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Les rivaux de Ferrari agitent le spectre de la "faute grave"

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Les rivaux de Ferrari agitent le spectre de la "faute grave"
Par :
7 nov. 2019 à 10:01

Sans prendre le risque d'évoquer une éventuelle triche de Ferrari avec son moteur, Mercedes et Red Bull ont rappelé que toute infraction à la réglementation liée au débitmètre constituerait une "faute grave".

Le Grand Prix des États-Unis a été animé en coulisses par un nouvel épisode de suspicions autour de l'unité de puissance Ferrari. L'affaire a pris de l'ampleur suite à deux événements importants et que certains acteurs ont plus ou moins tenté de lier, sans que l'on sache aujourd'hui véritablement à quel point ils pourraient l'être.

Il y a tout d'abord eu cette Directive Technique adressée par la FIA à l'ensemble des écuries, faisant suite à une question posée par Red Bull Racing, et rappelant l'interdiction formelle de contourner l'utilisation du débitmètre de quelque manière que ce soit. Puis le week-end américain a vu Ferrari peiner en performance, et ses rivaux constater une diminution de son avantage pris précédemment en ligne droite.

"Nous avons eu une discussion au sujet des données de la course, et les relevés de vitesses apparaissent très différents des derniers Grands Prix", a fait remarquer Toto Wolff, directeur de Mercedes. "Je ne sais évidemment pas si c'est dû à la Directive Technique ou à un autre problème, car nous ne pouvons pas regarder ce que Ferrari a fait." De son côté, la Scuderia a justifié ces chiffres par une approche radicalement différente au niveau de ses réglages aérodynamiques adoptés sur le Circuit des Amériques.

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La tension est montée d'un cran après la course, lorsque Max Verstappen a ouvertement accusé Ferrari d'avoir triché au cours de la saison, provoquant l'agacement et la colère de Mattia Binotto. Ce dernier a par ailleurs répété à plusieurs reprises ces dernières semaines qu'il accueillerait volontiers une réclamation portée par un concurrent, afin de démontrer une bonne fois pour toutes que les pratiques de Ferrari sont légales.

À ce jour, le pas d'une réclamation – qui peut être déposée jusqu'à trente minutes après l'arrivée d'un Grand Prix – n'a été franchi par aucun concurrent. Dans leur discours, les principaux rivaux de la Scuderia maintiennent toutefois la pression, sans pour autant brandir clairement la menace, ni accuser directement l'écurie italienne. "Si quelqu'un faisait ce que la Directive Technique a clarifié, alors ce serait une faute grave", estime Toto Wolff, directeur de Mercedes. "Et avec la manière dont la Directive Technique était formulée, on parlait d'une infraction grave à la réglementation, donc on ne parle même pas là de zones grises."

Chez Red Bull Racing, Christian Horner se contente quant à lui de souligner le fait que "la Directive Technique était très claire", et précise le but de la requête officielle auprès de la FIA. "Cela ne veut pas dire que quelqu'un faisait quoi que ce soit, mais si c'était le cas, ce serait bien entendu illégal", ajoute-t-il. "L'unité de puissance est une machine incroyablement complexe, aussi bien au niveau matériel que logiciel, et les clarifications que nous avons demandées entraient dans le cadre des habituels va-et-vient permanents entre les écuries et la FIA. C'est toujours bien d'obtenir une clarification avant de gaspiller des efforts."

Sebastian Vettel, Ferrari SF90

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