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Ducati se voit comme la solution pour gagner avec un team satellite

Parmi les cinq constructeurs actuellement engagés en MotoGP, Ducati estime être le plus attractif, y compris pour les équipes satellites. La marque en fournit trois actuellement, s'assurant d'une présence massive sur la grille mais aussi d'un bilan sportif qui a de quoi faire envie.

Alex Marquez, Gresini Racing

La domination de Ducati qui a commencé à s'affirmer fin 2021, et a pris une ampleur plus impressionnante encore depuis l'été 2022, ne cesse de se confirmer cette saison. La marque occupe actuellement les trois premières places du championnat pilotes et, dans le détail, les chiffres parlent d'eux-mêmes.

En qualifications, Ducati a décroché 11 pole positions en 13 Grands Prix, et pris 16 autres places sur les premières lignes, avec au passage trois triplés et un quadruplé. En course sprint, le constructeur italien s'est imposé dix fois − y compris aujourd'hui à Buddh − et a obtenu 16 autres médailles, réalisant entre autres deux triplés.

Quant aux 12 courses longues disputées jusqu'à présent, elles totalisent neuf victoires de Ducati, avec 16 autres places trustées sur les podiums. On a assisté le dimanche à trois triplés Ducati, mais aussi un quadruplé et même un quintuplé des machines de Borgo Panigale lors des Grands Prix courus avant l'Inde.

Aujourd'hui, on ne peut plus dire qu'il existe des pistes ne correspondant plus à la Ducati. "Je ne pense pas, parce que nous avons figuré sur le podium pratiquement partout et nous nous sommes battus pour les premières places partout", constate Paolo Ciabatti, directeur sportif, dans le dernier podcast officiel du championnat. "Je pense que, dans l'ensemble, notre moto est désormais capable de se montrer compétitive partout. Je dirais que le meilleur exemple est le Sachsenring, qui était un cauchemar [pour nous] et où nous avons placé huit motos aux neuf premières places cette année."

Loin de s'excuser de cette mainmise, Paolo Ciabatti savoure la réussite qui vient couronner le travail des ingénieurs, alors qu'une longue parenthèse s'était ouverte après le premier titre rapporté par Casey Stoner et que le mariage avec Valentino Rossi avait viré au cauchemar au lieu de consacrer le constructeur. Aujourd'hui, Ducati est devenu une marque incontournable du MotoGP.

"Je pense que nous devons être fiers de ce que nous avons accompli. C'est bien sûr dû au travail de Gigi [Dall'Igna] et de tous les ingénieurs, mais il est important de dire aussi que tous les pilotes, même s'ils ont des styles différents, parviennent à trouver des façons d'être très rapides et compétitifs avec notre moto. Je pense que le fait que nous occupions les trois premières places du championnat montre aussi que nous sommes actuellement le constructeur qui dispose de la moto la plus compétitive", fait remarquer le responsable italien.

Jorge Martin, Pramac Racing

Alignées par l'équipe officielle ou un team satellite, toutes les Ducati peuvent gagner.

Et lorsqu'il est interrogé sur la présence massive des Ducati sur la grille, qui contribue elle aussi à des statistiques impressionnantes et, logiquement, à un déséquilibre des forces en présence, Paolo Ciabatti assume ce qui est une approche volontairement opportuniste de la part du constructeur, aidée par la qualité du matériel proposé.

"Nous avions déjà eu huit motos quand Pramac était avec nous et également Avintia et Aspar, mais ces années-là les motos que nous pouvions louer aux équipes n'étaient pas aussi compétitives qu'elles le sont maintenant, il s'agissait alors de GP14 et de GP15", rappelle-t-il. "Clairement, une équipe indépendante doit prendre en considération ce qui est le mieux pour ses intérêts et combien cela lui coûte, quel type de service technique et quelle compétitivité de matériel elle obtient. Je sais que certains constructeurs ne sont peut-être pas contents, mais actuellement nous avons le meilleur package en termes de coût, performance et support technique."

Le directeur sportif de Borgo Panigale va même plus loin : Ducati est, selon lui, la solution que doivent choisir les équipes indépendantes si elles veulent avoir des chances de succès. Peut-être un message indirect passé à Marc Márquez à l'heure de la réflexion qu'il semble mener pour décider s'il reste dans l'équipe officielle Honda ou s'il rejoint son frère chez Gresini Racing, structure satellite liée à Ducati et elle-même victorieuse avec le constructeur italien...

"Nous partageons les données entre les huit pilotes. C'est quelque chose qui nous aide à poursuivre le développement de la moto", explique le directeur sportif. "Il faut faire comprendre aux pilotes que parfois, ils vont perdre quelque chose car un autre pilote Ducati pourrait apprendre quelque chose de leur part, mais parfois ce sont eux qui apprennent. Ils l'acceptent tous et le comprennent. C'est comme ça. Il finira par y avoir un autre constructeur qui arrivera avec un package meilleur ou qui sera plus intéressant financièrement, et les équipes seront libres de le choisir."

"Mais ce que les équipes indépendantes veulent savoir, c'est comment elles peuvent essayer de gagner une course, et à l'heure actuelle la réponse est Ducati", poursuit Paolo Ciabatti, pointant le partage des succès dans le clan Ducati. "Bezzecchi a gagné deux courses ; Pramac a gagné aussi, certes avec une moto un peu différente car ils sont soutenus par l'usine et les pilotes sont sous contrat avec nous ; Gresini a gagné une course sprint avec Álex Márquez. Je ne vois pas d'autre constructeur dans cette position à l'heure actuelle. [Ce sera peut-être] le cas à l'avenir, c'est un marché ouvert, c'est l'offre et la demande."

Courses sprint et Grands Prix cumulés, Ducati a effectivement pu compter sur plusieurs vainqueurs cette saison, à la fois son pilote officiel Pecco Bagnaia et plusieurs satellites. Parmi la concurrence, les succès qui ont échappé à la marque italienne sont revenus à des pilotes d'usine chez Aprilia et KTM, avec pour seule exception le triomphe d'Álex Rins sur la Honda satellite à Austin.

Aujourd'hui, Bagnaia défend brillamment son titre et c'est bien lui qui compte le plus grand nombre de pole positions (6) et de victoires, au sprint (4) comme en course longue (5). Mais l'absence de barrière entre l'équipe officielle Ducati et le team Pramac, qui bénéficie de ce partage des données ainsi que d'une spec de moto identique à celle des pilotes d'usine, contribue également à voir le #1 challengé par Jorge Martín. Là aussi, c'est une approche assumée.

"Avant toute chose, si nous ne voulions pas que cette situation se produise, nous ne donnerions pas ce niveau de moto aux équipes indépendantes. C'est donc quelque chose que nous acceptons. Nous voyons plus les bénéfices que les potentiels problèmes à gérer", affirme Paolo Ciabatti.

"Jorge a exactement les mêmes chances, exactement le même matériel et les mêmes évolutions, et il fait un boulot fantastique. C'est intéressant d'une certaine manière ! Je suis assez certain que, sans Pecco et Jorge, le GP d'Allemagne aurait été une course assez ennuyeuse − je suis désolé de le dire ! [rires] − car ils étaient en tête avec une grosse avance sur les autres."

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