Ferrari : Les consignes sont plus évoquées en externe qu'en interne

Laurent Mekies estime que la question de l'utilisation de consignes d'équipe entre Charles Leclerc et Carlos Sainz fait l'objet de plus de discussions "en dehors de Ferrari qu'en interne".

Ferrari : Les consignes sont plus évoquées en externe qu'en interne
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L'avance que s'était constitué Charles Leclerc en début de championnat 2022 de F1 a fondu comme neige au soleil et s'est désormais transformée en un retard de 80 points sur Max Verstappen après 13 Grands Prix. Des problèmes mécaniques ainsi que des erreurs de pilotage et des mauvais choix stratégiques expliquent en grande partie cet écart, alors même que sur la piste, Red Bull et Ferrari sont très proches en performance.

Au fil de la première partie d'année, la question de l'utilisation de consignes de course a parfois été au centre des débats au moment d'évoquer la Scuderia, cette dernière se retranchant vers l'idée qu'il était encore trop tôt dans la saison pour agir de la sorte. En certaines occasions, l'écurie a même semblé réticente à en envisager l'idée en dépit de situations qui paraissaient limpides, comme par exemple lors du GP de Grande-Bretagne où Carlos Sainz a longtemps devancé Leclerc et semblé coûter du temps au Monégasque.

Interrogé par Motorsport.com sur cette approche des consignes d'écurie, le directeur sportif de la Scuderia Ferrari, Laurent Mekies, estime que la question a plus été l'objet de débats en externe qu'en interne : "Vous avez raison de dire que l'on en parle plus en dehors de Ferrari qu'en interne. Mais plus sérieusement, nous avons toujours été très clairs. Nous visons le meilleur résultat pour l'équipe. Ferrari passe en premier."

"Ensuite, bien sûr, il y aura un moment où nous devrons nous concentrer davantage sur un pilote par rapport à l'autre si la position au championnat l'exige. Donc, cela signifie ne pas attendre une certaine différence mathématique, mais cela signifie se trouver au moment de la saison où vous pensez que c'est la bonne chose à faire."

Charles Leclerc, Ferrari F1-75, Carlos Sainz, Ferrari F1-75

Charles Leclerc, Ferrari F1-75, Carlos Sainz, Ferrari F1-75

L'écurie a été critiquée pour diverses décisions stratégiques considérées comme mauvaises, à l'image du choix de ne pas faire rentrer Leclerc lors du dernier Safety Car à Silverstone ou encore de lui monter les pneus durs lors du GP de Hongrie. En France, c'est la décision de faire rentrer Sainz en toute fin d'épreuve qui avait été au centre des débats, et notamment au sujet du moment où l'Espagnol s'était vu intimier l'ordre de rentrer, en pleine bataille avec Sergio Pérez.

Malgré le fait que F1 TV ne laisse qu'un écart de quelques secondes entre le moment où ce message a été émis et celui où il a été diffusé, Mekies maintient que le temps entre les deux était bien plus grand, ce qui explique selon lui la mauvaise perception des choses par une partie du public.

Le technicien y voit un bon exemple de "la façon dont différentes situations peuvent être vues à l'intérieur et à l'extérieur des équipes", et juge que la confusion perçue était "simplement le résultat de la diffusion du message radio 30 ou 40 secondes après ce qui s'était réellement passé".

"Si on devait revenir en arrière, on appellerait Carlos exactement comme nous l'avons fait et on ferait l'arrêt au stand exactement comme nous l'avons fait, donc cela montre simplement à quel point il est difficile aujourd'hui, dans un sport complexe, de comprendre les raisons derrière une stratégie ou une autre", a ajouté Mekies.

"Cela étant dit, nous avons perdu pas mal de points cette année. Nous avons des problèmes de fiabilité, nous avons quelques éléments sur lesquels nous devons être meilleurs. Et oui, nous y travaillons extrêmement dur. Cela n'augmente pas la pression, car la pression est maximale tout le temps parce que c'est un monde compétitif, et c'est comme ça que nous l'aimons de toute façon. Mais c'est une pression positive, c'est ce qui nous pousse à nous améliorer course après course."

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