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"Une course de survie" pour Pol Espargaró

Pol Espargaró a dû se contenter de la 12e place au Grand Prix d'Indonésie, grandement gêné par le manque de visibilité entre la pluie et de la poussière qui a rapidement sali sa visière.

Pol Espargaro, Repsol Honda Team

Deux semaines après s'être battu pour la victoire au Qatar, Pol Espargaró a vécu un calvaire pendant la course disputée à Mandalika. Sur une piste toujours sale en dépit du nettoyage approfondi réalisé avant le retour des MotoGP, l'arrivée d'un déluge moins de deux heures avant que le départ (retardé) soit donné a définitivement mis le pilote espagnol en difficulté, alors qu'il connaissait déjà un week-end compliqué à cause du changement de pneu décidé pour faire face à la chaleur.

"Le week-end se termine mal. Je suis déçu de la manière dont s'est passée la course", pestait-il auprès des journalistes dimanche après-midi. "Je pensais que je me serais senti mieux que ça, mais quand la course a commencé je n'y voyais rien. Ma visière est devenue super sale à cause de la poussière en piste, et ça ajouté à la pluie, ça a fait que je n'arrivais pas à suivre la trajectoire."

Parti 15e, Espargaró a réussi à gagner cinq positions dans le premier tour, pour s'installer dans la roue de Pecco Bagnaia. "Je savais où se trouvaient les vibreurs et je suivais simplement le feu rouge de Pecco. Une fois qu'il a élargi et que je l'ai passé, je me suis retrouvé complètement seul [derrière] ce groupe qui allait de la huitième à la 13e place. À ce moment-là, j'ai touché un vibreur dans le dernier virage ; je ne savais pas que j'étais sur le vibreur, donc j'ai failli tomber", a-t-il relaté.

"Je crois que dans les trois ou quatre premiers tours, j'ai pris énormément de poussière de la part des autres, si bien que ma visière s'en est trouvée super sale et que je n'avais que la moitié de ma vision. À cette vitesse-là, je ne pouvais pas être rapide. J'ai fait des dépassements, mais je n'arrivais pas à très bien m'approcher ; je crois que j'ai touché Pecco deux fois, mais ça n'était pas intentionnel. Pour dépasser, je n'arrivais pas à savoir exactement quelle était la distance parce que n'avais pas de visibilité, donc c'était vraiment super compliqué."

Dépassé par Luca Marini et Brad Binder dans le sixième tour, Pol Espargaró s'est fait reprendre par Pecco Bagnaia, puis il s'est ensuite incliné face à son frère, Aleix, puis Darryn Binder. Ce n'est que dans les derniers tours qu'il a finalement retrouvé un peu de réussite, pour revenir brièvement dans le top 10 avant de passer l'arrivée 12e.

"Une course très difficile. Évidemment, je suis déçu de ce résultat", a admis le pilote espagnol auprès du site officiel du MotoGP. "Dès le début, je ne pouvais pas y voir grand-chose. Ma visière était pleine de poussière, avec de l'eau à l'intérieur, et je ne faisais que suivre les feux des autres pilotes jusqu'aux derniers tours, où ça a commencé à être plus calme, avec moins d'eau en piste. J'ai alors commencé à voir un peu mieux la piste et les trajectoires."

"Mais ça a été un cauchemar, je n'arrivais pas à rester sur la trajectoire, je m'en suis très, très souvent écarté, j'ai beaucoup patiné sur les vibreurs. Ça a été très difficile", a-t-il poursuivi. "Je n'y voyais rien et ça a été une course de survie parce qu'il était très difficile de comprendre où on était sur la piste. Il y avait tellement d'eau, c'était très difficile."

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