle de pilote officiel Porsche, qu'il va aider dans le développement de sa monoplace de Formule E.

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