Rins : "Je pilotais un peu comme quand on met un chat dans l'eau"

Álex Rins n'a pas pu réaliser à Jerez la même incroyable remontée que celle qu'il avait effectuée au Grand Prix du Portugal, en raison d'une Suzuki extrêmement difficile à piloter. Sa contreperformance lui a fait perdre la tête du championnat, qu'il partageait à égalité avec Fabio Quartararo.

Alex Rins, Team Suzuki MotoGP

Gold and Goose / Motorsport Images

Habitué aux remontées en raison de ses mauvaises qualifications à répétition, Álex Rins avait particulièrement impressionné le week-end dernier à Portimão en remontant de la 23e à la quatrième place. Ce week-end, en revanche, la situation n'a pas tourné à son avantage au Grand Prix d'Espagne.

Qualifié bien moins loin, au 14e rang, il espérait pouvoir jouer le podium, mais c'était sans compter un départ compliqué et une Suzuki particulièrement difficile à piloter, ce qui l'a contraint à tirer tout droit dans les graviers au tiers de la course. Dans l'incapacité de rattraper son retard, il a terminé en 19e position.

"Dès le début j'ai eu beaucoup de mal", a-t-il expliqué. "Je pense que je suis un peu mieux parti que Pol [Espargaró], qui était à côté de moi, mais il a un peu élargi, ensuite Bastianini est allé à gauche et j'étais en train de relâcher les gaz. Ils m'ont un peu bloqué et ça a été le premier problème. Et puis j'ai été impliqué dans un autre incident au virage 2 et j'ai élargi."

"Quoi qu'il en soit ça a été vraiment dur pour moi d'avoir de la stabilité à l'avant, j'entrais dans les virages, je touchais les gaz et je perdais l'avant, à chaque virage et même au virage 11, dont on a déjà analysé les données. C'était bizarre parce que je suis arrivé un peu plus lentement qu'au tour précédent et j'ai complètement perdu l'avant. Je ne sais pas comment j'ai relevé la moto dans les graviers."

Jugeant son feeling avec l'avant "désastreux", le pilote Suzuki a fait de son mieux pour rallier l'arrivée et était dans l'incompréhension au moment de débriefer sa course. "Mon rythme n'était pas mal, ce n'était pas le meilleur mais je n'étais pas à l'aise. Vous voyez quand vous faites du kart et que le vôtre ne veut pas tourner ? C'était le même feeling en course, c'était très étrange. Je pilotais un peu comme quand on met un chat dans l'eau, ça n'allait pas du tout", a-t-il imagé.

"J'ai eu l'impression de ne pas pouvoir piloter comme je le voulais. Je ne pouvais pas bien arrêter la moto, j'avais beaucoup de blocages à l'avant, le pneu bougeait beaucoup au freinage. Même quand je récupérais des places, je les perdais aux virages 1 et 6. [...] C'est vrai qu'on n'a pas eu ces conditions du week-end, mais normalement la moto ne change pas beaucoup. Je suis vraiment déçu parce que ce n'est pas notre place."

Un retard au championnat rattrapable

En grande forme depuis le début de la saison, le #42 avait enchaîné deux podiums et une quatrième place lors des trois dernières courses et était arrivé à Jerez en leader du championnat, ex eaquo avec Fabio Quartararo. Ce dernier ayant terminé sur le podium, tout comme Aleix Espargaró qui les talonnait, Rins se retrouve désormais quatrième, à 20 points du Français, mais ne s'inquiète pas outre mesure : "Ça affecte le championnat comme une chute parce qu'au final c’est un zéro pointé alors que c'est une course qu'on aurait pu finir avec des points. Il y a encore beaucoup de courses, on n'est que quatrième, à 20 points du premier, ce n'est pas beaucoup."

Pour l'heure, il souhaite surtout se concentrer sur le test qui se déroulera dès demain sur le tracé de Jerez. Si Suzuki n'aura pas beaucoup de choses à essayer, la priorité est de comprendre ce qu'il s'est passé en course puisque la situation est à ses yeux différente du souci rencontré par son coéquipier Joan Mir au Portugal : "C'est un autre circuit avec d'autres pneus et d'autres températures, je ne pense pas que ce soit la même chose."

"Peut-être que c'était le pneu, l'adhérence en piste, la température. J'ai essayé une fourche différente à partir des EL4 mais le feeling était bon. C'est peut-être la fourche, je ne sais pas, ils doivent analyser quel était le problème. On va essayer de faire un bon lundi et voir s'il y a des choses qu'on peut utiliser en France, qui est la prochaine course."

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