Quartararo, des résultats grâce au travail "sur le mental"

Le 10 mars prochain, Fabio Quartararo prendra le départ de son tout premier Grand Prix en MotoGP. Après le test de Sepang et à quelques jours des derniers essais au Qatar, il se montre confiant avant son plongeon dans le grand bain.

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Lors de tes premiers tests tu avais été très surpris par le freinage. Te sens-tu mieux vis-à-vis de cela désormais ?
J’ai encore des difficultés au freinage et c’est vrai que je perds pas mal de temps, mais je suis satisfait qu’on ait encore progressé. Il me manque encore un petit peu sur la phase de freinage mais c’est vrai que ce n’est pas facile de s’adapter aux freins carbone. Il faut du temps. On a comparé beaucoup de données avec mon chef mécanicien et mon ingénieur et ils m’ont dit que l’an dernier Franco [Morbidelli] avait lui aussi des difficultés dans les phases de freinage [Quartararo travaille avec l’ancien chef mécanicien de Morbidelli, ndlr], que c’est normal et qu’il faut s’habituer.

Justement, Morbidelli te donne-t-il des conseils en tant qu’ancien rookie, partagez-vous vos informations ?
Je n’ai pas vraiment parlé avec Franco. On a passé deux semaines en Malaisie car il y avait beaucoup d’événements pour Petronas, on a été très occupés et on n’a vraiment pas eu le temps de se parler technique et moto.

Le test du Qatar approche. Aurez-vous des nouvelles pièces à tester ?
Pas de nouvelles pièces, non, mais je pense que mon chef mécanicien a déjà pensé à beaucoup d’alternatives à essayer avec de nouveaux réglages. Je pense qu’on va bien s’amuser, c’est cool de se dire qu’on va rouler trois jours avant le Grand Prix. Vu que je suis un nouveau pilote en MotoGP, c’est toujours bien.

Ces deux dernières années Yamaha a rencontré des difficultés techniques. Les as-tu ressenties lors de tes différents essais ?
On sait que Yamaha a une moto "simple" pour un rookie, mais je ne peux vraiment pas comparer avec ma moto d’avant, le Moto2 et le MotoGP n’ont rien à voir. Même à Valence et à Jerez, j’avais une moto de début 2018 et là je passe à une 2019. Je n’ai pas assez d’expérience pour pouvoir expliquer la différence, mais on a testé quelques pièces et j’ai réussi à exprimer le même ressenti que les pilotes officiels. Ce n’est qu’à partir de maintenant que je commence à vraiment ressentir les réglages sur la moto.

Physiquement, as-tu changé des choses pour t’adapter à la puissance de ta nouvelle moto ?
De Valence à Jerez j’ai eu quelques douleurs dans les avant-bras et aux épaules. Je ne travaillais vraiment pas avec les poids. Durant l’intersaison j’ai commencé à travailler sur ça mais pas trop, et je me suis senti super bien en Malaisie alors qu’il faut savoir que c’est un circuit vraiment très physique, avec une température extérieure de 35°C et une piste à 60. J’ai réussi à faire ma simulation de course et j’ai plutôt bien terminé.

Mentalement, as-tu dû dompter une certaine peur ou faire une préparation différente ?
Je n’avais jamais travaillé sur le mental jusqu’à l’année dernière puis je suis allé voir un psychologue du sport et il m’a vraiment aidé à me calmer. Je m’énervais super vite quand la moto n’allait pas et je faisais beaucoup d’erreurs. Il m’a aidé à rester calme et à faire des exercices avant de commencer. Je pense que c’est aussi grâce à ça que je suis monté en MotoGP. À Barcelone [sa première victoire en Moto2, ndlr], j’avais terminé 23e de la première séance et je m’étais dit qu’il fallait que je me calme et j’avais fait ses exercices. C’est là que j’ai vraiment commencé à monter en puissance.

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Lors de ton prochain départ, il y aura Valentino Rossi et Marc Márquez à tes côtés sur la grille. Est-ce un rêve qui devient réalité ?
Oui, surtout avec Valentino. Les premières fois où je suis allé à un Grand Prix, j’avais six ou sept ans et j’avais attendu devant l’hospitality pour voir s’il allait sortir. J’avais aussi attendu devant son box, des heures et des heures. Au final j’avais eu ma photo avec lui et là je roule dans la même catégorie que lui. J’ai fait plusieurs tours avec lui en Malaisie et c’est vrai que j’avais beaucoup d’émotions dans le casque en voyant ça, je n’y croyais même pas. C’est cool de pouvoir partager des moments extraordinaires avec lui.

 

 

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