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Albon a perdu gros pour éviter un risque d'électrocution

Un risque d'électrocution a contraint Alex Albon à ne pas réaliser de second arrêt et finir la course sur les jantes, avec des pneus incapables d'aller au bout du Grand Prix de Grande-Bretagne.

Alexander Albon, Toro Rosso STR14

Un problème de haute-tension inhabituel rencontré sur la Toro Rosso d'Alex Albon a empêché celui-ci de terminer le Grand Prix de Grande-Bretagne dans les points.

Albon avait réalisé de solides qualifications, samedi. Son accès à la Q3 lui avait permis de se positionner sur la neuvième place de la grille de départ, devant la Renault de Nico Hülkenberg, les deux Alfa Romeo ou encore la McLaren de Sainz. Le rookie fut l'un des premiers pilotes à observer un arrêt en course, programmé au 13e des 52 passages. Il a ensuite passé l'essentiel du Grand Prix dans les points mais a fini par en sortir à deux tours de l'arrivée, après avoir conservé les mêmes pneumatiques pendant 39 tours. La raison ? Impossible de repasser par les stands pour un second arrêt à cause d'un problème de tension de l'unité de puissance Honda, pouvant représenter un danger lors d'un arrêt !

Depuis l'adoption de la technologie hybride en F1, il y a dix ans (tout d’abord via le système de récupération d'énergie KERS), les règles sur la manière de manipuler les autos se sont fortement resserrées afin de garantir une sécurité optimale. Les mesures en place ont pris une toute autre ampleur depuis l'introduction des unités de puissance hybrides turbo, en raison de la quantité d'énergie électrique désormais présente en permanence dans les systèmes.

Lire aussi :

Un problème unique en situation de week-end de course

Le problème d'Albon n'a pas encore été identifié mais a fait qu'il n'aurait pas été prudent de manipuler la monoplace lorsque celle-ci se trouvait sous tension. Toyoharu Tanabe, directeur technique de Honda, a expliqué à Motorsport.com qu'une alerte s'était déclenchée, suscitant ainsi la précaution de l'équipe et de ses ingénieurs. Inutile de prendre des risques et tenter de rallier l'arrivée avec second passage par la pitlane. "Nous avons reçu un avertissement de notre système haute tension. Nous recherchons actuellement ce qui s'est produit. Si vous recevez une alerte du système de haute tension, il vous faut éteindre le moteur pour pouvoir toucher à la voiture. Qu'est-ce qui est le mieux ? Continuer à rouler, ou arrêter l'auto et le moteur pour changer les pneus ? Nous avons fait le compromis avec l'équipe de rester dehors."

Ce genre de problème est rarissime en F1, et Tanabe assure qu'il ne l'a jamais vu se produire sur l'une des monoplaces propulsées par l'unité de puissance Honda depuis sa prise de fonction en F1, en 2018. "Il s'agit de la première fois en un an et demi que c'est arrivé physiquement, en piste", remarque-t-il, ayant cependant constaté cette anomalie au banc d'essai.

Albon évoluait entre les pilotes Renault pendant le premier relais. Le duo Ricciardo/Hülkenberg a rallié l'arrivée en septième et dixième position, laissant penser que Toro Rosso avait une chance de bon résultat ce dimanche en réalisant ses deux arrêts. Les trois pilotes s'étaient arrêtés avant l'intervention de la voiture de sécurité.

Albon n'avait d'autre choix que de faire abandonner sa monoplace dans les derniers kilomètres de course après avoir tout tenté pour économiser les enveloppes pneumatiques. En effet, pas question de prendre des risques de sécurité avec une implosion pour éviter d'autres risques liés au système électrique du moteur ! "Je pouvais voir la carcasse qui partait", avoue-t-il. "Un tour de plus, et nous aurions ruiné les pneus. Je pense que notre rythme était bon. C'est juste que les pneu étaient très vieux."

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