Alonso répond à la rumeur Alpine : "Nous sommes une cible facile"
Fernando Alonso n'a toujours pas décidé de quoi serait fait son avenir en Formule 1, mais il se dit pleinement investi à long terme chez Aston Martin.
Photo de : Alastair Staley / LAT Images via Getty Images
L'avenir de Fernando Alonso, chez Aston Martin comme en Formule 1, est un point d'interrogation qui, tant qu'il subsiste, a une incidence majeure sur la constitution de la grille 2027.
Le double champion du monde n'est toutefois toujours pas prêt à lever l'incertitude, repoussant l'échéance à la trêve estivale. Quant à la rumeur qui a surgi il y a deux semaines et évoquant un retour chez Alpine auprès de Flavio Briatore, il l'a évacuée à sa manière.
"Il y a toujours des rumeurs", a répondu le pilote espagnol à Spielberg, dans le paddock du Grand Prix d'Autriche. "Nous avons été très mal traités par le monde extérieur, et c'est normal. Nous ne sommes pas performants, nous passons un mauvais moment. Et quand la pause estivale arrive, il y a toujours des rumeurs. Il y en a dans les top teams, et il y en a aussi chez nous car nous ne sommes pas performants."
"Mais comme je l'ai dit, mon investissement chez Aston Martin va au-delà du pilotage. Je crois en ce projet et nous avons les gens qu'il faut. Nous avons évidemment la crème de la crème, Adrian Newey. Nous avons Honda : nous avons commencé en retrait, oui, nous le comprenons, mais nous essayons de tout mettre en place le plus vite possible."
"Nous sommes une cible facile, parce que nous sommes en fond de grille et il y a tous les réseaux sociaux, tous ces trucs, ces blagues que l'on peut faire. C'est sans doute à la limite de ce que l'on peut considérer comme du harcèlement sur les réseaux sociaux."
"Nous ne sommes pas contents de notre situation, mais nous sommes des travailleurs acharnés. Chez Honda, il y a des travailleurs acharnés, et chez Aston Martin, nous en avons 1000. Ils travaillent huit heures par jour du lundi au dimanche pour régler nos problèmes, et ils seront résolus, c'est une question de temps."
"Je crois en ce projet, je crois en mon équipe, et nous sommes unis. Nous vivons l'une des parties les plus difficiles de la situation, parce que nous courons chaque week-end et nous faisons face à la presse chaque week-end. Mais notre équipe et nos dirigeants ont pris la décision, en Australie, d'attendre qu'un package d'évolutions vaille vraiment le coup. Nous sommes tous d'accord avec ça et c'est ce que nous attendons, de la meilleure manière possible."
Alonso veut le titre mondial... avec ou sans volant !
La saison 2026 est pour le moment un calvaire...
Photo de: Clive Rose / Formula 1 via Getty Images
Fernando Alonso fêtera le mois prochain son 45e anniversaire, et c'est vraisemblablement après cette date qu'il commencera à avancer davantage dans sa réflexion quant à 2027.
"Je n'ai pris aucune décision", assure-t-il. "J'attendrai probablement jusqu'à la trêve estivale, en août. Après l'été il y a Zandvoort, Monza, et je pense que c'est à cette période que je déciderai quoi faire l'année prochaine."
"Je vais continuer à courir parce que je me sens rapide, motivé et que j'aime ce que je fais. Je ne vais pas m'arrêter maintenant, parce que je ne me sens pas peu compétitif ou parce que je ne prends plus de plaisir à courir. Que je pilote en Formule 1 ou non, c'est une autre histoire."
"J'ai besoin d'aimer la discipline, j'ai besoin d'apprécier les sensations procurées par ces moteurs et par cette réglementation. Il y a de nombreux facteurs à prendre en compte et de nombreuses possibilités pour courir en sport automobile."
"J'aime toujours la Formule 1. Je suis également engagé envers cette équipe. Même si je ne pilote pas, mon engagement envers l'équipe et le projet reste le même. Il est inchangé depuis des années."
"Nous avons commencé cette aventure ensemble, d'une certaine manière avec quelques succès en 2023, ainsi qu'avec de nombreux changements au sein de l'entreprise et sur le campus de Silverstone. Aujourd'hui, avec le partenariat avec Honda, avec Aramco et avec les nouveaux carburants, il y a beaucoup de choses que nous avons construites ensemble."
"Comme je l'ai dit à de nombreuses reprises, cette équipe dispose de toutes les garanties nécessaires pour réussir et se battre pour des championnats du monde. Nous ne savons pas si cela arrivera l'année prochaine, dans trois ans ou dans huit ans. C'est probablement là que se situe ma limite derrière le volant."
"Mais je veux remporter un titre mondial avec Aston Martin, que ce soit en tant que pilote ou non. Dans mon cas, cet engagement reste exactement le même."
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