Miller ne voulait "pas en laisser une miette" en qualifications

Jack Miller a continué à attaquer même s'il savait que son tour serait annulé en qualifications au GP de Valence, ce qui a mené à sa chute. Néanmoins qualifié en première ligne, il espère conclure l'année sur un succès.

Miller ne voulait "pas en laisser une miette" en qualifications

Comme Pecco Bagnaia avec l'autre Ducati officielle, Jack Miller a conclu sa séance de qualifications à terre sur le circuit de Valence. Alors deuxième du classement, le pilote australien a vu la chute de son coéquipier au virage 2 et savait que son tour serait annulé, mais il a néanmoins choisi de rester très agressif une fois la zone passée, jusqu'à dépasser la limite à son tour dans le troisième secteur.

Finalement troisième sur la grille puisque Jorge Martín a signé la pole, Miller ne regrette pas sa prise de risques dans ce qui était la dernière occasion de l'année de pousser la Desmosedici dans ses retranchements. "Je ne voulais pas en laisser une miette", a déclaré le pilote Ducati en conférence de presse. "J'ai tout donné. J'ai fait un bon premier run et j'étais à l'aise. Dans le deuxième, j'ai un peu manqué les deux premiers tours. Je n'ai pas vraiment réussi le premier secteur."

"Dans le dernier tour, j'ai vu les drapeaux jaunes pour Pecco – il était remonté sur la moto – mais je savais que le tour serait annulé. C'était plus une histoire de fierté personnelle ! J'ai eu une grosse glissade au virage 9. Ça m'a fait sortir un peu plus large que ce que je voulais pour le virage 11. Mais il s'agissait des dernières qualifications de l'année, du dernier tour de l'année. J'étais à 100% et je suis tombé. Mais c'était bien."

Jack Miller

Jack Miller

Sur le site officiel du MotoGP, Jack Miller s'est donné "un A pour l'effort mais un C pour le résultat", se satisfaisant surtout de son "bon rythme" de course. La gestion des gommes sera essentielle sur un circuit réputé pour son faible niveau d'adhérence. Les pilotes préfèrent à l'unanimité le pneu medium à l'avant et les EL4 ont permis au #43 d'évaluer le dur à l'arrière... et d'exclure son utilisation pour demain après-midi.

"Je voulais faire un relais long donc j'ai fait 18 tours avec le dur, juste parce que c'était le plan, mais il n'était pas fantastique. Je me suis fait quelques frayeurs. Je voulais voir s'il y aurait une amélioration mais ça n'a pas vraiment été le cas. Je pense que le plan est d'utiliser le medium. Je me sens bien pour la course."

Après avoir assuré le titre des constructeurs il y a une semaine, Ducati est dans une situation idéale pour remporter celui des équipes, avec les deux pilotes du team officiel en première ligne. Miller donne la priorité à cet objectif mais ne cache pas sa volonté de finir la saison sur la meilleure note possible : "On va tout tenter, on est à Valence donc on va essayer. Pecco a gagné trois fois cette année, Marc [Márquez] a gagné trois fois cette année, donc j'aimerais rejoindre ce club. On verra ce qu'on pourra faire."

Pour conquérir cette victoire, après celles qu'il a obtenues à Jerez et au Mans, Miller devra faire face à la concurrence des deux pilotes qui le devanceront sur la grille. Il se méfie également de Joan Mir et Álex Rins, bien placés depuis la deuxième ligne et auteurs d'un doublé dans le GP d'Europe disputé sur ce circuit l'an dernier.

"Les Suzuki seront bonnes à mon avis, très bonnes. Et mon vieux compère Pecco à mes côtés, il n'est pas mauvais. Puis Jorge, je n'ai pas vraiment vu son rythme mais je m'attends à ce qu'il soit là en course. On va faire notre travail [samedi] soir, essayer de tout gérer [ce dimanche] et j'espère qu'on aura quelque chose à fêter."

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