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Nouveau bras oscillant KTM : Espargaró valide, Zarco hésite

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Nouveau bras oscillant KTM : Espargaró valide, Zarco hésite
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22 mai 2019 à 08:00

Le pilote espagnol a rendu sa meilleure copie de l'année au Mans, en partie grâce au nouveau bras oscillant apporté en France par le constructeur autrichien. Un nouvel élément que son coéquipier n'utilisera pas avant le Mugello.

Pour un coup d'essai, c'est un coup de maître. À l'occasion de sa première introduction lors d'un week-end de course, le nouveau bras oscillant usiné par KTM a plus que répondu aux attentes. En effet, seul pilote de la marque autrichienne à l'utiliser lors du GP de France, Pol Espargaró a obtenu au Mans ce qui constitue pour l'heure son meilleur résultat cette saison, avec une sixième place à l'arrivée et surtout un retard de seulement 5"9 sur le vainqueur.

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Bien sûr, la configuration du Circuit Bugatti, bien plus favorable aux machines oranges, n'a pas été pour rien dans la très bonne performance du pilote espagnol, mais l'intéressé assurait que les gains du nouveau bras oscillant en carbone, testé à Jerez, étaient bel et bien réels à l'entame du Grand Prix. "Nous l'avons testé à Jerez mercredi, car nous ne voulions pas trop le montrer le lundi, il y avait trop de monde", a expliqué le numéro 44, évoquant ainsi le désir de confidentialité de KTM sur ses évolutions. "Nous l'avons testé là-bas, et il nous a donné de bonnes sensations, surtout en pneus usés. Il vous donne plus de confort et c'est ce que nous cherchions pour les courses, où nous faisons un pas en arrière quand nous sommes bons."

Un dispositif plus léger

L'une des principales caractéristiques de ce nouveau dispositif sur la RC16 est liée à son poids, plus faible que la version précédente. Un facteur qui permet d'améliorer le comportement de la moto dans différentes phases. "Le bras oscillant est un peu plus léger, donc ça donne un peu [de performance], pas beaucoup, mais perdre autant de poids sur mon corps, c'est plus difficile !" confirme Espargaró. "Ça aide la moto dans les changements de direction et c'est mieux à l'accélération."

Le nouveau bras oscillant s'est montré particulièrement efficace au Mans, dans des conditions d'adhérence précaires, permettant ainsi à la KTM de l'Espagnol de bénéficier d'un niveau de grip suffisant, même en fin de parcours. Les sensations ressenties sur la RC16 ne se voient pas changées outre-mesure, mais le confort perçu en fin de relais est, lui, perceptible.

"Ça ne change pas tellement le caractère de la moto, et c'est bien car il me plaît. Je peux piloter à la limite, mais avec du confort", souligne ainsi Espargaró. "Ça vous donne quelque chose de plus quand vous en avez besoin, surtout en fin de course ou quand le grip n'est pas super bon, comme [dimanche] en pneus medium. C'est ce dont on a besoin. Le patinage s'arrête plus tôt et quand on redresse la moto, elle va plus vite. Ce n'est pas quelque chose de terriblement différent, ce sont des petits détails qui font qu'on va plus vite, qui vous donnent un petit peu plus de confiance pour attaquer un peu plus."

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Delta d'expérience entre Espargaró et Zarco

Si Espargaró a utilisé le nouveau bras oscillant, il n'en a pas été de même, du moins pour l'instant, pour son coéquipier Johann Zarco, au même titre que les différentes améliorations étrennées par la marque autrichienne à Jerez. Encore en phase d'adaptation sur sa nouvelle monture, le Français n'a en effet pas voulu introduire un nouvel élément qui aurait pu changer ses caractéristiques et brouiller sa compréhension de la RC16, dont il peine encore à cerner la version actuelle.

"Je n'ai pas voulu les mettre ici au Mans, parce que, oui, comme dans mon analyse habituelle, je sens parfois des choses bonnes, mais ça ne change pas tout", expliquait le Français à l'issue du week-end. "Du coup, nous avons préféré partir sur une moto que l'on connaissait beaucoup mieux, dans un équilibre me faisant me sentir plus à l'aise et permettant de travailler sur de petites choses comme les suspensions pour s'adapter tout au long du week-end, plutôt que de changer de grosses pièces, de grosses parties de la moto, et peut-être perdre une zone de réglages avec laquelle on sait, au moins, que l'on peut s'en sortir."

Pol Espargaro, Red Bull KTM Factory Racing

Plus que jamais, la différence d'expérience entre Espargaró et Zarco se fait ressentir, y compris dans le programme de développement de la KTM. Ainsi, les plus de deux années passées avec les troupes de Mattighofen renforcent la confiance de l'Espagnol et lui permettent de prendre plus facilement des libertés dans les nouveaux éléments testés, parfois radicaux, là où son voisin de garage doit encore appréhender l'existant.

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"Avec sa manière de travailler différente et sa plus grande connaissance de la moto, il a pu faire de grandes avancées lors de son test à Jerez", indique Zarco. "Il s'est senti immédiatement plus à l'aise, et nous avions quasiment le même commentaire, sauf que je trouvais qu'on ouvrait une porte et que cela n'apportait peut-être que 10% de ce que l'on cherchait, tandis que lui, ça lui apportait 80%. C'est pour ça qu'il a voulu l'utiliser ici. Je pense qu'il connaît mieux la moto, et finalement il en avait déjà fait 1000 fois le tour et avait donc encore plus besoin de changements, car il est dans sa zone. Il peut se permettre d'avancer." 

À voir si les progrès observés en France seront confirmés lors de la prochaine manche, qui se disputera la semaine prochaine en Italie, sur le circuit du Mugello. L'an dernier, les deux pilotes KTM s'en étaient plutôt bien sortis en Toscane, terminant aux 11e (Espargaró) et 14e positions (Bradley Smith).

Avec Guillaume Navarro et Michaël Duforest

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À propos de cet article

Séries MotoGP
Événement GP de France
Catégorie Course
Lieu Le Mans Circuit Bugatti
Pilotes Pol Espargaró , Johann Zarco
Équipes Red Bull KTM Factory Racing
Auteur Willy Zinck