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Bagnaia pense avoir chuté à cause "de quelque chose de sale en piste"

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Francesco Bagnaia pense que sa chute depuis la tête du Grand Prix de Toscane est à mettre sur le compte d'une protection de visière ou de "quelque chose de sale sur la piste".

Extrêmement rapide tout au long du week-end, le pilote Pramac faisait clairement partie des favoris de la course sur la base de ce qui avait été vu de son potentiel vendredi et samedi. L'Italien s'est emparé des commandes de la course dans le sixième passage au détriment d'un Maverick Viñales auteur d'une petite erreur dans un virage pris large, avant de se ménager immédiatement une marge d'une seconde d'avance, qu'il a fait monter encore de quelques dixièmes par la suite et gérait parfaitement pendant les vingt boucles suivantes.

L'avantage du pilote Pramac semblait difficile à contester dans les ultimes tours de course, même si Viñales a indiqué après course avoir ménagé autant que possible ses températures de pneus dans la partie intermédiaire du Grand Prix, dans l'idée de pouvoir tenter de pousser dans les dernières boucles. Néanmoins, l'Espagnol a aussi indiqué avec le recul que même si la jonction avec Ducati avait pu se faire, la dépasser en fin de course aurait été une autre paire de manches.

Quoi qu'il en soit, Pecco Bagnaia a épargné de tels maux de tête stratégiques à Viñales, qui s'est soudain retrouvé leader avec près de quatre secondes d'avance sur son plus proche poursuivant au 21e passage : Bagnaia venait de chuter dans le virage 6, au même endroit que là où il avait déjà fini au sol plus tôt dans le week-end. Le pilote Pramac est persuadé que c'est un élément extérieur à son propre pilotage qui a eu raison de ses espoirs de première victoire en MotoGP.

"La première chose [à laquelle j'ai pensé] lorsque j'ai chuté a été que je voulais vraiment que ma moto revienne au box rapidement pour voir ce qui s'était produit, car c'était une chute trop bizarre", réagit-il. "J'étais totalement sous contrôle de mon écart avec Maverick. Je contrôlais le rythme et il est certain que je poussais beaucoup, mais je le faisais vraiment intelligemment pour contrôler l'écart."

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"Le crash a été incroyable, car en regardant les données, la vitesse est la même [qu'aux autres passages], l'angle d'inclinaison aussi, l'accélération aussi, la trajectoire aussi… Il semble donc que j'ai touché quelque chose comme un tear-off ou quelque chose de sale en piste. C'est la seule chose à laquelle je peux penser car si ça n'est pas quelque chose comme ça, je suis un peu effrayé pour les autres courses : cela signifierait que l'on peut chuter comme ça, sans avertissement au tour précédent."

C'est justement un tear-off appartenant à Fabio Quartararo qui a été à l'origine de l'abandon de Jack Miller, l'équipier de Bagnaia, plus tôt en course. L'Australien a collecté une épaisseur de protection de visière du casque du français dans l'entrée d'air de sa Ducati, compromettant le rendement de son filtre à air.

Bagnaia a cumulé grosses déceptions consécutives ce week-end à Misano. L'Italien avait signé le meilleur temps de la séance de qualifications samedi, avant de voir son chrono annulé pour avoir dépassé les limites de la piste. Rétrogradé au cinquième rang de la grille sur la base de son autre meilleur temps, l'Italien a ensuite touché du doigt le rêve d'une première victoire en MotoGP, alors même qu'il boite encore fortement de sa jambe convalescente l'ayant laissé à l'écart de trois courses cette année.

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Le pilote Pramac accepte bien mieux la perte de la pole position que sa victoire car il a conscience d'avoir commis une erreur samedi. "C'est très douloureux car pour la première fois, j'ai été fort sur toutes les séances. Hier, j'ai perdu la pole parce que j'ai touché le vert [de la zone d'échappatoire]. C'est normal, car lorsque l'on touche le vert, on perd le chrono. Mais aujourd'hui, je ne suis pas content car perdre la course de cette manière est très décevant."

Pecco Bagnaia est passé à deux doigts de devenir le cinquième pilote à signer le premier succès de sa carrière au cours de cette saison 2020 décidément extraordinaire et rejoindre Fabio Quartararo, Brad Binder, Miguel Oliveira et Franco Morbidelli dans la catégorie des nouveaux jeunes vainqueurs. La dernière victoire de l'Italien sur un circuit moto remonte à la saison 2018, en Moto2, au guidon de sa Kalex. Au Japon, celui qui allait devenir quelques semaines plus tard le Champion de la catégorie avait alors savouré son huitième succès de la saison.

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À propos de cet article

Séries MotoGP
Événement GP d'Émilie-Romagne
Catégorie Course
Lieu Misano World Circuit Marco Simoncelli
Pilotes Pecco Bagnaia
Équipes Pramac Racing
Auteur Guillaume Navarro